ACTE QUATRIÈME
LÉONOBA.
11 répondra, madame. D'ailleurs, rien ne presse... nous avons lu temps.
GAETAN*, stîc doute.
Tu crois? Et Birbone? A-t-on do ses nouvelles?
LÉONOBA.
Dirbone est loin de Naptes, j'en ai peur. Depuis lo jour fatal, personne ne l'a vu.
(ÎAETANA.
Allons! encore une espérance évanouie, (so ie«m.) Je comptais sur un bon mouvement... II m'avait promis... juré... N'y pensons plus. Il n'y a rien do nouveau, Léonora?
L BON Û H A , vivrait.
Non, madame; rien de nouveau, je vous assure!
GAETAXA.
Comme tu as dit cela t
Madame devrait rentrer chez elle.
GAETAN»
Non, je suis mieux ici. Dans ma chambre, j'ûtoulTe. Quelque chose tremble en dedans do moi. Il me semble que mon cœur est suspendu au bout d'un (il.
LÉONOBA.
Si madame essayait do dormir ?
J'y ai renoncé depuis longtemps, (s'asse^nn.) Lo sommeil est pire que !a veille. Le jour, je crains, je souffre, jo plcilro. Mais, si par malheur je ferme les yeux, c'est bien pis : je vois!
léo Non A.
Pauvre madamo!
gaeta'na.
Mais rassure-moi donc! Dis-moi que les juges reviendront do leur erreur; que le roi fera grâce. Parle-moi I
LÉONOBA.
Oui, madame. 1! ne faut pas vous tourmenter. Je vous promets
m GAETANA.
qu'il n'arrivera rien. Je vous assure que le roi... que don Gabriel... ou poul-oiro mime que les juges... Maïs madame ne m'écoule point.
Non ! j'écoule là-bas. (« on ir. n i i> mte* a. «mu.) Tu n'as rien entendu, loi ?
LÉONOHA, VirniBMt
Rien, madame. Mais madame serait mieux dans son appartement. Les bruits du dehors n'y arrivent pas, et si madame...
G A ET AXA
Tais-loi I Ces coups gourds qui rclenlissenl à inlcrvalles égaux oui quelque chose de sinistre. |s« ïamt « ittctniaai i pacue.; Ce n'csl pourtant pas dans le palais qu'on frappe ainsi!
Non, madame, ce n'est pas dans le palais... C'est... je ne sais
Sur la place, peut-être ? .Mais qui donc à Naples peul travailler après minuit?