V. Girault, Lettres inédites, p, 15U
GUYTON (François), néàBeaune (?) Ie2févi ier 1655, morfà Paris le 26 janvier 1724. Guyloti a été directeur du séminaire de Saint-lrënée de Lyon, ensuite de Saint-Sulpicede Paris. Enfin, l’évêque da' Puy lui confia la direction de son séminaire et le choisit pour son giand-vicaire. Parmi les conférences' imprimées du diocèse duPuy,'on en trouve un grand nombre de sa composition , qui ont d’abord paru en feuilles volantes, et qui' pourraient former un gros in-4“. En voici le détail : 1® Pour l’année 1693, où'il est traité dù cinquième coinmandement , ‘U y a sept conférences de Guy ton, savoir : celles des mois d'avril, mai, juin, juillet, août, septembre et' octobre. Chaque conférence est de 4 pag. in-4® de petit caractère, imprimée au Puy, chez) Antoine de la Garde. A la ûn, sont marqués dans une seule page sept sujets des Entretiens spirituels pour les mêmes mois de l’année 1695. — 2® En 1694; conférences sur lesixièmecoramandement. -^3® En 1695,confé~> rences sur le .saptièroe commandement. — 4* Eu
4696, continuation du même commandement.
5® En 1697, conférences où Ton finit la matière de la restitution en général, et où l’on commence à traiter de la restitution en particulier. — 6® En 1699, conférences du huitième commandement : N jti loqueris contra proximum tu':m filsum te.stimonium. Exod., XX, 16. — 7“ En .1700, des contrats en général. — 8® En 1701, des contrats en particulier, de la vente et dè l’achat. — 9? En 1702, de l'échange, du' louage, de remphitéose,et.<ju fief,, — 10® En. 1703, du prêt et de l’usure. .Ces conférences furent imprimées, par l’ordre de M. ^e Béthune, évêque du Puy. Les deux suivantes virent le jour pan ordre des grands-vicaires, le siège vacant. — 11® En 1704, suite de la,matié."e du prêt. — ,12® En 1703, du contrat de société. — j3«. En 1706, du jeu et des divertissements; inipr. par ordre de M. de la Roche-Aymon, évêque, du Puy, ainsi’ que les suivantes. — 14» En 1707, du dépôt et des cautions; — 15» En 1708, du mariage, et, en premier lieu des fiançailles. — 16® En 1709, du mariage considéré en soi,.et desT’onventions qui, l’accompagnent; — 17® En 1710, des empêchements du mariage. — 18® Traité sur la .tonsure, en forme de catéchisme; imprimé in-12 au Puy. Il y a plosieurs éditions de ce traité./ .
•V. Gaiuletot. Hist.’de Beaune, p'. 202.
GUYTON de Morveau , né à Dijon le 4 janvier 1737, mort à Paris le 2 janvier 1816.. Il exerça d’abord la charge d’avocat général au Parler naent de Dijon jusqu’en 1782. Membre et chancelier de l’acadéinie des sciences de cette ville.' 11 obtint en 1774 des Etats' de la province la fondation des cours publics de chimie, de minéralogie et de matière médicale, et lui-même, sans cesser ses fonctions au Parlement, occupa la chaire de chimie pendant douze années. En 1773 il découvrit son procédé de désinfection des miasmes contagieux par des- fumigations acides. Neuf ans après il proposait aux savants un plan de nomenclature chimique ,: nomenclature qui contribua- à ■ répan-ire le goût de cette science, et qu’il refondit en 1787 avec le concours de Lavoisier et d'autres savants. En 1786, il publia le !•' volume du dictionnaire de chimie de l’Encyclopédie méthodique.- Sur ces entrefaites; la révolution ayant éclaté. Gu y Ion de Morveau en embrassa le parti avec une ardeur qui ne se' démentit jamais. Nommé procureur général syndic du département de la Côte-d’Or à la formation de cette circonscription, il fut élu-député à la- Législature de 1791 , et passa ensuite à la Convention. Nommé en 1794 commissaire à- l’armée du Rhin, il essaya d’employer les ballons pour reconnaître les dispositions de l’ennemi ; il monta lui-même
dans une de ces machines à la bataille de Fleurus. U contribua aussi à la fondation de l'Ecole Polytechnique, où il professa pendant douze ans. Comme administrateur de la Monnaie, on loi doit l'établissement de notre systèaae monétaire. Membre de l'Institut à sa formation, de la Société royale de Londres et de plusieurs autres sociétés étrangères, Guy ton de Morveau était un des principaux rédacteuis des Annales deicbimie, où il a fait imprimer un nombre considérable d'articles. Ses principaux ouvrages sont : 1° Cléments de chimie théorique et pratique; 1776-1777, 3 vol. in-12. — 2» Digressions académiques; 1772, 1 vol. in-12. — 3® Mémoire sur l'éducation publique; 1764, in-12. — 4® Rat iconoclaste, poème; 1763, in-8®. — o® Défense de- la volatilité du phlogistique; 1773, in-8®. — 6® Instruction sur le mortier de Loriot ; 1 77o, iorS®. — 7® Mémoire sur l'utilité d’un cours de chimie dans la ville de Dijon ; 1773, in- 4®. — 8® Description de l'aérostat de Dijon , avec un essai sur l’application de cette découverte à l’extraction des eaux des mines; 1784, in-8**. — . 9® Opinion . dans l’afiàire de Louis XVI ; 1793, — 10® Traité des moyens de désinfecter l’air, etc.; 1801, 1802, 1803,, in-8®. — 11® Rapport ^ur 1a restauration du tableau de Raphaël Connu sous le nom de la.; Vierge de Foligna; 1802, in-4®. .
