V. Ami de la Religion, du 19 avril 1828, t. LV
FOULON de la Chaume (Jean-Bénigne), né à Dijon le 25 juin 1624, mort le 3 mai 1665 dans la même ville, chanoine de l'église collégiale de Saint-Etienne de Dijon. Il fit imprimer des noêls bourguignons sous ce titre : Lucifar pris auBarytan (par J. B. F.D. L. C.); Dijon, Grangier, 1660, in-12. • •
FOURCAUB (Le P. Jean-Baptiste), né le 4 mai 1 719 à Fontaine-Française, mort le 4 août 1775 à Florence, religieux de l’ordre des Minimes, ornithologiste distingué, créateur de la première collection d’oiseaux qui dût attirer l’attention des savants et mériter la visite de l’Académiê
des sciences ; membre des Académies de Lyon, Dijon, etc., associé de l’Institut de Bologne et des Arcades de Rome; ornithologiste (1763) de l’infant don Philippe de Parme, honoré des faveurs du pape Pie ~V1 et du grand duc de Toscane, chez lequel il mourut; inventeur d’un procédé pour empailler qu’il communiqua à l’Académie des sciences, à la condition qu’il ne serait rendu public qu’après sa mort.
V. Journal de la Côte-d’Or, n“ du 20 décembre 1818, art. par Xavier Girault. — Rapport fait à t’Acadéinic des mines par deux de ses membres, Duhamel et Fougeraux. sur le cabinet ornithologique de Fourcaud qu’ils avaient été chargés de visiter.
FOÜRIER (Jean-Baptiste-Joseph), né à Auxerre le 21*tnars 1768, mort à Paris le 16 mai 1830, géomètre, savant mathématicien, physicien et en même temps versé dans les études et les connaissances littéraires, élève de l’Ecole militaire d’Auxei‘re,.que dirigeaient bes bénédictins de la congrégation de Saint-Maur; novice à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, d’où le sortit la révolution pour le ramener, mais comme professeur de mathématiques, à l’école d’ A iixerre (1789-1794), où il fit en même temps un cours d’histoire générale ét suppléa le professeur de philosophie.' Partisan de ta résolution, appuyé par la société populaire d’Auxerre, il devint membre du Comité de surveillance, où il sut
(enir une conduite toujours franche et quelquefois courageuse qui le fit dénoncer par le conventionnel La Planche, condamner à mort par le représentant du peuple Ichon, dont l’arrêt ne fut heureusement pas exécuté, et, eiiQn, jeter en prison à deux reprises par ordre du Comité de salut public. Représentant de la ville de Saint- Florentin à la création des écoles normales, il fut bientôt l’ami, de Monge, qui lui fit ouvrir un cours de mathématiques pour l'école normale. Placé par ce savant et par Lagrange dans l'étatmajor de l’Ecole polytechnique comme surveillant des études de fortification, il se compromit encore et fut poursuivi de nouveau pour sa trop grande liberté de langage politique (1795). Sorti de prison, grâce aux sollicitations de ses collègues, appelé à faire partie de l’expédition d’Egypte, il devint successivement secrétaire perpétuel de l’Institut formé à l’occasion de cette expédition ; commissaireauprès d’un divan formé des premiers oulémas de la capitale et des provinces sous le commandement en chef de Bonaparte; négociateur auprès du mamiouk Mourad sous celui de Kléber, dont quelque temps après il devait au nom de l’armée prononcer l’éloge funèbre. Après l’expédition d’Egrypte, il fut nommé d’abord (1802) préfet de l’Isère, puis membre de la Légion-d’Honneur (1804) et, enfin, baron de l’Empire (1808).
