‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 31 sur 139 · ET CE QUI CONSOLE · texte numérisé non relu

ET CE QUI CONSOLE

Cloris, avec un gros seigneur, L'hiver dernier, perdit sa fleur,

C'est ce qui la désole ; Mais, alors, elle n'avait rien, Et, maintenant, elle a du bien.

C'est ce qui la console.

Lise avait Lindor pour amant, Sa mère la mit au couvent,

C'est ce qui la désole ; Un directeur qui vaut de l'or.

Près d'elle remplace Lindor,

C'est ce qui la console.

Lisimon est bien convaincu Que son voisin le fait cocu,

C'est ce qui le désole ; En secret, le drille malin Rend la pareille à son voisin.

C'est ce qui le console.

{Étrennes gaillardes, 1782.)

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