V. Girault, Essais siirDijon, 6i, il6, ci Lettres inéi* dites, P 70, — Mémoires de rAcadémie des sciences de celle \illd. — Archives du département de la CAte-d’Or/’ * • ■
HARBET (Nicolas), né à Auxonne vbi-s 1610,
mort, à Dijon vers 1670, avocat an Paiiemerit
de Dijon, commis pour le foi à la rccetle des
deniers des'venles e1 reventes du domaine dé
Bourgogne, et ensuilc secrétaire du roi à la
cliamiife du Bureau des Finances. l°ll a mis
six distiques latins à la tête de la première
édition du Traité de l’abus par Charles Fevret,
en 1654. (Ces vers ont élé retranchés dans les
suivantes.) -- 2° Il a traduit lés Quailrains de
Fibràc sons ce titre Pibraci tetrastica cal- • * 1 ' ' ^ lîca latine disticâta ; Les quatrains du sieur
de Pibrac traduits en autant de distiques la-
lins;'PariS, teee^'InU»/ ' ' " '
V, Girault,, Essais sur Dijon. — Amuptnn, GaLarie aiixoiii|a,isc,^ Album auxonnais,. . ^
HARCOURT (Hghiu de JLorrai&ei, .comte d'), auriioinmé Cadet la tuerie, né le 20. mars 1001 au château de Pagny,- mort , dans l'ahbaye de Koyaumont le 2o* juillet 1666: Uehutaidans la carrière desiiarmes .ù.-.la bataille, iden Prague ,<1620)i, où 4l/se.distingua;> assista auK sièges de âaioNeanrid’Aagoly!, de Montauban, de,rîle<die
Rhé et de La Rochelle, <e «ngnala à l'attaqoe du pas de Suzc. Décoré par Louis XIII du collier de ses ordies^ il juslida cette faveur en enlevant aux Espagnols la ville d'Oristani, en Sardaigne, ainsi que les îles de Saint-Honorat et de Sainte- Marguerite. Appelé en 1639 au commandement de l'armée d'Italie, il ravitailla Casai, battit les Espagnols à Quiers, les délit l'année suivante devant Casai, assiéga et prit Turin. Ponrsuivant ses succès (1640), il repoussa le cardinad de Savoie devant Ivrée, Gt lever le siège de Chivas et s'empara de Coni. Rappelé l’année suivante en France pour défendre les frontières de Picardie, le roi le nomma en 1643 grand écuyer et lui donna une mission en Angleterre. En 1 645, il remplaça le maréchal de la Mothe à l'armée de (Jatalogne, battit les Espagnols à Lloreus, prit Balagtier, mais fut^ contraint de lever le siège de Lérida( 1646). Plus heureux en Flandre (1649), il battit les Espagnols près de Valenciennes et prit Condé. Durant les troubles de la Fronde, le comte d'Harcourt fut d'abord Gdèle au parti du la conr ; il conduisit le roi en Normandie, Gt lever le siège de Cognac an prince de Condé et maintint la Guyenne dans le devoir; puis tout à coup il résigna son commandement, se mit à la tête de troupes étrangères et prit plusieurs- villes en Alsace; mais, battu 'par le maréchal de la Ferfé,’ il lit sa paix
et se retira dans le gonvernement d'Anjou, qu'il avait obtenu.
