V. Courtépée, nouv. edit , II
CARNOT (Joseph-François-Cladd£) , né à Nolayle 22 mai 1752, mort à Paris le 31 jaillet 1835. Jarisoonsolte, president du tribunal criminel de Dijon, conseiller à la cour de cassation' en -1801, membre de l’Académie des scienees morales et politiques, signataire snceessivement en 1814 de la decheance de Bonaparte, le 25 mars 1815 de l’adresse Mnraire contre les Bourbons, et le 12 jaillet de l’adresse Âudier contre Bonaparte. Criminaliste distingue, J'.-F.-C1. Carnot a laisse les ouvrages suivants : 1» De l’instruction criminelle considérée dans ses rapports géziànox et particuliers avec les lois nouvelles et la jurisprudence de la cour de cassation :
Paris, 3 vol. in-4®, 1812-181 7 2» Examen
des lois' des 17 , 26 mai , 9 juin 1819 et 31 mars 1820, relatives à la répression des abus de te liberté de la presse ; Paris, 1820, in-8® , 2* édit. 1821. — 3® Commentaire sur le Code pénal, contenant la manière d’en foire une jaste application , l’indication des améliorations dont il est susceptible, etc., 2 vol. in- 1823-1824. — 4® Le Code d’instruction criminelle et le Code pénal mis en harmonie avec la Charte, été.; Paris, 1819, in- 8® (ano-
oyraeL — 5® DfC.la disoipline jçK)iciairciO0nr sidcree dans ses rappor^sayec les juges, «to.^ Paris, 1825, in-8°. ,
V. Moniteur Universel -, année iÇÿo p-. 1799 et 1837. " ■ ■ ' • ■ ■
, €ARNOT .( LA2ARB- HlPP0tYTE7 MARGüErite), né h Nolay le 18' mat ; )mort. à Magdebourg le, 2 août 1823<;Frère du précédent, conventionnel, ingénieur , écrivain politique et .mathématicien ,'Mlittérateur , -membre de l’Jnstitul, etc. Elève , de -Monge à' l’école spéciale de Mézières^. ^officier assez -distingué pouriétre àitrentoi.ans capitaine ■ du génie ict clievalier.de Saint-Louis >Sans .avoir faif'la guerre ,;lauréat otmembre de plusieurs Academies, L. Carnotv admirateur , passionné des vertus répubtieaines ,/ devint l’un des acteurs les plu.s laineux de laj^B-évolution. Député par: le iPas-de-Calais,-. ainsi iqiie son - frère,- à l’Assemblée législative en 1791, U débuta par là demande de mise. en accusation de.Calonne^ Mirabeau etdes prin- - ces français alors en Allemagne; puisbientdt membre du comité militaire, où il, fit énergiquement de l’oppoalion au gouvernement, H se fit plusieurs fois, remarquer pendaot-la session législative,'-darts les questions militaires.-. Membre de. .la. Convention (1792).;^ il ■vota la mort de Louis.- XVI,' puis envoyé.à
l’armée du Nord, il gagna la bataille de Waltignies. Appelé à faire partie du comité de salut public , et chargé dans ce comité de la direction des armées, il en prépara habilement les succès. Après le 9 thermidor, il défendit avec force Collot, Billaud etBarrèrc, accusés par la Convention ; sur le point d’être arrêté lui-même à la suite de l’insurrection du l"" prairial, il ne dut la liberté qu’à Bourdon (de l’Oise) qui s’écria : « C’est cet homme qui a organisé la victoire dans nos armées. » Réélu alors député par quinze départements à la fois, puis porté au Directoire (1795), Carno^ , après en avoir été président, fut compris dans la proscription du 18 fructidor 1797, et remplacé par François de Nctifchâteau. Il se sauva en Allemagne, y publia ses mémoires juslifîcatifs, et ne revint en France qu’après le 18 brumaire (1799). Ministre de la guerre un instant (1800), puis membre du tribunal (1802), il vota énergiquement à ce dernier titre contre le consulat à vie et surtout contre la proposition de l’Empire; son vote le fit mettre de coté jusqu’en 1813. C’est alors qu’il écrivit à l’Empereur une lettre célèbre pour lui offrir son dévouement et son épée, et que Napoléon lui confia de commandement d’Anvers qu’il conserva "glorieusement jusqu’au traité dé Paris (1 8 14). Carnot fut encore ministre de l’intérieur
