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UN RECUEIL DE PIECES GALANTES A L USAGE DU PUBLIC III

de Châleau-Giron, Paj'on, Maréchal, Mercier de Compiègne,Mérard Saint-Jiisi, Grécoiirl, Boursaull, Vadé, Voltaire lui-même. Toute la lyre, depuis le libertinage de bon ton jusquà la poissarderie !

La prose, il ne fallait pas songera multiplier les citations, étant donné Vexiguïté du recueil. Mieux valait se borner à quelque œuvre maîtresse. C'est ce que nous avons fait.

Le vieux fond de la gauloiserie française nous a été fourni par les Nouveaux Contes à Rire, tant de fois réimprimés dans le courant du XVIII'' siècle, tandis que Rétif de la Bretonne, avec les Contemporaines et avec Monsieur Nicolas, un chef-d'œuvre encore inconnu, malgré la réimpression qui en fut donnée il y a quelques années par Théophile Belin, suffit à lui seul pour personnifier le roman léger, V autobiographie hardie et cynique, deux genres chers à l'époque (1). On ne sera donc point surpris de trouver, surtout, pour ne pas dire à peu près uniquement, des extraits de son œuvre. Xotons cependant, ce qui permettra quelques comparaisons, les pages empruntées à un roman naturaliste avant la lettre. Le Comte de Saint-Méran, et à un roman du Directoire, ^''ersorand ou le Libertin devenu philosophe, un roman en huit volumes. Excusez du peu ! Il est vrai que ces volumes, de petit formai, danseraient facilement dans les 300 pages des derniers Zola.

Abondante et variée, l'image fait défiler devant nous toute un? succession d'estampes non moins galantes, allant de la grande planche à la vignette d'illustration.

Les Binet y sont en nombre, non seulement parce qu'ils étaient appelés par les textes de Rétif, mais encore parce qu'ils traduisent admirablement V esprit de l'époque.

(Ij Rétif de la Bretoiirio, on le sait, fui mis en apprentissage à Anxerre. à l'âge de dix-sept ans, dans l'imprimerie de maître Parangon, dont la femme devait jouer un grand rôle dans sa vie à lui. Après avoir e.xercé son métier à l^aris, il retouina à Auxerre, où il épousa, pour son malheur, Agnès Lebègue, puis revint à Paris et, un beau jour, à la suite d'une nouvelle passion, pour une nommée Rose Bou geois, se mit à écrire. M™" Parangon et Rose Bourgeois seront souvent citées dans les extraits de Monsieur Nicolas, que nous donnoiis pins loin.

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