SCÈNE PREMIÈRE
GABRIELLE y doTant la table f TAMPONET, STÉPHANE, ADRIENNE.
TAMPONET.
Ma foi, j’ai bien dîné. — Ce n’est pas que j’y tienne; Mais si frugal qu’on soit...
ADRIENNE, sur le canapé.
Il faut qu’on se soutienne.
TAMPONET.
Je me suis soutenu. C’est une vérité
Qui n’incrimine en rien ma sensibilité. '
Un mauvais estomac ne fait pas un poète ,
Quoi qu’en pense monsieur.
STÉPHANE
A part.
Moi? Ce vieillard m’hébète!
GABRIRLLE.
GABRIELLB.
Du café , mon cher oncle?
TAMPONET.
Et tout ce qui s’ensuit, Car je prétends ne pas fermer l’œil de la nuit.
A notre jeune ami je tiendrai compagnie.
STÉPHANE
A moi? Parbleu! c’est trop... trop de cérémonie;
Je dors la nuit.
TAMPONET.
Allons! EsUce qu’on peut dormir Dans un lit d’auberge?
STÉPHANE
A part.
Oui, certe. Il me fait frémir.
Nous nous promènerions ensemble au clair de lune.
STÉPHANE
Merci !
TAMPON ET
Vous refusez? Allons, soit; sans rancune.
GABRIELLE, à Stéphane.
Une tasse, monsieur?
Stéphane s'incline et s'approche de Galirielle. ADRIEN NE, bas à Tamponet.
Emmonez-le.
TAMPONET, bas.
Très-bien.