‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 80 sur 99 · ACTE QUATRIÈME. H5 Porlons lia nous! Vous m'aime/, Gaetana · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. H5 Porlons lia nous! Vous m'aime/, Gaetana

Oui, monsieur, jo vous aimo I... parce que vous êtes bon. Merci I je suis bon... mais juste.

Je vous aime, parce quo vous êles bon et juste, et incapable cb faire le mal.

LE DAÏION.

Parlons do nous.

a a et A SA.

Je vous aime , parce que vous avez l'âme ouverte à tous les sentiments généreux.

LE BAnON.

Ne me regarde pas ainsi I je croirais à la fin que tu ne mens pas et que tu fn 'aimes en effet.

GAETAN A

Eh bien, oui, je vous aime ! jo suis votre femme! uno pauvro petite créature à vousl

LE DAHO.V, la prenant dans sel brus.

S'il était vrai !... Si le feu secret qui me dévore avait enfin échauffé la froideur et ton indifférence; si ton cœur endormi s'était éveillé a la priera frémissante do ma voix qui tremble!

(Saisissant le pépier TJ'clls avait mis dans tan corsage.) fjuel CSl doilC CO

papier que vous cachiez là ?

Monsieur! jo vous en prie! C'est la grâce- de ce malheureux Ah! ah! ah I vieille bûle quo je suis!...

GAETANA

Le roi lui pardonnera si vous le voulez. Il ne faut plus que votre signature, et jo vous la demande à genoux I No me 1» ralusoz pas si vous m'aimez, et je consacrerai toute ma vie à vous

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récompenser d'un tel bienfait. Je ne le reverrai plus. Le roi l'enverra en exil. Je ne serai qu'à vous, je ne penserai qu'à vous, j'oublierai tout ce qui n'est pas vous !

On n'oublie sincèrement que les morts. | u âtchin io popior. I

Mais croyez-vous que (oui le monde les oublie? Croyez-vo que le faux témoin qui a, do propos délibéré, envoyé m à rédiirtmil l'Il'.iw; un loi souvenir de sa mémoire ? Eles-vous sur qu'il vous suffira de penser à autre chose? On dit, monsieur le baron, que les criminels ont des remords.

Je n'aurai jamais de remords, parce que je n'ai rien fait quo de juste. J'ai parlé devant le tribunal comme jo devais parler; les juges ont achevé l'ouvrage.

Eh bien, non, eo n'est [kih ilnnu l'intérêt de la justice que j'ai fait condamner... ce gentilhomme! c'est pour sauver une chose au moins aussi sainte : l'honneur! Un homme m'olTenso dans ce qu'il y a do plus délicat, de plus sacre, de plus inviolable. J'avais le droit de le poignarder dans ma maison, la justice n'aurait eu rien à dira. Je pouvais lui casser la tête en duel , sous les yeux do quatre témoins; le monde m'aurait approuvé. J'aime mieux la place publique et le fer du bourreau ; n'ai-jo pas le choix des armeâ? Il faut que cet homme soit un assassin pris sur le fait, pour que personne ne puisso supposer qu'il était votre ornant. Mais les femmes n'entendent rien a ces sortes do choses. Elles ont do la vertu, quelquefois. A nous seuls appartient l'honneur I

GAETANA

Gardez-le donc pour vous seul, cet honneur infâme! Car vous l'avez avoué, Gabriel est innocent, Gabriel n'a rion fait pour

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