‹ Gabrielle comedie en cinq actes et en versChapitre 57 sur 76 · STÉPHANE, JULIEN · texte numérisé non relu

STÉPHANE, JULIEN

JULIEN

Nos lits vacants sont pris par mon oncle et ma tante ; Mais nous avons tout près une auberge excellente.

STÉPHANE

C’est parfait.

JULIEN

Pardonnez à l’exiguïté D’une maison peu propre à l’hospitalité :

Si l’amitié pouvait élargir la muraille.

Vous auriez une chambre ici de belle taille.

Ri

S TK P H A N E J ftTcc enilMirra».

Je no mérite pas vos bontés.

JULIEN

Mes bontés !...

D'abord , ce n’on sont pas ; puis vous les méritez. Vous m’avez plu, mon cher, à la première vue,

Et jamais mon instinct n’a commis de bévue.

Voilà, me suis-je dit, un ami qui me vient,

Ün homme franc, loyal , un cœur qui me convient. Me trompais-je ?

STÉPHANE

Non, ccrte.

JULIEN

Aussi , ma confidence

* Se sent vers vous portée avec pleine assurance.

Et vous êtes le seul devant qui j’oserais Ouvrir la profondeur de mes chagrins secrets.

Des chagrins ?

JULIEN

Ma gaîté n’est , hélas ! qu’un mensonge, Et je porte une plaie en dedans qui me ronge.

C’est... L’aveu, cher Stéphane, est des plus délicats : A tout autre que vous je ne le ferais pas,

Car les gens sont enclins à s’amuser sous cape Des tourments d’un époux à qui sa femme échappe.

STÉPHANE, trooMë.

Vous croyez que madame...?

JULIEN

Oui , je ne sais pourquoi ,

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