ACTE V
Si mon mari n’avait un jour tout découvert.
Le croirais-tu? j’étais si brisée et si lasse,
Que ce dernier malheur me parut une grâce.
Pauvre âme , ton récit m’a donné le frisson.
ADRIENNE
Que mon exemple, alors, te serve de leçon ;
Car le même malheur sur ton avenir plane.
Ah ! ne compare pas ton amant à Stéphane ; Stéphane est simple et bon ; il m’aime noblement Et m’a déjà prouvé son entier dévoûment.
Va, je réponds de lui sans être bien savante.
Et ton récit pour moi n’a pas d’autre éjKiuvante Que cellfrdu mensonge où j’allais m’enchaîner Et dont il est à temps venu me détourner.
Merci, tu m’as sauvée.
ADRIENNE
O Dieu clément!