pendant les cent jours, s’opposa à la seconde abdication de Napoléon qui, en partant, se plaignit de l’avoir connu trop tard. Ën6a, nommé membre du gouvernement provisoire, il fut exilé par la Restauration, se fixa quelque temps à Varsovie et ensuite à Magdebourg où il mourut. Outre les differents discours , les différentes motions politiques de Carnot, dont nous ne citerons que les plus importants, et qu’on retrouve au Moniteur universel de son temps, cet homme célèbre à tant de titres a laissé les ouvrages suivants : Eloge de M. le maréchal de Vauban; Dijon , 1784 , in-S*^, couronné par l’Acidémie de Dijon et auquel il faut joindre l’ouvrage suivant : — 2® Observations sur la lettre de M. Chanderlos de Laclos contre Véloge de M. le maréchal de Vauban, 1785, in-8®. — 3® Essai sur les machines en général ; Dijon, 1786; Paris, 1801, in-8®. — 4® Déclaration des droits du citoyen, 1793, in-8» de 12 pages. — 6® Œuvres mathématiques, 1796- 1797 , în-8®. — 6® Réflexions sur la métaphysique du calcul infinitésimal, 1797, in-8® 2* édit. 1813 : trad. en allem. par Hault Francfort, 1800, in-8®; en anglais, par Dickson ; Londres, 1801. — 7® Réponse de L. H. M. Carnot.... au rapport fait sur la conjuration du 18 fructidor au conseil des Cinq- Cents par J. Ch. Bailleul , etc., in-12 de
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228 p. sans date (plusieurs édit, tant allemauaes que françaises : trad. en allemand, Hambourg, 1799, in-8^; en anglais, Londres, 1799, in-S**). — 8* Second mémoire de Carnot; Hambourg , 1799 , in-12 de 43 p. — 9* Lettre au citoyen Bossut, contenant quelques vues nouTelles sur la trigonométrie, ISOO, in-S**. — 10** De la corrélation des figures de géométrie ; Paris , 1801 , in-O** tm. en allem. par Schellig; Dresde, 1801, io-8*. — 11* Principes fondamentaux de Péqollibre et du mouvement; Paris, 1803, fig. trad. en allem. par Weiss; Leipsig, 1804, in^*. — 12** Géométrie de position, à l’usage de éèux qui se destinent à mesurer des terrains; Paris, 1803, in-4**, fig. trad. en allem. par F. K. de Heiligenstein ; Manheim, 1804, 2 vol. in-8**, avec la métaphysique du calcul infinitésimal. — 13<> Discours contre lliérédité de la souveraineté en France (prononcé an tribunal le 2 floréal an X31), 1804, in4*. — 14<> Mémoire sur la relation qui exisie entre les distances respectives de cinq points quelconques pris dans l’espace, suivi d*an Essai sur la th^rie des transversales ; Paris, 1806, 1815, in-4**, fig. — 15<* De la défimse des places fortes (composé par ordre d« l’empereur pour l’instruction des élèves do corps du graie); 3* édit., 1812, in-4* trad. en anglais par Hontalembert ; Londres,
1814, îiitS®. — 16® Mémoire adressé au Roi en juillet 1814, par M. Carnot, licut. gén., etc.; Paris, 1814, in-8® réimprimé au moins sept fois en 1815 et reproduit dans le Lynx, plusieurs fois aussi réfuté. — 17° Exposé delà conduite politique deM. le lieutenant général Carnot, depuis le 1*'' juillet 1814; Paris, 1815 , in 8°, 2* édit. — 18° Correspondance inédite de Carnot avec Napoléon pendant les Cent jours; Paris, 1819, in-8®. — 19° Recueil de lettres de deux amants; Paris, an IX, 9 vol. in 8° (anonyme) : les 6 premiers volumes ont été réimprimés sous le titre de! Lettres secrètes et anonymes de deux per-^ sonnages célèbres de nos jours; Paris, 1819, 4 vol. in-18. — 20® Opuscules poétiques de M. le général L. H. M. Carnot; Paris, 1820; in-8®. — 21® Don Quiclioltc, poème héroïque en six chants; Lcipsig , 1820 , in-18. — 22® Mémoire sur la fortification primitive, pour servir de suite au traité de la défense des places fortes; Paris, 1823, in-4°, pl. (posthume).