Couronné en 1812 par l’Académie des sciences pour sa théorie mathématique de la chaleur, nommé associé libre de cette Académie le 27 mai 181 6 et de nouveau le 12 mai 1817, le roi ayant la première fois refusé sa sanction, il en devint le secrétaire perpétuel pour la section mathématique à la mort de Delambre. — En 1827, il succéda à Lemontey comme membre de l’Académie française, devint membre du conseil de perfectionnement de l’Ecole polytechnique (1827), de la commission d’encouragement aux sciences, aux lettres, aux beaux-arts, et président de la commission de statistique au ministère de la marine. — Le préfet de 1802 resta préfet sous les Bourbons, s’esquiva de Grenoble à la rentrée de l'Empereur, qui lui pardonna et le rétablit, et donna, enfin, sa démission quelque temps après pour se retirer à Paris et ne plus penser qu’à la science. — Voici là liste des ouvrages de Fourier ; 1® Théorie analytique de la chaleur; Paris, 1822, in-4®. — 2® Note sur la chaleur rayonnante (Annales de chimie et de physique, IV, 129-145). — 3® Remarque sur la théorie mathématique de ta chaleur rayonnante (ibid., XXVlll, 337). — 4® Questions sur la théorie physique de la chaleur rayonnante (ibid., 11, 259-303). — 5® Sur le refroidissement séculaire de la terre (ibid., Vlll, 418-438). — 6» Remarques générales sur les températures
dn globe terrestre et des espaces planétaires (ibid,, XXVIl, 136-267). — 7® Recherches historiques sur les propriétés de la chaleur rayonnante (ibid., XXVll, 236-284). — 8“ Mémoires sur les vibrations des surfaces flexibles tendues et des lames ou des plaques élastiques (manusc. lu à l’Acad. des sciences en 182S). — 9® Mémoire sur la théorie analytique de la chaleur (1829). — 10® Expériences therrao -électriques (de collaboration avec Œrsted). — H® Mémoire sur la distinction des racines imaginaires et sur Tapplication des théorèmes d’analyse algébrique aux équations transcendantes qui dépendent de la théorie de la chaleur (mém'. de i’Acad. des sciences, 1827). — 12® Résolution générale des équations déterminées. — 13® Mémoire sur la statique (journ. de l'Ecole polytechnique, t. II). — 14® Préface historique générale de la descriptieu de l’Egypte, publiée par ordre de Napoléon. — 15® Recherches sur les sciences et le gouvernement de l'Egypte (t. III, édit. inr8®, IX. éd. Pahckouckedu même ouvrage). —
16® Eloges d’Herschell, Delambre, Bréguet, Charles et Laplace, prononcés à l'Académie des sciences. — 1 7® Article sur la théorie analytique ^ des assurances (annales de chimie et de physique, X, 177). — 18® Rapport sur les établissements appelés Tontines; Paris, 1821, in-4®. —
19® Plusieurs rapports sur le progrès des sciences
mathématiques (mém. de l’Acad. des sciences, 1822-1829). — 20® Les articles Rallier, Viète, Wallis dans la biographie universelle de Michaud. — 21° Recherches statistiques sur la ville de Paris (douteux). — Fourier avait fait l'éloge funèbre de Kléber. On lui doit aussi celui de Desaix, prononcé un an après la mort de cet autre brave. Un de ses titres encore est d’avoir deviné Champollion le jeune et de l’avoir aidé dan 4 son éducation. Il concourut aussi personnellement à rencouragemeiit des études historiques, en prenant sur ses appointements de préfet les fonds d’un prix pour le meilleur ouvrage sur les monuments et l’histoire des Allobroges et des Voconces.
V. Discours prononcés sur la tombe de Fourier par MM. Silveslre, Cuvier, ilcFelelz, Girard et Jomard. — Discours de réception à l’Académie française de M. (Cousin, successeur de Fourier. — Mémoires de t’Academie (tes sciences. — Moniteur universel.
FOURNIER..., né à... en 17..., mort à Dijon le 21 février 1782, médecin de la ville ot des Etats de Bourgogne, membre de l’Académie des .sciences de Dijon. Il a publié plus de cinquante mémoires sur son art.