‹ Galerie bourguignonneChapitre 60 sur 170 · V. Draudius, Bibliot. class. , p · texte numérisé non relu

V. Draudius, Bibliot. class. , p

GHARMGY (Louis de), né à Auxerre au XVI* siècle. Fils dn précédent, avocat', a composé plusieurs opuscules : 1* Le Monologue du bon vigneron (peut-être resté ma> nuscrit). 2* Deux pièces qui sc trouvent en tête de la Goutume d'Âuxcrre , édit, de IS8I , lui sont attribuées par Papillon; la première a pour titre : Au peuple auxerrois, touchant l’abbccviation des procès , par l'homologation dès présentes Coutumes. La seconde consiste en douze vers français et cinq distiques latins.

CHARPY (D. Gaétan), né à Mâcon, mort en 1683. Clerc régulier’ de l’ordre des Tbéatins, puis supérieur de leur maison â Paris, a laissé: 1* L’histoîrc de l’Ethiopie orientale de Jean de Snnto, dominicain (Ira; duile du portugais); Paris, 1684 , in-î2. — 2*> Plusieurs manuscrits, parmi lesquels on distingue une traduction de l'iraticn en français de la Relation de la mission faite eii France par les Tbéatins, en 1644. — 3® La vie. de saint Gaëtan de Thicnne, fondateur des clercs réguliers; Paris, 1657, in-4®. (Ce dernier oùvrage', attribué par Gouget , et

d’nprès lui par Papillon à Nicolas Gharpy, iVous parait, comme au snvont M. Weiss (Biogr. Michaud , art. Ciiarpy) appartenir bien plulùl à Gaclan.

V. Bayle. Nouv. de In Rép. dos Lettres; octobre» 1685. — Trésor de la Bourgogne.

CHARPY (Nicolas de Sainte>Croix) , né ü Sainte-Croix, mort en 1070. Prôiro, docteur en théologie, a laissé les ouvrages suivants : l” Le Juste Prince, ou le Miroir des Princes, en !a vie. de Louis XIII ; Paris , Cainusat , 1638, in-J**. — 2* Paragraphe du Psaume 71, sur la naissance de M. le Dauphin, in-4*. — 3® Ëpiire à l’iliver, sur le voyage de la reine en Pologne, in-4*. — 4® Le Hérault de la foi des temps, ou Histoire de l'Eglise triomphante; Paris, Desprez, in-4®, pp. 8. — 6“ L’Ancienne Nouvcoulc de rEcrilurc Sainte, ou l'Eglise tri.'imphante en croix ; Paris , 1657 , in-4". — 6® Elogium cardinalis Nazarini apologclicumi feu Historiæ Gallo-Mazarinæ comuendium. Cet ouvrage est en prose quarree, avec des notes marginales; Paris, 2" édition 1658, in-8®. L’auteur y prend le titre de conseiller d'Etat. — 7® Catéchisme Eucharistique eri deux journées; Paris, 1088, in-8®. — 8®‘Dansle Recueil des harangues de Brice Bauderon de Seneccy, imprimé en 1685. On voit trois Lettres de Charpy, p. 479, 480 et 494, ^

9® Abrégé des Grands; Paris , 1689

in-4®.

D. Calraet, dicUon. de la bible. — Le supplément de Moreri , de 1735. — Vie de Nicole, p. 136.

CHARTRAIRE DE GIVRY ( François - Anne), né à Dijon en mai 1684. Conseiller au Parlement de Dijon en 1710, il n’a laissé que le plaidoyer suivant, que la nation suisse fit imprimer : Plaidoyé prononcé au Parlement de Dijon pour le sieur de Martines de Cressier, gentilhomme, imposé mal à propos à la taille dans le pays de Gex, et l’arrêt qui intervint en conséquence; Genève, Barillot, 1712.

y. Mcm. de Trévoux , mars, 1712, p. 649.

CHARVOT (Antoine de). Chantre, chanoine et ensuite doyen de l’église d’Autun, a composé, au dire de de la Mare, un Recueil de divers Mémoires pour servir à l’iiistoire de la ville d’Aulun : Extant alicubi, tels sont les termes vagues et peu propres à faciliter les recherches des bibliographes qu’il emploie en en parlant.

y. De la Mare, Conspectus Histor. Burgund, pag. 40.

CHASAN’ (CladoE'Bernaru de) , mort en 1709. Gentilhomme bourguignon, dont la famille est restée incertaine pour Papillon. 11 a composé l’Histoire abrégée du siècle cou-

rant, depuis 1600 jusqu’en 1686 j Paris, Coignard, in-12, suivie du Catalogue des historiens, du même siècle , et dont il a préparé, dès 1687, une 2* édit, qu’il a eoDtinuée jusqu’à sa mort.

y. Bibliot. des Hlstor. de la Franco du P. Lelong, qui d’ailleurs a fait erreur sur la date de l’édit, qui a paru;

