EMPRUNT FAIT PAR LE ROI AUX OFFICIERS DE SES FINANCES
Item une coppie coUationnée à l'original de la commission de Sa Majesté, du 1" juillet iiipx XVII adressante aux sieurs d'Attichy Sentiery M"^ Nicolas de Beauclerc, cy devant trésorier général de France en la généralité de Paris, et Jehan de Fourcy, aussy trésorier général de France en ladicte généralité, par laquelle leur est mandé que oultre et par dessus la somme de 11*^ Lxvr» vie Lxvi livres que Sa Majesté a ordonnée est payée et levée par forme d'emprunt sur les officiers de ses finances, ils ayent à augmenter ledit emprunt de la somme de xm que Sa Majesté a accordé et faict don à madicte dame.
Et une coppie de lettres de cachet de Sa Majesté adressante à M. de Villeroy par lesquelles elle luy mande que suyvant son intencion ladicte somme de x^ livres accordée par sadicte Majesté à madicte dame la Duchesse luy soit incontinent payée et de depescher touttes lettres nécessaires pour ce regard.
Avecq une autre coppie de Testât faict au Conseil le xxiii^ février mis* xix signé Lhuilher, contenant que les officiers et commissionnaires taxez aulx cxiiai livres qui ont esté exemptez du payement de leurs taxes, tant par brevetz et lettres patentes du roy que arretz de son Conseil, que Sa Majesté veult néantmoins estre contraintz au payement desdictes taxes, portées par ledilz estât.
Au bas duquel est la commission addressante aux commissaires depputez pour la taxe de l'emprunt sur lesdictes finances estans à la suitte de la
dans la contribution ecclésiaslique, qu'ils mirent en vente la justice do l'archevêché et l'adjugèrent au roi pour 30,000 livres avant que le clergé ait eu le temps de se réunir, de se taxer et de conserver une Juridiction à laquelle il tenait tant.
Lorsque, en 1576, Henri III voulut imiter son frère et s'adresser au clergé pour la seconde fois, il se couvrit de l'autorité du Pape. Lorsque le Parlement fut appelé à donner son approbation à cette mesure en enregistrant l'édit, il fit quelques additions en faveur du clergé et refusa son approbation à la clause qui portait que la vente des biens se ferait même malgré l'opposition des possesseurs.
En 1597 cette opération de la vente des biens du clergé n'était pas encore liquidée complètement et ce fut Gabrielle qui prolita des restant dus.
LES ARCHIVÉS DE GABRIELLE D'ESTRÉeS. 347
Cour pour accélérer les sommes mentionnées en icolluy estât. Les quatre pièces attachées ensemble. Inventoriées. Quatre-vingtz.