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V. Courtépée, nouvelle édit., IV, 34i

FRANÇOIS (Louis), né à Nuits, capucin, écrivit : Le véritable abbé commendataire, ou Le droit de commende établi sur l'autorilé du roi, le pouvoir du pape, etc. ; Dijon, Grangier, in-16, sans date.

FRÉDÉGAIRE le Scholastique, né en Bourgogne dans le Vil® siècle, chroniqueur latin, est auteur d’une chronique en cinq livres dont les deux derniers renferment de précieux renseignements sur rhistoire de Fiance ,{561-641 ). Eile a été réimprimée dans les Historiens de la France de dom Bouquet, et traduite dans [à collection Guizot.

V. Adrien de Valois, notice des Gaules. — Le P. Le Coinle, hist. de France, ad. anii. 16i0. — D. Auinart, prefat. ad Gregor. Turon. — Fabricius, Biblioth. Lat. niedii ævi, t. il, p. 605. — Le P. Le Long, Bibliotb., des historiens de France. — Canisius, Antiquæ lectiones, 2® vol., éd. de 1602, p. 579, 601, et t. Il, p. 195, éd. de 1725, in-fol. — Vossius, de

Hist(»rici8 iatinis, p. 753. — Fredefîarii Bcholaslici cliroiiicon qumi ille, jubeiitc GhiU)»;braiuio comité, Pcpini roçis pâtruo, scripsit; traduction de Tabbé de MaroUes. — Scriptorearerum francicarmn , par Freher. — üucbeane, Scriptores cotetunei, 1. 1. — Adrien de Valois, Dissertatio do Fredeiçario cjusque operibus, et l. II de son lûst. de France. — Histoire litt. de la France, par D. Rivet, t. IH. — Apologie de rhist. de Frédégaire, par l'abbé de Vertot (1^** vol. des iném. de T Acad, des inscriptions).

KRÉMLNVILLE (Edmb de la Pojx de) , né à Verdun en 1 680 , mort à Lyon le 1 4 novembre 1773, jurisconsalle, adonné principalement ù rétudo des matières féodales, bailli de la Palisse. Il a laissé les ouvrages suivants , dans lesquels il ne se montre pas ce qu'on appelait , parmi les Feudistes , une plume seigneuriale : 1® La pratique des Terriers, etc.; fi vol. in-4®, 1748-1737 ; — 2” Traité général du gouvernement des biens et affaires des communes ; Paris, 1760, iii-4® (joint ordinairement à la pratique des Terriers comme 6®. volume); — 3® Traité historique de l’origine des dîmes'; Paris, 1762, in-12; — 4® Traité de la police, extrait de l’ouvrage de de la Marre; 1758, in-4®, réimp. in-8®; — 6® Les vrais principes des fiefs, en forme de dictionnaire; 2 vol. in-4», Paris,

V. Dupin, Biographie abrégée des principaux auteurs de droit.

FREMIOT (André) , né à Dijon le 26 août 1573, mort à Paris le 13 mai 1641, frère de Madame de Chantal et oncle de Madanie de Sé- * vigne; abbé de Saint-Etienne de Dijon le 15 avril 1595; conseiller au parlement de Bourgogne le 17 mars 1599; archevêque de Bourges le 16 juin 1603 ; conseiller d'Etat, élu du clergé des Etats de Bourgogne (1598), ambassadeur à Rome (1626) ; très-versé dans l’étude du droit canon et civil et dans celle de la théologie ; ami de Saint François de Sales. Voici le catalogue de ses ouvrages ; 1“ Remontrance ' faite dans l’Assemblée du Clergé en 1608; Paris , de la Tour, in-8® pp. 29. (Mercure Français, tom.- 1., fol. 293.) — 2® Ordonnances ecclésiastiques et statuts synodaux faits en 1608; Bombes , Levez, in-8®. — 3® Discours des marques de l’Eglise; Paris, Dubray, 1610 in-8®. — 4®Discours delà Constance, à la ReineRégente; Bourges, Levez, 1611, in 8®. — 5® Epitre consolatoire à Louise de Lorraine , femme de Henri de Bourbon, prince de Ccnti, sur la mort de Pâris de Guise , chevalier de Malte , son frère; 1615, in-8®. — 6® Livres rituels du diocèse de Bourges, revus et corrigés par Frémiot. — 7® Remontrance au clergé de France, loirsqu’il fut aux Etats de 1614; 1 vol. du Recueil général des affaires du clergé; Paris, 1638, in-8®.

V. Oraison ftinèbre de Freinyot, par Antoine Nardot, curé de Saint-Pierre de Dijon. Histoire de l’abbaye de Saint-Etienne de la même Tille, p. Si.'i, ÜS et SUIT. — Aubert le Mire . Scriplores sæculi XVI. p. 33.Î. — Robert et Sainte-Marthe, Oallia christiana,

— Palliot. Parlement de Bourgogne. — Henri de Maupas, Vie de de Chantal. — Baillet, Vie de Richcr. p. 317. — L’illustre Orbandale,2® vol., p. hii.

