CARDILLO, LE COMTE
Ah! monsieur le comte ! C'est Dieu qui ['a permis! Un vrai miracle, quoi!
LE COMTE
Mais le docteur?...
Les docloura n'y entendent rien. C'est jnoi qui l'ai remis sur pied, ou plutôt... o vous allé/, dire quo je radote... a c'est vous!
LE COUTE
Moi! comment?
CARDILLO
«Ah! Luisscï-moi ramasser mes idées! On ne voit pas I0113 u les jours de ces clioses-là. 1 Figura - vous que j'ébis 'kins la L'Iwi nbre avec ■( lu jiniuu liuminn; vous savez... l'apprenti mikleb cin. Il m'avait mis dans les mains un tampon de flanelle, et
GAETAN. \
a je frottais monsieur à tour do bras. Ah bien, oui ! c'est comme .0 si j'avais voulu réchauffer un glaçon. Lo docteur se promenait « do long en largo en li;)u--ant les épaules <?1 en prisant du tabac « comme s'il avait voulu se faire sauter la cervelle... Vous saun rez qu'il n'est pas fort, ce docteur-là I > Tout à coup, monsieur ouvre un œil languissant. Il demande où il est, ce qui est arrivé. Je lui réponds, je lui raconte l'infamie de ce liirbono, comment il s'est sauvé par la fenêtre, comment Dieu n permis que vous fusiez chez nous par hasard quand nous avions si bien fermé les portes. A votre nom, les yen* de M. le baron s'illuminent; il se lève de tout son corps. Ce n'était plus un malade, ce n'était plus un homme, c'était un Lazare ressuscité! II nous reconnaît tous; la mémoire lui revient; il appelle sa femme, il demande le juge, il veut venir ici.
LE COMTE
Mais la blessureî...
CAKDILLO.
Ah! oui, ia blessure!... Je ne vous l'ai donc pas dit?... C'était plus largo que profond... Il avait des lettres plein sa poche... Lit, sur son cœur, dos lettres de son écriture. La Providence avait permis que M. lo baron s'écrivltà lui-même!
LE COMTE
Imbécile!...
Et c'est ce qui l'a sauvé.
C'est très-bien, Cardillo, vous êtes un bon serviteur. Prenez soin de votre maître. Quant à moi... (n s'approcha do u porw du fond;
CurdiUo passa & dralie.)