ACTE TROISIÈME
volets.) monsieur le baron est comme dans une forteresse, (atcc
terreur.) Ahl mon DÎ6U I
LE BARON
Qu'y a-t-il ?
CARDILLO
Monsieur le baron n'a pas entendu? Là! (n désigne la porte de gauche. ) On a remué !
LE BARON
C'est la peur qui te trouble la cervelle. Va-t'en. Laisse-moi le flambeau, prends la lanterne.
CARDILLO, s'éloignant.
Fermerai-je la porte de l'escalier ?
LE BARON
Oui. De mon côté, je mettrai le verrou.
CARDILLO
Mais par où entrerai-je demain matin chez monsieur le baron ?
LE BARON, montrant la droite.
Tu descendras par l'escalier de service.
CARDILLO
C'est juste. J'ai l'honneur de souhaiter une bonne nuit a monsieur le baron. (Il s'ayance vers la porte du fond.)
LE BARON
Ah!... Cardillo?
Monsieur?
LE BARON
Tu m'as dit que ce Birbone était une espèce de bravo? C'est bien connu.
CARDILLO
LE BARON
Et l'as-tu trouvé chez lui ?
CARDILLO
J'y guis allé vers, dix heures. II loue une chambre dans les communs de la villa Corinaldi , mais il n'était pas encore rentré.
LE BARON
Tu y retourneras demain matin avant cette promenade. J'ai quelques arrangements à prendre avec lui en cas d'accident.
LE COMTE) écartant la portière qui le cache.
Lâche!
CARDILLO, arec terreur.
Cette fois, monsieur, j'ai bien entendu.
Quoi?
CARDILLO
On a parlé derrière les volets.
LE BARON, le poussant à la porto
Tu rêves déjà, vieux fou! va dormir I
CARDILLO
« Si monsieur le baron n'a rien entendu, c'est qu'il n'y avait rien à entendre. Dans tous les cas, monsieur j>eut me sonner. Je ne dormirai que d'un œil. » Bonsoir, monsi...
LE B A R N , lui poussant la porte au nez.
BonSOir! (Il ferme au verrou la porte de l'escalier. )