I. Coupé A la mprcsenlaliun
LE DABON.
Qui vous a enseigne cette bsllc maxime?
CAETANA.
Ma conscience!
l'esté! votre conscience e*t « une gaillarde' I n (i)oucQmi.nt.| Faction! je voulais vous dire avec amitié que jo n'aurai jamais de secret [mur vous , et que j'is[htc obtenir une douce réciprocité. Ccli viendra bientôt. En attendant que vous m'aimiez assez pour lotit mo dire, ma chère enfant, gardez votre secret.
GAETAN A
Demain, je vous dirai pourquoi j'ai pleuré.
n On ne fait pas crédit dans notre commerce 5 ; » soyez bonne et gentille I Ce que vous voulez me dire demain, contez-le-moi tout de suite. Si vous vous obstinez dans ce méchant silonco, jo croirai qu'un homme vous a manqué de respect.
CAETANA.
& quoi pensez-vous? Quel homme parmi ceux que nous voyons serait capable d'insulter une femme?
On peut offenser une femme sans lui donner des soufflets. Par exemple, l'aveu d'un sentiment coupable est une offense plus sanglante que toutes les autres. La femme qui l'a subie une fois demeure déshonorée et couverte de honte jusqu'à ce qu'elle ail été vengée par son mari. Voilà des choses que \ous n'avez pas apprises au couvent, mais que je dois vous enseigner pour voire gouverne. Tout homme qui vous parle d'amour vous offense. Tout homme qui vous serre la main en dansant, ou vous sourit avec tendresse, ou vous fait un présent, si minime qu'il soit, nous offense l'un et l'autre, et c'est à moi de le punir.
CAETANA.
le vous remercie do m'instruire, monsieur, et jo me conduirai