‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 121 sur 233 · IL · texte numérisé non relu

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I» Au point de vue de l’accroissement du stock monétaire et de l’agrandissenient du territoire d’un peuple.

C’est en ell'et, par suite d’une découverte, celle d’une mine d’or et d’argent, qui était auparavant res nullius, que la quantité existante d’or ou d’argent vient à s’accroître, tandis que l’agrandissement du territoire nécessite le plus souvent la conquête violente d’une terre nouvelle. Ces découvertes de mines sont du reste purement fortuites et malgré leur caractère accidentel, elles ont des etfets profonds et prolongés : il suffirait de rappeler 1 exemple des mines d’Athènes. De plus, ces métaux or et argent se conservent et ne se consomment pas ; la diminulion ou Jrai est à peu [>rès insensible ; ces découvertes portent sur des objets presque impérissables ; elles s'épuisent par ailleurs très vite et leurs effets s’atténuent de plus en plus. Au contraire, les éléments ou matières premières qui constituent la terre sont exposés à se déiruire plus ou moins vite par l’usage qu’on en fait ; ils sont consommables et non échangeables ; mais par ailleurs, ces découd ertes spéciales ont des conséquences toujours grandissantes : « En cela la découverte d’une mine d’or ne souffie aucune comparaison avec celle d’une île nouvelle » .

2“ Au point de vue de la distribution des terres et des monnaies entre les membres d’une même population. A l’origine, les terres ont pour but de rému-

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