LE COMTE, GAETANA
GAETANA, dans la coulisse de droite.
Elle!
LE COUTE
GAETANA, entrant.
Que se passe-t-il dojic ici, mon bon Cardillo? (Apercevant i<? comte.) Gabriel !
LE COMTE
Oui, Gaetana, c'est moi. Je ne m'attendais pas..
Mais c'est de la folie ! Fuyez, malheureux !
LE COMTE
Calmez-vous, madame, au nom du ciel !
Il vous tuera !
LE COMTE
Je n'ai rien à craindre de lui, malheureusement l
Que dites-vous?
LE COMTE
Daignez m'entendre avec courage.
Je suis brave, puisque je ne suis pas morte en vous trouvant
LE COMTE
Un grand malheur est arrivé cette nuit.
Mon mari?...
LE COMTE
Il a été frappé dans sa maison par un malfaiteur!
Ma place est à son chevet !
LE COMTE, vivement.
N'y allez pas I
Mort ?
LE COMTE
Oui... (Gaetnna tombe assise. Long silence.) Je l'avais averti de SOn
danger.
Je le Sais. (Elle pleure.)
LE COMTE
Pleurez, Gaetana; les larmes soulagent le cœur.
GA-ETANA.
Il m'a tirée du couvent et de la pauvreté.
LE COMTE
Il vous aimait.
J'avais promis de le rendre heureux toute sa vie ; je[ ne lui ai donné que des soucis.
LE COMTE
Ne soyez pas si sévère à vous-même.
Oh ! j'ai été bien coupable envers lui !
LE COMTE. J
Qu'avez-vous donc à vous reprocher? i
GAETAiNA.
Aujourd'hui encore! Ce matin... devant vous !... Oh! Gabriel! Je me déteste pour le mal que nous lui avons fait. Toute une vie de larmes et de prières suffira-t-ello à réparer?...