‹ Gaëtana: drame en cinq actes en proseChapitre 68 sur 112 · LE COMTE, GAETANA · texte numérisé non relu

LE COMTE, GAETANA

GAETANA, dans la coulisse de droite.

Elle!

LE COUTE

GAETANA, entrant.

Que se passe-t-il dojic ici, mon bon Cardillo? (Apercevant i<? comte.) Gabriel !

LE COMTE

Oui, Gaetana, c'est moi. Je ne m'attendais pas..

Mais c'est de la folie ! Fuyez, malheureux !

LE COMTE

Calmez-vous, madame, au nom du ciel !

Il vous tuera !

LE COMTE

Je n'ai rien à craindre de lui, malheureusement l

Que dites-vous?

LE COMTE

Daignez m'entendre avec courage.

Je suis brave, puisque je ne suis pas morte en vous trouvant

LE COMTE

Un grand malheur est arrivé cette nuit.

Mon mari?...

LE COMTE

Il a été frappé dans sa maison par un malfaiteur!

Ma place est à son chevet !

LE COMTE, vivement.

N'y allez pas I

Mort ?

LE COMTE

Oui... (Gaetnna tombe assise. Long silence.) Je l'avais averti de SOn

danger.

Je le Sais. (Elle pleure.)

LE COMTE

Pleurez, Gaetana; les larmes soulagent le cœur.

GA-ETANA.

Il m'a tirée du couvent et de la pauvreté.

LE COMTE

Il vous aimait.

J'avais promis de le rendre heureux toute sa vie ; je[ ne lui ai donné que des soucis.

LE COMTE

Ne soyez pas si sévère à vous-même.

Oh ! j'ai été bien coupable envers lui !

LE COMTE. J

Qu'avez-vous donc à vous reprocher? i

GAETAiNA.

Aujourd'hui encore! Ce matin... devant vous !... Oh! Gabriel! Je me déteste pour le mal que nous lui avons fait. Toute une vie de larmes et de prières suffira-t-ello à réparer?...

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