‹ Gabrielle de Rochechouart de MortemartChapitre 121 sur 136 · Louise de BoLF,f;oN Lavedan · texte numérisé non relu

Louise de BoLF,f;oN Lavedan

Tous les soins d Éléonor pour préparer sa place à Antoinette de Bouibon, fille du duc de Longueville , furent inutiles. Étant veuve du lils aîné d'Albert de Gondi, duc de Retz , elle pa.ssa dans l'Ordre des Feuillantines, à Toulouse. Éléonor obtint du roi le brevet de coadjutrice de Fontevrault en faveu • d'Antoinette, qui y apporl'a de

* C'est ce que l'auteur de ces notices appelait un zèle pour la foi exlraordinaire! ^ieii extiaoïdinaire, en vérité, pour ne rien dire de plus.

* Nous ne nous chargeons pas d'expliquer ces faits, qui tiennent de la légende et n'ont assurément rien d'iiistoriquc.

l'Ius avisé, le lédacleur de la notice sur l'abbesse, dans la Gallia cliristiaiia, se borne à dire (T. II, p. 1526) : « Fonl-Eùraldensem domnm a aec'oriur m drpr:. dal/oiir /'"'iciler servavit. »

LES ABBESSES DE FONTE VirU' LT. 7,CA

sa i>artl;int d'ob-stacles , que Clément VIII ne lui envoya qu'un bref limité pour y servir un an en «jualilé de vicaire sans rien changer de son institut. On en obtint un second, en 1G07, pour la coadjulorerie perpétuelle; mais tout cela ne lut point capable de lui faire cliani^er de i ésohition. Au contraire, elle lit agir si puissamment le cardinal de Joyeuse auprès de Paul V, ipi il lui accorda sa démission. Tan 1610.

Après la mort d'Éléonor, elle se relira à lEncloistre, en Gironde, maison de lOrdre de Fontevrauli, et doima lieu par là à Louise de Bourbon Lavedan d'être installée abbesse Tan loi 2. Elle étoit de la maison des vicomtes de Lavedan, qui étoient Bourbon par Charles de Lavedan, lils naturel de Jean 11, duc de Bourbon. Elle naquit en 1548, et fit profession à Fontevrauli Tan 1 5(58, et en devint abbesse à làge de soi.xanle-quatre ans. Son amour pour l'Ordre lui lit rétablir sept prieurés , qui étoient annexés depuis plus de 120 ans à la mense abbatiale. C'est elle qui tit ériger un nouveau tombeau de marbre blanc au bienlieureu.v Robert dans la grande église et bâtir le grand aulel pendant son ministère. En 1022, le feu prit violemment à la forêt de Fontevrault, et il ne s'arrêta, selon la tradition du pays, que lorsqu'on y eut i)orté les reli(iues de sainte Agathe. Elle mourut Lan I05î<, si je ne me trompe.

r>2. — JEA^^E-D.\^Ti^^E de Bourbon.

Jeaiuie-Bapliste de Bourbon fut bénie, l'an lOôl», p-r Cospéan, évêque de Lisieux. Klle éloit lille naturelle de Henri le Grand. Sa mère fut la belle Charlotte des E'^sarts, depuis mariée au maréchal de Lllôpital. Elle étoit coadjutrice à Fontevrault dès Fan 1C2'J et auparavant religieuse professe à (^belles, et, par conséquent. Bénédictine. Il fidlut pour cela une bulle qui dérogeât au privilège accordé à l'Ordre i»ar Léon X, l'an 1510, qu'il n'y auroit point dabbesse à Fontevrault, ce qui comprend aussi les coadjutrices , sans avoir cinq ans de i)rofession dans l'Ordre. Celte princesse eut toujours beaucoup de feimeté à mamtenir ses droits. On en pourroil apporter un exemple mémorable : mais, tout glorieux qu'il est à mesdames les abbe^ses , on veut bien le passer sous silence par considération pour les successeurs de ceux qui y ont donné lieu. C'est madame Jeaime-Baplislo de Bourbon qui, en 165S, aviuit

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d être bénie , rejoignit tous ces tombeaux de tant de prince? et de princesses, cachés en partie par une pierre qui en interceploit la vue. Elle mourut en 1070.

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