ACTE II. An
11 voûtait rabaisser votre noble conduite ; Eh bien 1 consolez-vous de sa mauvaise foi, Cair eii<) niira produit Teffet contraire en moi.
BTÉPBANB.
De grâce... Ma conduite est toute naturelle , Et je n'accepte pas tant d'éloges pour elle. . Tout le monde en eût fait autant
OABEIBLLB.
Jugez-vou8 mieux !
Et quel autre, parmi même les généreux, De la femme qu'il aime ayant vengé l'outrage, Ne se serait pas fait un droit de son courage? Quel autre, par respect pour un nom adoré , De sa belle action ne se fût point paré?
Quel autre enfin, forcé d'avouer l'aventore.
Pour la diminuer eût cacbé sa blessure , Avec je ne sais quel magnanime mépris Des dévouements vantards qui demandent un prix?
STÉPHANE
Vous faites trop d'honneur, madame, à mon silence; C'est pour taire l'affront que j'ai tu la vengeance. Je voulais vous laisser à jamais ignorer Qu'une parole impure osa vous effleurer.
GABRIELLB.
Qu'avait-on dit de moi?
STÉPHANE
Rien qui vous puisse atteindra*
GABRIBLLB.
Parlez.
u gabrielLb.
Je vous prierai de ne pas m'y contraindre.
L'impudent qui Ta dit a dû le rétracter, Et ce n'est pas à moi de vous le répéter.
GABEIBLLB.
Je l'exige.
STÉPHANE
Je suis la dernière personne De qui vous le puissiez entendre.
GABRIELLB.
Quand j'ordonneT Au nom de... votre amour!
STÉPHANE
Au nom de mon amour?
On a dit qu'il était...
GABRIELLB.
Quoi?
STÉPHANE
Payé de retour.
Oabrielley tr&s-troublée, garde un moment de silenoe Ai m laisse tomber sur le canapé en cachant sa figure dans ses mains.
STÉPHANE
Vous vous taisez? ciel ! que faut-il que je croie?