LA RENAISSANCE MODERNE
Fui. 23o.
— Kl.KCTHA liOUSE.
(Belcher.)
ment des locaux inhabitables de Pall Mail. On se souvenait d'ailleurs que le concours ouvert pour la construction de l'Hôtel de l'Amirauté, s'il avait doté Londres de bureaux fort commodes, ne lui avait nullement donné un édifice de grand caractère.
Un autre Ecossais, J. C. Brydon, fut chargé en même temps de bàtir un groupe de bureaux pour le Board of Trade, le Local Government Board, etc., à l'angle de Parliament Street et de Parliament Square. Leurs œuvres, très différentes, sont fort acceptables. Le War Office par Young (fig. 23 1 ) pèche peutêtre par un léger manque de concordance entre le plan et la destination ; mais il a beaucoup de dignité et de grandeur et se garde du poncif qui fait le défaut principal de l'architecture de Londres. Le palais dû à Brydon, quoique plus banal comme dessin, mente des éloges pour la pureté de ses détails et leur bonne répartition. Sa cour circulaire a pu être inspirée de celle de Whitehall par Inigo Jones ; elle lui est toutefois bien inférieure. Une troisième construction,
commencée vers la même époque, est le Nouveau Collège des sciences, à South Kensington (fig. 232). L'architecte, Sir Aston Webb, a su se dégager de l'influence paralysante de Waterhouse et produire un monument où l'on trouve surtout un sentiment très vif de la vraie Renaissance. Sir Aston Webb a fait un pas encore, dans
Fig. 23i. — War Ofiice.
(Young.)
ii3
Fio. 262. — Lk NorvEAn Coi.i.ège
DKS SCIKNCKS, A SoiTll K i:NSlN(il()N. iSirAtiliiii Wcbb.)
la même voie, pour le plan des palais que l'on batit en ce moment à l'extrémité du Mail, et qui serviront au logement du Premier Lord et du Premier Naval Lord de l'Amirauté. Les constructions privées contemporames ne témoignent pas d'un respect moindre pour la tradition de la Renaissance anglaise. On ne voit plus que rarement des habitations conçues dans un style emprunte à des pays étrangers, de climat tout différent de celui de l'Angleterre. L'architecture gothique a pratiquement disparu du terrain laïque. Les exemples les plus remarquables de ces constructions privées sont : rUmversity Club, par M. Reginald Bomfield, à l'angle de Suffolk Street et de Pall Mail (fig. 234) ; des maisons de rapport par M. F. F. William, dans Régent Street et dans Saint-James's Street, le grand magasin rouge et blanc, par M. Atkinson, dans Oxford Street, et l'église baptiste d'Holborn, par M. Keen. On pourrait citer à Londres, Edimbourg, Glasgow^ et ailleurs, une foule d'autres édifices, bâtis depuis moins de dix ans, qui témoignent à la fois de l'intelligence, du savoir et du talent de leurs auteurs. Les illu-
FiG. 234. — United university Club • 1 1 •
DU Royaume-Uni. strations de ce chapitre
(Reg. Biomfieid.) en montrent quelques-uns
Fig. 233. — Kinmel Park.
(\esfield.)
^nr^p
ni