‹ Fustel de CoulangesChapitre 79 sur 82 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Toujours penché sur ses documents ou plongé dans ses méditations, il ne détachait jamais sa pensée de ses sujets d'étude et il considérait comme perdu le temps qu'il leur dérobait.

Même dans ses années de maladie, même sur son lit de mort, c'était là ce qui le préoccupait le plus.

Ou admire avec raison l'homme qui se sacrifie pour sa foi. Ne méritent-ils pas la même vénération, ceux qui se sacrifient pour la science, ceux qui s'immolent non pas pour une vérité venue du dehors, mais pour une vérité qu'ils tirent d'eux-mêmes? La science a été la religion de M. Fustcl, et elle a fait de lui un martyr. Il savait bien que son labeur imprudent le tuait; mais il n'avait pas le courage de se modérer.» On est lancé, disait-il; une longue vitesseacquiseestderrière vous qui vous pousse, et l'on est comme incapable de s'arrêter '. » C'est pourquoi il a succombé littéralement sur le champ de bataille, ayant presque la plume à ia main, pareil à un soldat blessé qui étreint encore son arme au moment d'expirer.

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