— Héliot, Histoire des Ordres religieux, t. IV. p. 60, 3ia et 317. — Histoire du Berry, par Gaspard Thomas de la Thauinassière . p. 33t. — Girault, Essais sur Dijon. — Coiirtépée, nouv. édit.. II. 47, — .Arehives municipales de Dijon.

FREMIOT (Bénigne), né à Dijon, mort dans la même ville en l'année 1611, fut d’abord conseiller maître extraordinaire à la Chambre des comptes de Dijon en 1571, puis trois ans après avocat général de cette cour. Le rot ' ayant rétabli la charge de président au Parlement, supprimée par l'ordonnance de Blois, il en fut revêtu et rendit dans ces fonctions d'éminents services à la cause royale durant .la Ligue. Réfugié à Semur avec ceux des membres du parlement demeurés Gdèles à cette cause, il fat l'ame de la ré.si$tance qui s'organisa contre le duc de Mayenne, alors tout-puissaiit, et poussa l'héroïsme jusqu'à répondre aux ligueurs, qui le menaçaient de lui envoyer la tète de son fils s’il ne se soumettait pas : le m'estimerais heureux de le sacrifier pour une fi belle cause ; il vaut mieux que le fils périsse

innocent que le père de vivre perfide. Après la réduction de la province sous l'obéissance de Henri IV , il fut nommé conseiller d'Etat , maire de Dijon. Peu de temps après le roi le pourvut de l’abbaye de Saint-Etienne, dont il se démit en faveur de son Ois André.

V. Parloniüiit de Hourjço(ïnc , par P. Palliot. — D. Plaiichet, liist. de Roiirirnf^nc. — Gniirtëpéc, Description de KourirnKnc. — Girault, Essais sur Dijon. — Mailly, mémoires manuscrits sur laLif(Uc. — .tournai du conseiller Rreunol. — Dijon, Archives municipales.

FREMIOT (Jeanne-Françoise). V. Chantai..

FREMIOT (Luc ou Luoe-Menge), né à Dijon k la On du XV” ou au commencement du XVI* siècle, mort vers tülJO. On connaît de lui : I* Deux pièces de vers latins, insérées dans les Juvenilia de Muret ,- édition de IS79. — 2* Trois autres pièces de vers latins, insérées dans les Deliciœ poetarum gallorum, tome II.

V. Muret, traduction latine du VII® livre des Topiques d'Aristote. — Lettres de Muret, passim. — Muret, notes sur Catulle, édit ilcISHO. — Koiuk. Ilihiiottieca velus et nova.

FRESSINET (le baron Phimbert) , né & Marcigny le 21 juillet 1767, mort ù Paris le If août 1821. Fressinet, adjudant-général en 1797,

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86 distingua dans les campagne» d'Ilalie en (799 6l gagna à la bataille de TauRert te grade de générai de brigade; blessé à Novi, il fit ensuite paille de l'expédition de Saint-Domingue sous le général Leclerc. En (8(2, il commanda une brigade dans le onzième corps d'armée, et se joignit au prince Eugène en Pologne, puis se fit encore remarquer à la bataille de Lutzen, fut alors nommé général de division, commandant de la Légion-d*Honneur et commandeur de l’ordre de Wurtzbourg. il assista aux batailles de Bautzen et de Leipsick et plus tard à la défense du Haul-Mincio. Compris dans l'ordonnance royale du 24 juillet 1815, il quitta la France pour n'y rentrer qu'en (820. Il est auteur de la brochure intitulée : Appel aux nations futures et présentes sur la capitulation de Paris en (8(5.

' V. Moniteur universel, Statistique du département de Saône-et-Loire.

FROCHOT (Nicolas-Théuèsk-Benoit comte) , né à Dijon le 20 mars (761 , mort le 29 juillet (828 à Etuf, près d'Arc-cn-Barrois. D'abord engagé volontaire, puis avocat au parlement, prévôt royal à Aignay-le-Duc, député du baillia^ delà Montagne'(Châtillon-sur-Seine) aux Etats Généraux , où il devint l'ami de Mirabeau dont il devait être plus tard l'éxéculeur testa-

mentaire; j'jge de paix (i791) d’Aignay-Ie-Duc, arrêté et détenu au château de Dijon comme suspect jusqu’après la chute de Robespierre , membre de l’administration centrale de la Côte-d’Or , inspecteur des forêts , membre du Corps Législatif après le 18 brumaire, enfin premier préfet de la Seine (22 mars 1800)» conseiller d’Etat (1804), comte de l’empire et grand-officier de la Légion-d’Horineur. Disgracié lors de la conspiration de Mallet; conseiller d’Etat honoraire et pensionné de 1 5000 francs sur les revenus de la ville sous la Restauration; préfet des Bouches-du-Rhône au retour de l’île d’Elbe , il fut définitivement rayé du nombre des préfets et des conseillers d’Etat à la seconde restauration. Homme de bien, magistrat intègre et ferme, Frochot, dans toutes les positions qu’il occupa , sut mériter l’estime de ses concitoyens. Il s’était fait remarquer |iar plusieurs discours remarquables aux diverses assemblées où il siégea, notamment le 31 avril 1791. L’impression de son discours de ce jour fut ordonnée, et le projet qu'il contenait, relatif aux modifications de la constitution, adopté presque entièrement.

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