ACTE V. — SCENE III. 2M
PEPITA
Oui, ça m'a fait plaisir les vingt premières fois.
Au deuxième cheval!
CARMEN
Il n'est pas aussi sage Qu'on le disait. Ferez se met sur son passage! Brave Ferez! il l'a coiffé de son manteau!
LE PUBLIC, jippliiudissant et riant.
Vive Ferez!
CARMEN
C'est bien de Ferez! Mosquito Court, les yeux sous le drap; vois, sa corne le crève; Il trébuche; il s'étale!
LE P U B L I C, riiuit plus fort.
Ah! ah!
CARMEN
Il se relève.
Le cheval a peur.
MOSQUITO, frappant le chovaL
Tiens! et tiens!
C'.AIÎMEN.
S'il n'est pas mort,
H n'en vaul j^iière mieux. Tout le ventre lui sort.
Il veut rester debout? il fait un pas? tu railles!
Ali! voilà qu'il se prend les pieds dans les entrailles!
PEPITA
El le neuf que tu m'as promis?
CARMEN
Attends. — Tombé!
Kt l'homme est pris dessous. C'est terrible !
PEPITA
Oui, bébé.
M 0 s Q U I T 0 , au coniljlc d(^ ] a fureur.
Plus de chevaux? Alors, les hommes! — Race abjecte!
Bourreaux heureux ! Le meurtre à mon tour me délecte !
Ah ! c'est votre désir de me voir me fâcher
Et défendre ma vie? Eh bien, je vais tâcher
He vous plaire! — Attends, toi. Tu voudrais fuir?... U saute
Par dessus la barrière. Ah! lâche! Elle est trop haute.
Voyons si celui-ci sera plus courageux.
Non. Cet autre? Non plus. J'ai pris goût à vos jeux,
Jouons donc! Tous enfuis! Lâches! Qu'on m'en renvoie
Un, n'importe lequel, un seul, que je le broie.