CIIASOT DE NANTIGNY (Louis) , né à Saulx-lc-Duc en août 1692>,. mort le 29 dé* cembre 1766, Généalogiste distingué, a laissé les ouvrages suivants : 1° La partie généalogique'des suppléments de àlorerL — 2° Tablettes géographiques; Paris, 1726, in-1'2. — 3" Généalogies historiques des anciens patriarches, rois, empereurs et de toutes les maisons souvel-aines jusqu’à présent ; Phris, 1736-1738, 4' vol. in-4® (ce ^•dnd' ouvrage n’est pas achevé). — Tablettes bisloriqucs, généalogiques et chronologiques’; Paris , 1749-1757 , 8 vol. in-24. — 6® Tablettes généalogiques' de la maison de France' et de celles qui en sont sorties , in-4® (extrait’ des généalogies historiques). — 6® Tablettes dû Thémis, 1756, 2 vol. in-24. — T® Abrégé de la généalogie des vicomtes de Lomagfté, avee une. diisertotion sur la branohe de Candtle Paris, 1767,, inrl^

y. Courtépéc,, nouv. édiu , W , 240.- BartSor, Dki, deS'ÀmMkymes.-rtTrdsM de.' lài Bourgosfio.1

CHASSENEUZ (Barthélemy de^, né à Issy-l’Evéque, près d’Âutun, au mois d’août 1480, mort à Âix le IS avril 1541. ÂTOeat du roi au baillage d’Autun , conseiller au Parlement de Paris en 1 53 1 , il fut nommé l’année suivante président de celui de Provence. Jurisconsulte distingué , il fut appelé par le roi François I*' à travailler à l’ordon- ' nance rendue à Is-sur>Tille sur la réformation de la justice. Il s’opposa de toutes ses forces à l’exécution de l’arrêt rendu contre les Vaudois de Cabrièrcs et Merindol. Ses principaux ouvrages sont : 1** Consilia; Lyon, 1531, 1 vol. in-folio.. — 2<* Catalogus gloriæ mundi; Lyon, 1529, in-folio. — 3° Gonsuetudines Ducalus Burgundiæ ac fere totius Galliæ. — 4° Epitaphes latines des rois de France depuis Pbararaônd jusques à François I*'.-

V. Courlépéc. — Trésor de la Bourgogne. — Maillard de Chamburc^ r^oiiee biographique et cri» tique sur B* de Cbasseneuz et son prétendu plaidoyer, etc. — Dupin, Biographie des principaux auteurs de droit, jurisconsultes, etc. ‘

CHASTEL ( PmRRE du) ou Gastellan , Cbastellain, né à Arc en Barrois , mort à Orléans le 3 février 1552. Grand aumônier de France, évêque de Mâcon, de Tulles et d’Orléans , honoré de la protection de François P’’ ; auteur des ouvrages suivants : 1** Le

Trt‘|)a&, obsèques et enterrement de trèslianit^ très'puUsont et trcs-inagnaninie Franeoia, bar la ghVcc de Dieu, roi de Franrc tecs-cliréticn , premier do ce nom , prince clément , père des arts et des sciences. — 2® Le premier sermon funèbre fait et prononce es obsèques du feu roi très-ebretien François 1"' en l’église de N.-D. de Paris, le 2:i* jour de mai 1547. — 3® Le second* sermon funèbre fait et prononce ès-obseques du feu roi très-chrétien François I♦^ le 24 mai 1547. (Ce sermon et les deux pièces préccdcnlc.s ont paru in-8® 1547 chez Robert Esticnne.) — 4° Lettre (iatine) au docteur l>C8pcncc (p. 275 de l'iiist. du' collège de Navarre, par de Launoy).— 6® Lcifre latine <lc François 1®'' contre Charles-Qulnt, 1543. — 6® Lettres du roi Henri II au Parlement, incontinent après la mort de François P'', et la réponse du Parlement, avec les particularités de la mort de François 1"% écrites pur Févèque de Mècon. (Manuscrit in-folio (|ui faisait partie de In bibliothèque de Daguesseau. ) 7® Institutions hébraïques.

V. Vil* (Je du Chaslel, par P. Gulland, publiée par Baluze , en — Diction, critique de Bayle, art. Gagtellaih — Le P.LoLong, p. 3Ô2, n* 7608 de la Bibliot. hisior. de la France. —Mezeray.—Varillos. — Konig, Bibliot. anc. et mod. p. 174. — Courlcpée, iioiiv. éd. JI, 143. IV, 210-Ciraull, estais sur Dijon,

CHASTELLUX (Claude de Beauvoir, seigneur de) , mort en mars 1453. Conseiller et chambellan de Jean-sans-Peur , gouverneur du Nivernais, des villes de Mantes, Pontoise, Meulan, Poissy, fit lever (1414) le siège de Bar-sur-Aube, surprit Paris (29 mai 1418) avec plusieurs autres uificiers bourguignons, fut nommé quelque temps après (2 juin 1418) maréchal de France, puis (10 septembre) lieutenant et capitaine général dans le duché de Normandie, et, après avoir été déihit près de Louviers, et racheté par le roi de France, surprit Crevant qu’il rendit au chapitre-d’Auxerre, en soutint le siège (1423) où U fit prisonnier le connétable Jean Stuart',' enfin' assista, au nom du duc de Bourgogne, aux assemblées tenues h Auxerre (1431).

