‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 38 sur 99 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BIRBONE, LE BARON, d. wcSo.

CARDM.LU.

Monsieur le baron n'a plus rien à me commander?

LE DARON, e»i™snt.

Non. Laisse-nous. Icuniiiio sori. — a Butnu.] Eli bien, mon garçon, qu'est- co que lu me veux?

BIBBONE.

Bien peu de chose, excellence ; si pou, que, ma parole d'honneur, je no sais p.ir où commencer.

le Binon.

Commence par me dire ton nom.

BIRBONE.

Alors, votre excellence ne me connaît pas? il me semble cependant que nous avons du nous rencontrer une fois.

LE BARON

Oit diable veux-tu que je t'aio rencontré?

BIBBONE.

Mon nom vous sera peut-être connu : je m'appelle <kn G ratio» Itirbono.

Ce n'est pas un nom de chrétien, cela?

Les hommes nul jnpé à propos th. m';]p[i »li-r liirhone, c'est-àdire mauvais suji't, liu/ioso est une quai ilica lion qui m'a été donnée par les dames. De to;il cela, je me suis fait un nom que jo compte porter toulo la vie, mon père ne m'en ayant pas laissé

ACTE DEUXIÈME. 03 d'autre. Monsieur le baron n'a jamais coudoyé un garçon appelé llirbone?

Non, que je sache.

BIBBOKE.

Cependant monsieur lo baron habite Naplcs depuis plus do dix le s A II ON.

Oui, après? -

DIRBONB-

l'I u s j'examine monsieur le baron, plus il ma semble que ses traits ne me sont pas nouveaux.

LE BAS ON

Où veux-tu en venir?

H1RBONB.

Jo n'en sais rinn ! Monsieur le baron est l.iion =ùr d'avoir tou-' jours été baron? Il o'a jamais |iorlé un autre nom que celui do del Grido?

LE BARON

Que t'imporlo?

BIBBONB.

Je no m'en informerais point, si jo n'avais aucun inlorûl à le savoir.

le n.\noN.

En un mot, que veux-tu? De l'argent? Tu n'en auras pas.

Je ne suis pas un mendiant; je suis une victime de la brutjlité des hommes. '

Qu'csL-ce que l'on t'a fait?

Monsieur le baron est-ii bien sûr qu'il n'a fait de mal à personne?

Llî BARON.

Auras-tu bientôt fini, questionneur du diable? (u sa îs™.] Je to proviens que ma patience est à bout.

64 GAETANÂ.

Bion ! les yeùx pleins do feu , la bouche crispée î Sors d'ici, et no me force pas de le jeter à la porte I

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