ACTE IV. — SCÈNE IV. l'J'J
LA FOULE
Frappe !
FUTUR A, ro^'iu'daut la foule.
Qui ?
LA FOULE
Le meurtrier!
Lequel .'
LA FOULE
.Je n'eu vois qu'un.
El toi?
LA FOULE
Je crois que tu veux rii'e.
Moi meurtrier? Quel crime ai-je commis?
Le pire.
LA FOULE
J'ai tué?
Qu'est-ce donc que tu fais maintenant?
200 FL'ÏURA.
Suus le i;oulViv où lu vois les astres frissonnant,
Sous l'effrayant regard de l'immensité noire,
Tu viens !... Ah ! c'est horrible ! Ah ! je tâchais de croire
(Ju'à l'instant de frapper la honte les prendrait !
Mais ils laissaient tomber l'infâme couperet
Sans dire un mot ! Et plus d'une femme est présente !
Donc, juge, bourreau, foule où j'entends qu'on plaisante,
Prêtre, donc vous venez avec tranquillité
Égorger à vous tous un homme garrotté !
Ah ! c'est trop ! la douceur renonce ! je me fâche!
0 vil ramas, qu'es-lu le plus, cruel ou lâche?
Cet homme, au moins, risquait sa vie. Et c'est le cœur
Troublé d'ambition, d'orgueil et de fureur
Ou'il a tué. — Vous, c'est à froid que vous le faites.
INoir tas! Et pour les uns les meurtres sont des fêtes,
Et les autres, sans haine et sans férocité.
Viennent assassiner par curiosité.
Et quelques-uns avec des figures blasées
Qui ne s'amusent pas, et je vois aux croisées,
Distraites, et la main jouant à leurs colliers,
Des femmes!... — Au secours, père! et vous, écoliers,
Mes frères, fouet en main, ruez-vous sur la place.
Et balayez-la-moi de cette populace !
Les écoliers chassent la l'oule. — Futura, inoiitrant les iiiaisons.
Vous, entrez là-dedans, et que tous ces valets