LE B.MION
Donno donc! Éclairo-moi. (urdmo approcha io laniuaa. — n ut.) « Nous n'avons pas trouvé lo comte. ' Ab! n Mats deux do ses amis nous ont rendu notre visite. Tout le monde sera exact à l'heure indiquée. Mille amitiés, et à demain, e (ACnrdiiio.] L'armu-
II a dit que sa hmliquo ouvrait à six heures du malin et qu'on h'oLivei'uil die; lui tout eo qu'il fallait. Mais il supplie monsieur le baron de ne pas le compromettre. Je n'ai pas très-bien compris.
LE BAH ON
Jo ne lo p;iyo pas pour comprendre. Les gens do la maison sont encore sur piod?
CÀUD1LLO,
Oui, monsieur le baron.
8(1 G A ET AN A
Tu leur diras de se metlre au lit. II n'y a rien à craindre pour ce soir.
CARDILLO
Cependant, monsieur la baron...
Cependant, quoi f
Joseph a vu un homme de mauvaise mine qui rôdait autour do la maison.
LE BARON
Ail
Battisla en a vu un autre ; Tobia en a vu deus autres ; meimême, je ne suis pas bien sûr, mais il me semble que j'en ai vu quatre autres,
le n An on.
Toute une armée alors ? Qui prouve trop ne prouve rien. Astu vu le juge Martinoli? Qu'est-ce qu'il t'a répondu?
CARDILLO
Je l'ai rencontré à deux portes d'ici, villa Muttci. Il y passe la soirée, ainsi que le docteur Capricana. M. Martinoli m'a donné deus sbires qui sont en bas.
LE BABON.
Armés î Comme moi.
LE BABON.
Où sont-ils? dans la rue?
CARDILLO
Non, monsieur, au jardin.
C'est plus sûr. Les fenêtres de la rue sont grillées? '
A l'étage d'en bas. El quant au premier... (a ter™ u aman et los
ACTE TROISIÈME. 81 ïoisu.! monsieur le baron est comme dans uno forlcresso. [Ane terreur.) Ali! mon Dieu!
LE BARON
Qu'ya-t-il?
CARDILLO
Monsieur le baron n'a pas entendu? Là! (n daigne la porto de gauche.) On a remué I
LE BARON
C'est la peur qui te trouble la cervelle. Va-ton. Laisse-moi le flambeau, prends la lanterne.
CAROiLLO, s' e loi suant.
Fermerai-je la porto do l'escalier ?
LE BAH ON
Oui. De mon côté, je mettrai !o verrou.
CARDiLLO.
Mais par où entrerai-jc domain malin chez monsieur le baron ï
LE BARON, maritranl la drofta.
Tu descendras par l'escalier de service.
CABDl LLO.
C'est juste. J'ai l'honneur de souhaiter une bonne nuit à monsieur le baron. (U ■'avance vers la porta du Tond.)
LE BARON
Ahl... Cardillo?
Monsieur?
Tu m'as dit que ce Birbone était une espèce do bravo?
CARDILLO
C'est bion connu.
LE BARON
Et l' as-tu trouve chez lui ?
J'y suis allé vers dix heures. 11 loue une chambre dans les communs de la villa Corinaldi , mais il n était pas encore, rentre.
GAETAN!
Tu y retourneras demain mutin avant cotlo promemdc. J'ai quelques arrangements à prendre avec lui en cas d'accident.
Lâche!
CARD1LLO, irn lerreur.
Cette fois, monsieur, j'ai bien entendu.
On a parlé derrière les volets.
LB BARON, )« murant à 11 ports Tu rêves déjà, vieux fou! va durmirl
CAÎ1D1LLO.
et Si monsieur le baron n'a rien entendu, c'est rju'il n'y avait rien à entendre. Dans tous les cas, monsieur peut me sonnor. Jo ne dormirai que d'un œil. o Bonsoir, monsi...
LE BARON, lui pousionl Is porte au acl.
EûnSOirl [Il lame nu vi:f.i, porte de IVsclier. )