‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 47 sur 99 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Jo ne vous dois rien, monsieur, et, si je vous devais quoique chose, cet accueil, dont j'ai fort bien compris l'ironie, me dégagerait de toute obligation. Si donc je m'obstine à vous rendre ;a et la satisfaction de

Conte niez-vous, pour le moment, do défendre votre vie. Un homme capable de tout a formé le projet de vous assassiner. le le crois brave, adroit et exercé à la pratiquo du crime. 11 est d'autant plus à redouter, qu'il n'en veut pas à votre argent. Les craintes qui retiendraient un malfaiteur vulgaire n'ont point de prise sur lui. Le ressort qui le pousse en avant est plus fort que l'intérêt. Ii ne guettera pas l'occasion, il la fera naître, et jo no doute pas que vous n'avez bientôt affaire à lui. Changez donc vos serrures, ou doublez les verrous , ou demandez du renfort à la police. Voilà, monsieur, ce que je voulais vous dire, pour vous, avant de quitter Casteilamaro. Maintenant que vous êtes averti, j'ai l'honneur de vous saluer, (h n pour sonir.)

LE BARON

OU I pas encore! Laisser-moi vous exprimer ma reconnaissance et surtout mon admiration !

Je n'ai nul besoin de vos compliments.

LK BARON

Savez- vous que c'est admirablement inventé? Jo changerai mes serrures, je doublerai mes verrous, jo mettrai garnison chea moi. Naturellement, les voleurs n'ii[i[irocliLTfj:ii de la maison, et vous aurez la gloire do m'avoir sauvé. Naturellement aussi, je vous regarderai comme un bienfaiteur, et je conterai votre belle conduite à ma femme; c'est Je devoir d'un mari. Naturellement, enfin, ma femme vous trouvera si magnanime, qu'elle no pourra se défendre de vous adorer tout à fait. Ah! monsieur le

comte, c'est tour do lionne guerre, et voire bonncle homme do père n'aurait |ias trouvé celui-li 1

LE COMTE

Eh! monsieur, laissez-vous tuer si le cœur vous en ditl

LE BARON

Vous excuserez mon scepticisme; niai.-, quand j'ai quinze domestiques à la maison , je ne crois pas aux malfaiteurs.

Au moins me direz-vous par quel miraclo ce complot tramé dans l'ombre est vonu généroiuiemeiit su dévoiler à vos yeux ?

Comment jo lo dais?... Rien do plus simple : on est venu m'uf-

Arrolcz! jo vous crois, [ÊinaEi ia toit) Mais maintenant j'ai le droit de vous demander pourquoi <;'csi à vous que les malfaiteurs do Naples vont offrir la vie du baron del (irido. Vous êtes donc intéressé à ma mort ? Tout le monda sait donc qu'un do nous deux prend la place de l'autre, el qltu deux hommes auprès d'une femme, c'est un de tropî

LE COUTE

Je n'ai ni pris ni sollicité la place de personne. Il est vrai quo j'aime madame la baronne del Grido.

Ali!

Mais jn la respecte assez pour ne le lui avoir jamais dit. Si mes sentiments cachés se sont dréouverls à qiieliju'im , je le regrette sincèrement, et j'espère quo mon départ va tout réparer, [n

LE HAILOS, loi lincinl un faut nos l'allcînure.

Vous ne vous on irez pas sans rolevor mon gant 1

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