‹ Gaëtana: drame en cinq actes en proseChapitre 25 sur 112 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE BARON, poursuivant.

Il ne se passera pas huit jours sans que j'aie le plaisir de vous inviter de nouveau et de vous rouvrir toutes mes portes.

M ARTINOLI, à Capricana.

La!... Est-ce un congé? (Au baron.) Cher ami, n'essayez pas de nous retenir plus longtemps. Nous savons ce que la discrétion commande. Le tête-à-tête est la seule compagnie qui vous convienne aujourd'hui. A bientôt!

LE BARON, gaiement.

Nous sommes toujours voisins?

MARTINOLI.

Oui; je prends mes vacances à Castellamare. J'habite avec le docteur, qui a tous ses malades ici.

LE BARON, même jeu.

La science qui guérit et la justice qui frappe; la vie et la mort!

MARTINOLI.

Bah! Si nous comptions nos victimes, vous verriez qu'il a condamné plus de monde que moi. (La fouie s'éloigne.)

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