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ET SON ENFANT. PAR LAWRENCE

(D'après une Gravure. I

Le talent de Lawrence, en ce qu'il a de particulier, n'était pas anglais et ne pouvait, chez ses imitateurs anglais, conduire qu'à l'affectation. Dès la fin de sa vie, d'autre part, l'art du portrait avait perdu, à Londres, sa vitalité et sa fraîcheur ; une renaissance ne devait se produire qu'en 1850.

A côté des portraitistes doivent prendre place d'autres artistes, qui poursuivirent leur idéal avec des succès très différents. Les premiers sont les peintres d'histoire. En parlant du mouvement d'activité qui commença avec Rubens et son plafond de Whitehall, nous avons cité plusieurs décorations de monuments qui n'eurent pas un succès éclatant, comme celles de Barry à la Société des Arts, et de Runciman a Penicuik. En 1773, quelques membres de l'Académie royale naissante firent une proposition singulière :

celle de décorer l'intérieur de Saint- Paul, c'est-à-dire de continuer l'œuvre commencée par Sir James Thornhill. Cette proposition, d'ailleurs présentée en des termes fort généreux, ne fut pas acceptée. Personne ne doit le regretter, car Saint- Paul n'était pas un corpus vile sur lequel on pouvait se livrer à une expérience hasardeuse. Il était certainement beaucoup plus sage de laisser les artistes aux travaux que leur commandait alors l'éditeur Boydell. Un grand nombre de peintres, quelques-uns même des plus connus, comme Reynolds et Romney, et dont les principaux furent avec ceux-ci : West, Opie, Northcote, Stothard, Fuseli, Smirke, Hamilton, Westall et Barry, travaillèrent, en effet, pour cet éditeur, qui leur commanda des tableaux pour illustrer son édition des œuvres

Fïc. 371. — Princesse (>hari.()i ik

PAR Lawrence.

((Jie'^ le Comte de Ilcliester.)

FlG. 372. — L'iNTKMPKRANCE, PAR SXOTIIARD.

((}alcric .\ati())iak' )

toire, en Angleterre, eut à souffrir, d'un autre côté, de l'enseignement de Reynolds. Lui-même fut un peintre d'histoire qui ne manqua pas de talent ; mais le résultat le plus immédiat de ses Entretiens, sur l'esprit des jeunes peintres, fut de détruire leur individualité, de priver leur art de tout caractère.

Le seul homme qui sût réagir, en combinant d'une manière acceptable le style et la vérité, est John Singleton Copley, dont la Mort de Chatham et la Mort du Major

FlG. 374. — ClIEVAI. BLANC ET GROO.M. PAR S'ITBS.

(Galerie Nationale.)

de Shakespeare On eut ensuite la Bihlc de Macklin et le Millon de 1^ useli ; mais toutes ces entreprises n'aboutirent qu'à une décadence artistique, qui n'était point faite pour encourager d'autres travaux du même genre.

La peinture d'his-

FlG. 373. — J.-L. ClRRAN.

PAR Hl'gii Hamii.ton.

(\ la Galerie S^ationale, à Dublin.)

Pierson (fig. 375) sont de bonnes compositions, Copley naquit à Boston (Etats-Unis), en 1 737, d'un père anglais et d'une mère irlandaise. Il vint en Angleterre, en 1 775, et y passa le reste de sa vie. Il mourut en 1815 ; son fils fut Lord Lyndhurst. Opie fit

PF.INTURr. — PERIODE MOYENNE

aussi quelques tableaux de valeur. Son Meurtre Je Riccio, au Guidhall de Londres, a de la vigueur.

Le seul peintre religieux qu'il soit nécessaire de mentionner pour l'époque qui nous occupe est Benjamin West. Il débuta, comme Romney, par un tableau, la Mort de Wolfe, où l'on voyait des soldats anglais revêtus d'uniformes modernes et non de toges romaines.

' FlG. 37Ô. — PEG WOFFINGTON.

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