MART1NOLI
I! avait reçu une dépêche de New-York.
caÏtuca.ni.
Nais s'en aller après la messe I est-co la conduite d'un amoureux T
II ABTINOLIi
Parbleu I vous me la donnez belle!
Mon cher ami, del Orido s'est marié par amour, j'en suis sûr. C'est l'hiver dernier, aux fêtes de Noël, qu'il a remaniiic Gaetana dans l'église de son couvent. Il a fait des sacrifices énormes pour gagner le tuteur, a le confesseur', » la supérieure et tous cens ■ qui avaient quelque autu;ïk' sur l'esprit de Ui jeune fille, (iaelaua se lit longtemps prier; elle est d'une famille où l'on a du caractère. L'âge et le veuvage du prétendant lui faisaient peur; elle préférait, disait-elle, épouser le cloître. Le baron, impatient comme un vieillard à la poursuite de sa dernière fantaisie, parla, promit, donna, pre-si, supplia, et lit si bien, (|u'il arracha le consentement de la petite, llaiiilenaul, cruvtv.-vuus iju'nu eln> positif comme le baron del Grido aurait fait toutes ces folies pour le plaisir d'adopter une enfant de seize ans ? Et vous semble- t-i[ qu'un liomme si bien épris suit (l'humeur à se marier pour les
OAPBICAiU.
Mais un jaloux ne voyage pas ! Ou bien il emmené sa femme , ou du moins il l'enferme à la maison sous triples verrous I
Le voyage du baron était plus nécessaire qu'il ne l'a dit. Une grande moitié do sa fortune se trouvait compromise ; la rapidité de son départ a tout sauvé. Il n'a pas emmené madame, parce que Gaetana, avec sa petite létc de fer, avait refusé tout net. Il n'a pas eu recours aux verrous, parce quo les verrous ont perdu