ACTE V. — SCKiNE II
Et toi, plus lumineuse et plus belle à toi seule Que tous les astres, toi qui me fais lâche et veule, Je te hais plus que tout le ciel !
Eiitrn rarcliiiHviir.
l'archiprètre.
Te voilà donc Humilié, chétif, chêne devenu jonc, Ne sachant même plus à quoi l'on te destine, Et la tète plus bas que si la guillotine L'avait précipitée à l'ignoble panier.
Eh bien, es-tu toujours en humeur de nier La puérilité grotesque de l'épée ?
Condamné, gracié, jouet d'une poupée.
Elle t'a donné lieu de la haïr, c'est vrai. Te souviens-tu du jour où je te la livrai? Et maintenant c'est toi qu'il faut que je délivre.
l'ex-emperelr.
Tu peux me délivrer? Comment?
l'archiprètre.
Tu vas me suivre.
L EX-EMPEREUH.
'ar OU
L',ii-clniii'éli-c lui iiionlro dans \c ]i,ivc une dUvoiMiu-c ildii il csi soi-ii. Ou voit v.iLTUi'iuont los jjrpiuièfcs uiarclics d'iiii cscalii'i'.
l'archiprktre. •
l-el escalier invisible conduil \ cis un (Uroit couloir qui rampe dans la nuit. Nous avons habité longtemps les catacombes; l*uis on nous a livré l'intérieur des tombes; Le confessionnal nous donnait le dessous l)e l'existence; enfants, vieux, par nous seuls absous, Damnés par nous, faisaient l'Eglise souveraine Ije toute l'action secrète et souterraine. Quoi (|u'on nous ait repris, il nous reste toujours l)ien des abris |)i'ofonds et bien des cliemins soui'ds. (jiiaid à nos |)arlisans, ils sont encore en nombi'e. Viens. Au moment voulu, nous sortirons de l'ombre. Kl nous aurons tremblants et vils sous nos tidons Ceux (|ui se seront crus sur notre tète.
L EX-EMI'EREIR.
Allons
Ils dcscf'mli'iil .