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XIII

face d'une situation aussi peu encourageante, M^ Carroll crut trouver une solution en employant au ministère des âmes quelques-uns de ces prêtres si bien formés, et qui, somme toute, ne demandaient pas mieux que de faire du bien dans ce milieu où le protestantisme florissait à l'aise à côté du catholicisme moins bien organisé.

Le Prélat jugea qu'il valait mieux négliger pour le moment un séminaire dont on ne semblait pas bien comprendre l'utilité, et employer plusieurs de ces prêtres à l'œuvre des missions, quitte à les ramener plus tard à leur ancien poste, si le besoin s'en faisait sentir. Cette conduite de M^"^ Carroll ne sembla pas obtenir l'approbation de M. Emery qui n'entendait pas voir détourner de son but l'œuvre que la Compagnie avait entreprise en Amérique, dont le but principal était le recrutement du clergé plutôt que le service des paroisses ou des missions. En 1803, il rappela en France tous les Sulpiciens d'Amérique. Ils étaient alors disséminés un peu partout. Les uns travaillaient dans les

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