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ETIENNE I

Cet évêque est très-connu par le rétablissement

Il* PARTIE, CATALOGUE DES ÉVÉQUES. 18.Ï

du monastère de Sainle-Enimie, au bourg de Burlalis, qu'il mit sous la direction de l'abbaye de Saint- Théofrid, vulgairement Saint-Chafre, au diocèse dii Puy. D. Mabillon a inséré dans son ouvrage De re diplomaticâ , sous le n° 157 du livre vi, la charte de cette fondation. Etienne y déclare qu'il veut restaurer dans le lieu où repose le corps de la bienheureuse vierge Enimie le monastère qu'elle y avait fondé, en l'honneur de la sainte Vierge, mère de Dieu, monastère, dit-il , qui , par un effet de l'incurie et puis encore de la cupidité séculière, a été dépouillé de ses dotations. Il ne s'agit point ici du désordre qui se serait introduit dans cette maison, comme l'ont prétendu certains compilateurs et surtout ceux qui ont rédigé la France pittoresque j Vivre fait dans un assez mauvais esprit. Le mal était matériel. Le désordre provenait de la rapacité mondaine de divers seigneurs qui avaient ravi à ce monastère ses domaines. On conviendra bien que dans notre siècle ces traditions funestes ne sont point encore perdues.

Dans nos Recherches sur Sainte-Enimie (Paris i846) nous exposons l'histoire de cette restauration dont l'acte fut signé à Rome, le ^ mai 951 , sous le règne de Louis IV, dit d^Outre-Mer. Etienne prend ici le titre d'évéque de Mende , et assurément ce n'est point une innovation , comme on a semblé le prétendre , sans en fournir la plus légère preuve. Etienne I est désigné comme évêque de Mende, episcopus Mimatensisj parce que son siège était dans cette ville où

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avaient siégé ses prédécesseurs, comme nous le prouvons dans natre première parlie. Nous verrons après Etienne I des évéques de Mende s'intituler évêques du Gévaudari.

MATAFRED.

Cet évêque que Hugues du Tems nomme Matefroi , en latin, Matafredus, occupait le siège de Mende, en 998. Robert et Catel, ainsi que le manuscrit des Archives du Chapitre de Mende , ne le nomment point. Il ne peut y avoir néanmoins de doutes sur l'existence de cet évêque, puisque nous le voyons participer à la fondation du monastère de Langogne.

Nous avons encore ici infailliblement à déplorer une lacune, car trois évéques n'ont pas dû remplir le dixième siècle. Rourges , durant ce même temps , eut six métropolitains , Rodez et Cahors six évêques, Albi va même jusqu'à neuf.

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