V. Moniteur Universel. — Mémoires de Montbo- Ion. — Vie de Carnot, par le baron de B. . . ; Paris, 1816, in-12. — Diverses notices éparses dans la Revue encyclopédique, le Constitutionnel, les Zeitgenossen, etc., et à la tétc des Mémoires hisloriques et militaires sur Carnot, rédigés d’après ses manuscrits, sa correspondance inédite et ses écrits, par P. F. Tissot. — Barbier, Diction, des Anon. —
Le Jacobinisme rcfutc ou obsei’v«tions' sur le méroolrc de Çornot, par G. , . (Guillot) ; Paris, 181», in-8“. — Biographie dp Carnot, par F- Arago, lue à l'Académie des sciences le’ 21 août 1837 (t. XXII des roém. de rAcadéniie des sciences , et œuvres complètes d’Arago, 1884.) Atücneum français* 1884.
CARRELET (Bernard) né à Dijon, Fils de Bernard Carrçlet, correcteur en la Cliàm-. bre des corap'les de Dijon , a fait imprimer en 1725: 1° Quatre distiques latins et un quatrain, sur la statue équestre de Louis-le- Grand, érigée à Dijon au mois d’avril 1726,. (Vr aussi dans le Mercure de juin 1725.) — 2®’ Plusieurs autres morceaux tant en prose qu’en vers qu’on trouve dans le Mercure de
France. V ... . ’i
CARRELET (Lonis), né a Dijon le 8 septembre 1698, mort dans la même ville le 16 mars 1781. Frère du précédent, d’abord jésuite et précepteur des enfants de M. de Choiscul-Beaupré, puis dôcteur en théologie de rUniversité de Pont à'tAlousson et successivement vicaire à Paris du célèbre Lartguet , curé de SainGSblpico , prédicateur distingué, chanoine de la cathédrale de Dijon (1731) j où' II était venu respirer’ l’air natal par ordre des médecins, et enfin 'Curé de N. D. de' celle ville quMl administra pendant près de cinquante ‘ails avec un zèle admirable. .(Ses -œuvres ont été plusieurs
fois imprimées. Les premières étaient : 1« Le Prince des pasteurs couronné , idylle raélée de chants et de récits ; Dijon, Defay, in-4* de 8 pages (dédiée à Bouhier, premier évêque de Dijon).— 2° Epilhalame sur le mariage de M. le marquis de Vienne avec H*'* de Tavannes*, Dijon, 1731, in-4®. — 3° Oraison funèbre de très-haut, très- puissant et trèsexcellent prince Louis-Henry de Bourbon, etc.) prononcée le 9 mars 1740^ Dijon, Defay, 1740, in-4* de 36 pages. — Papillon ne fait mention , que de ces trois publications qui seules précédèrent sa Bibliothèque des auteurs de Bourgogne *, mais Louis Carrelet est auteur d’un grand nombre d’autres , contenus dans la troisième édition de ses œuvres, la plus complète de toutes et dont les sept volumes in-12 (Paris, Belin, 1805), ' sont divisés comme il suit : 1* Les deux premiers volumes contiennent les Homélies. — 2* Le troisième, les Instructions théologiques. — 3* Le quatrième, les Discours sur les points les plus importants de la morale.
— 4* Le cinquième, les Discours sur les fêtes et les cérémonies remarquables de l'Eglise.
— 5* Le sixième , les Panégyriques et les Oraisons funèbres. — 6* Le septième , -les Discours sur plusieurs événements intéressants pour la religion.