HERBERT, d'Auxerre, vivait après -le XII* siècle. 1° Dans le catalogue des manuscritside Clairvaux, parmi les livres de théologie, litt. K, no 69, il y en a un qui porte ce titre : Herberti Antissiodorensis'Summa libris IV. Ce même ouvrage est ainsi cité dans des manuscrits de Thomas Bodley : Magistn Auber ti Altissiodorensis Sumnia. libris IV. On lui a aussi donné le nom d'Hebert. — 2® Parmi les manuscrits de Colbert. cod.-363t, on en trouve un qui finit ainsi : Explicit Summa magistri Wilelmi-Alti- - siodor abbreviata-a magistro Heberto. L'abbé l^hœuf pensait que c'est le même Herbert qui vivait en t247 et . qui était doyen de l’église
d'Auxerre; . •
.V, Dissertation sur le véritable auteur tie Somme (héologique de Guillaume d’Auxerre, insérée au t. III, part. Il, de‘la coutinuaiion des Mémoires de littérature et d’histoire par. l'abbé Lebœuf. — Cai^logus inauusc. Angliæ. > , *
HERIC, HEIRIC, ERIC, ERi ou HENRI (Liiieus ou Fkicus), né à Hery, proche d’Auxerre; à deux lieues de rArmauçon, mort le .24 juin 873; moine; bénédictiti, précepteur de IiOtbaire^ fils de Charles-ie*<IhauveJ U a Jaissé les ou-
vrages' snivaftts !"• Vie dé saint Germain en vers latins i)éroiqnes. Cette vie est divisée en six livres selon Sigebert, qui en parle ainsi : Hènric^s monachus vitam Gefmahi- Aritiissiodordnsis-'heroico' métro 'Sex Hbellis luculeoter ekai^Atam Gai'olo imperalori oblûlit;-^ 2® Prœfàtio’ Hèirici ad Hildeboldupi<cpisc.<Antissiodor: in collectatiea sâa'éx: Valerio Max. Suéionio, ex sacra Scriptura,' ex sententüs philosophornin. ex libroi prognostiéorum Inlihni Adeluep. Tole>tàni;<ex'Sdlino {manuscrit iin>4^v cod. Balux, 561).' Le Père Mabillon a'fait imprimer lé comméhceraent de cette préface ià 'la page 4i4 du pi*emier volume' de' ses> Analectai vetera,’ et -au torbé ll de* seS Annales bénédictines; p. 62'7 et 628.' 3*! Gesta: epistoporura Ànlissiodoren*-
sium; coilaboranlibus Rainogola et' Alago, canunicis, ut palet ex cap. 39 operis. Heirica'eu part à celle histoire, qui est imprimée dans le premier 'volume dé là'blbliéthèqpe' des rnanuscrits.du.Père Labbe«,p..434>,r-T 4?:Jlomilisein Evaaigelia;'(ll-y a trois - homélies 'd’Heiiic dans rHomiliaire de Paul Diacre : là 'pi'émièrè ih illud Joannis, Guna venerit Paraclitus; la seconde iki'lUUd Litcæv Giini iretlJésüs ihJèi^satefii'; et' la 'troisièmG''iH •ill'ad'Mat1heei,>>Neæo pbtèst'duobus-dominis >serv'ine;*t^ 5® >Le/mênie Pè>eiMabiUon‘aitvibae à Hoirie >u»U«ra de Cdai-puto. — 6*<>Epistola-ad'€àroluni’'GalVum quà
multiplex erga optimum'artium iac^disciplma'
nim^studia fomentum commendat. (Celte lettre
a‘été publiée par du Chesne dtms son. fUstoiré
de France, tome II, p.’470. — nî7® Cæsarii viut,
carniinei 'î *i
le P. Mabilloii, Analecta vetera. — Annal, be-
nedictiii.^f l. 11^ p.l627.,— hD> V/ioteu Vie deaaiût Ger main d’Auxerre. — Papire Masson , Histor. Franc, in Carolo Calvo* — La descj;ipjLi<^n des îypittçs de dé Saint-Germain d’Auxerre.' — ^'Sigeb’erl, ad ann. 872. — Vossius, De historié, latin., p.'74â, 22i el 322. —» Sandius^ io historié, talin. V>^siL — GalUa ehristiana , t, II, p. 269, — Isidor. sçriptor. écclesîast. — HallervoîVi. *Spicîleg. de histor’.' latin., p. 727. — Bibliotheca’euriosa, p. 127i — i-' Index atitor: Glossar. lat. Cangii. — .Kuiiig, Biblioth. vêtus et nova. — Fabricius, Biblioth. lat. et Biblioth. inedii et infimi ævi. — Tritfiôme/De sçriptor.’ ecclesiast. et illust. benedict. -t- . Dupin, Auteurs' ecclésiast. du IX* sièele. — T GuilL. Cave, Histoife liüér., p. 474..-r Courtépée , nouv. éd., IV, 343. — Duru, Biblioth. hist. de rVbnn'e. ‘
HERVJ (Nicolas), avocat au Parlement de Dijon, a composé ’^in' recueil de' noëls qu’il fît imprimer en cette ‘ville, -‘l’an 1708, 'chez Michard.' ‘ '
HILARION, de Nolay (le Père), né k Nplay en 463T, mort à Dijon le 20 septembre 171 après plus de cinquante^cinq années de profession religieuse. Carnot était < son nom deifamiUe. (V. à ce nom.) . . *
UOGES (Pierre d'), né à Chalon-sur-Saône, où il mourut eu i 669 ; avocat , maître, des eaux et forêts,imaire deChaionen 1651 . Il dota cette ville de sa première imprimerie. G'e.U à sa prière que le Père Perry écrivit l'histoire de Chalon. lloges était poète, orateur et très-versé dans l'histoire.