ACTE III
ADBJBHIIB, kvuri.
n n'est pas il? entif.
•ABBIBLLI.
Pourquoi n'osez-veiit paa A Julien comme à moi conter votre embarr Le père de monsieur, comme tant d'autres pères^ Observe qu'à Paris son fils n avance guères, Et lui propose ailleurs un établissement Que monsieur, pour sa part, accepte sagement»
JULIBIV.
Quelle folie! aller s'enterrer en province!
ADRIENNB.
Bon ! à très-peu de frais on y vit comme un prince* Elle pousse au départ?
JULIBN.
Vous m'avez dit cent fois Que vous ne pourriez pas y rester plus d'un mois; Et vous aviez raison, car Paris est le centre De quiconque se sent autre chose qu'un ventre. En province, mon cher, vous sécherez d'ennui , Si vous ne devenez gros et gras comme un muid<
STÉPHANB.
U n'importe, mon père...
lULIBN.
Est par trop égoïste Si sa décision à co tableau résiste.
btAphanb J'ai promis.
M 6ABRIELLE.
ADRIBNNB.
On dirait à vous entendre tous Que les départements soient des pays de loups. Je vous jur»j, monsieur, que ce sont des contréed Habitables à l'homme et point hyperborées ; Les naturels n'ont pas le cerveau plus transi Et l'esprit ne s'y perd ni plus ni moins qu'ici. Votre père a raison ; c'est un rôle plus mince De végéter chez nous quo de vivre en province. Être peu , dans Paris , c'est n'être rien du tout , Et sans un piédestal nul n y semble debout ; En province, être peu, c'est être quelque chose, Sur ses jambes chacun en évidence y pose , Et Ton vous rend service en vous y rappelant , Puisque le piédestal manque à votre talent.
TAMPONBT, à part.
Ce jeune homme est charmant.
JULIEN
Vous parlez d'or, ma tante.
C'est vrai ; le piédestal est la chose importante : Je m'en charge. Je vois le ministre ce soir Et j'essaierai sur lui de mon petit pouvoir.
Justement il lui manque un secrétaire intime; Le poste est excellent.
TAMPONET.
Peste! excellentissime !
C'etft un commencement qui peut cx)nduire à tout. Et je vois un bonnet de président au bout.
JULIEN
Le bonnet est encore un peu dans un nus^ ;
kCTV. ni. ift
itfaîs je vois clairement un riche maria$s9-
Si trois cent mille francs avec un grand œil noir
Vous plaisent, je m engage à vour les faire avoir.
TAMPONBT.
Qui donc?
JULIEN, b«i.
Votre pupille.
TAMPONET.
Ah ! oui. — C'est rare en France Cent mille écus de dot, sans compter Tespérance. Les voulez-vous?
Merci ; je veux rester garçon.
JULIEN
Ah 1 parbleu, j'en reviens à mon premier soupçon , Vous êtes amoureux.
STÉPHANI.
Amoureux !
JULIEN
Oui , vous Tètes.
TAMPONET.
11 ne partirait pas.
JULIEN
Que les oncles sont bètes !
Quand les chemins de fer votés par les maris Mettent tous les amants aux portes de Paris ^ On vient deux fois par mois, et la poste restante Adoucit riutervalle à la sensible amante.
TAMPONET.
Ah ! vous croyez?
JULIEN
f arbieu !
6ABBIELLB, à |»aci.
Quel langage 1
ADRIBNHBi h pu**
Voilà Mon mari perplexe.
TAMPONBT.
Oui, c'est possible I celai
STÉPHANE
Je vous jure...
IITLIBN.
Pourquoi le nier? qui vous blâme?
Je ne demaode pa» &• nom de cette dame; Mais soit dit sans choquer votre doux eentimentf Elle n'en doit pas être à son ipremier amant.
TÂMPOKEV, à fart.
J'étouffe 1
STÉ^HÂNB, TiTemaaft.
Assez!
6ABRIBLLE, à part
Je meurs de honte.
JULIEN, k Stéphane.
Sans colère, Mon Amadis : elle est digne en tout de vous pidre. Seulement elle sait sans doute ce qu^on doit Attendre des amours qui vont sans bague au doigt^ Et vous pourriez très-bien prendre votrç courage Pour lui dire: c Madame, on m'offre un iMriagei