ACTE V. — SCENE III. 2al
LE l'L'JiLIC.
Bravo !
CARMEN
La chose s'accentue.
PEIMTA.
(-'est drôle.
MOSQUITO
Donc, c'était une dérision!
Donc, ma reconnaissance et mon effusion Étaient dans le programme ! Et l'on vient en famille ! — Us ont beau m'agacer les yeux de leur guenille. Je ne te lâche pas! — Eux, ils sont dans leur droit: Je ne suis pas leur frère. On leur offre un surcroît D'assassinat, ils sont hommes. Vous tous qu'attire Ici l'odeur du sang et qu'égaie un martyre. Hommes, femmes, garçons, fdlettes de seize ans, Amoureux, scélérats, vous êtes innocents! Mais toi ! Parce qu'on t'aime ! Oh ! mais quel misérable 1 Avoir imaginé cette joie exécrable l>'un patient qu'on dupe et dont lœil éperdu* Eéte comme un sauveur celui qui l'a vendu ! Et qu'après l'avoir bien tiré d'inquiétude On le rende à l'épée , et que sa gratitude
252 l'I TIHA.
Vous ait remercié de le tuer deux l'ois !
Faire de notre vie en commun dans les bois,
De ma croyance en toi, de mes pleurs de tendresse.
De mon niutle sanglant qui cherche ta caresse,
De tout mon pauvre cœur déjà ressuscité,
In enjolivement de la férocité!
Rendre l'assassiné ridicule! Ces choses
Se rêvent! Et sans doute, après, tu te proposes
he vivre, de marcher, de regarder les cieux !
En vivant très longtemps tu ne ferais pas mieux ;
Et la perfection de ton ignominie
Est telle de ce coup — que ta vie est finie.
Je te devrais un meurtre élégant et charmant,
Mais la mort ne peut pas exiger décemment
D'un lourdaud tel que moi l'agrément dont tu l'ornes ;
Je n'ai pas ton esprit, je n'ai que mes deux cornes;
Alors, tout bêtement, et sans répit moqueur,
Je vais te les planter — tiens, je te flatte — au cœur !
Cl IL.
Au secours !
M 0 s Q U I T O , le frappant.
Les sens-tu, frère? — C'est fait. ïu baves Ton àme.