SCÈNE IX. LE COMTE, LE B Alt ON
Monsieur, je n'ai pis l'honneur d'otro connu do vous, mais...
LE BARON, U4l-JT»etol,
C'est trop de modestie, monsieur le comtel... Il n'est personne dans le royaume qui ne sache le beau nom de Pericoli. D'ailleurs, j'ai connu personnellement monsieur votre père.
' LE COUTE
En ellet, jo crois mo rappeler qu'il était en relation d'affaires avec vous.
D'affaires et d'amitié, je m'en flatte, [n îaihK «pu d'aruem.] Nous étions du mémo âge, et, quoique ma naissance no fût pas à beaucoup près aussi noble que la sienne, nous avons été jeunes ensemble.
LE COJITE, Irte-boilsnou.
J'en suis fort aise, monsieur, mais.,.
le d a nos.
Ah! monsieur le comte... Votre péro, à trente ans, était un
GAETAN A
beau cavalier et un vert galani I Je vois que co noble sang n'a pas dégénéré, et j'entends dire que vous chassez de race!
Pardon, monsieur, je suis pressé et je ne suis pas venu ici pour entendre l'histoire de mon père... le...
LE BÀROX.
Eh I la! lal jeunesse bouillante : n'ayez pas peur. Je ne vous' conterai pas toutes ses aventures. Il a fait bien des heureuses et bien des malheureux. Par exemple, je dois dire que, dans ses
du gentilhomme!* a II chassait hardiment sur 'toutes les te'rres, o excepté sur celles d'un ami. Je parierais qu'il a séduit plus do o mille femmes; je jurerais qu'il n'ajamais trompé un homme ! a Et, tenez! lorsqu'il était l'amant de la duchesse... le nom n'y fait rien; elle est grand' mére aujourd'hui... elle le supplia do paraître à un bal qui se donnait chez elle, e Non, répondit votre noble père; il faudrait serrer la main de ton mari, et mourir de honte.» Gomment trouvez-vous cela, mon jeune ami? Les amants d'aujourd'hui sont-ils encore aussi fiers ? ■
LE COMTE
Oui, monsieur, dans ma famille.