V. Anselme, Hist. gcnéalog. de la maison de France, VII, 1. — Courtepée , nouv. édition IV, 5, 315.

CHASTENAY-LANTY ( Erard-Loüis Gui, comte de), né à Essarois le 30 janvier 1748, mort le 20 avril 1830. D’abord colonel, peu de temps après son entrée dans la carrière militaire, puis, après avoir donné sa' démission et voyagé' pendant quelques années en Prusse, en Italie et dans toute 'rAlieiuagne,' fait un cours de droit public à'Gœttingue, assisté au congrès de Tesohcr , oublié un

désir d’eotrer dans la diplomatie que n’agréa pas le gouTeroement t s’étre enfin retiré dans ses terres pour s’y livrer complètement à l’éducation de ses enfants , à de savante* études et à toutes les vertus de la bienfaisance, député aux Etats généraux en 1789. Elu par la noblesse, mais - tout dévoué au peuple, Chasteoay-Lanty se réunit au tiersétat , vota pour les innovations, soutint Necker qu’il admirait , et fut enfin inscrit comme membre de la Montagne. Cependant après le voyage de Varennes , il revint sur son passé et signa une protestation. Après être allé à Rome avec sa famille, revenu à Paris au moment de la terreur (1794) , il retourna à Cbàtillon pour éviter que son nom ne fut sur la liste des émigrés , mais il était trop tard , et dénoncé à Fouquier-Tinville , conduit prisonnier à Paris , il ne dut son salut qu’au 9 thermidor. Traduit au tribunal révolutionnaire, deux mois après la mort de Robespierre, et défendu par Réal, il fut acquitte de l’accusation, dont le principal grief était une lettre écrite par Chastenay, en 1792, à un de ses amis de la Côted’Or, en faveur des prêtres non assermentés. Rendu à ses occupations d’utilité publique, Chastenay fut ensuite membre du conseil de son département , vice-président du bureau de bienfaisance de Cbàtillon, choisi par

le- pouTair én 1811 pour faire partie du Corps législatif où il se Ht encore remarquer par ses idées libérales ; puis il ad liera un des premiers é la déchéance de Napoléon et au retour des Bourbons; mais après la dissolution de la chambre , par suite dn retour de Bonaparte, en 1816 , il neifut pas réélu, et depuis «ce moment jusqu’à sa mort, ne remplit plus d'autres fonctions publiques que celles do membre du bureau de bienfaisance de Chàtillon.'i ü';' • '■ ''l'nv ,

Moniteur Universel. I ' '

^.'CHASTENAY (N»>* Victorinb do ) , née vers 1770, à Essarois, près ChAtillon-sur- Seino , chanoinesse. Elle a publié ; l** Les Mystères d’Udolpho , traduits do l’anglais d’Anne RadclüTe, 1797 , 4 vol. in-12, ou 6 vol. In- 18. — 2* Calendrier de Flore’, ou Etude des fleurs d’après nature, 1802 à 1804, 8 vol. in-8**. — 30 Du Génie des peuples nneiens, etc., 1808, 4 vol. in-8". — 4« Les Chevaliers Normands en Italie et en Sicile, St Considérations générales sur l’Histoire de U chevalerie, 1826, in-80. ;

■'Y. Moniteur Universel.

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^i^-CHATELET - LOMONT ( Florent - Louis- Mürib, duc du) , né à Semur en 1727 , mort à Paris sur l’échafaud révolutionnaire le 1 3

décembre 1793; Fils de I& célèbre marquise du Châtelet, colonel à seize ans, blessé à la bataille d’Hastembeck, où il se distingua à la tête du régiment de Navarre , menin du père de Louis XVI et créé duc en 1777. Après avoir refusé la place de chef du conseil des finances, il remplaça le maréchal de Biron dans celle de colonel des gardes françaises, grade qu’il conservait encore dans le régiment du roi, mais les gardes françaises attachés au maréchal et qui eussent désiré voir à leur tête le duc de Lauzun , héritier de son nom , mécontents d'un autre côté des réformes que voulait établir leur nouveau colonel, s’insurgèrent, et leur révolte fit meme attribuer au doc du Châtelet, en partie du moins, le début de la révolution, à laquelle il donna pourtant fort peu de gages de dévouement. Député aux Etats- Généraux par la noblesse du Barrois, comme on peut le voir dans le Moniteur du temps, il resta; à quelques concessions près, fidèlement attaché à son ordre. Proscrit pendant la terreur, après être resté longtemps à Paris, ne voulant pas sortir du royaume, il fut enfin arrêté en Picardie, envoyé au tribunal révolutionnaire et condamné à mort ; il essaya vainement de se détruire lui-mème dans sa prison, il ne put y parvenir, mais il s’était tellement maltraité que le bourreau n'eut

presque qu'un cadavre. Le duc du Chalelel avait été ambassadeur en Autriche d’abord, puis en Angleterre. Il a laisse : 1° Des mémoires qui ont été publiés en 1808 sous le le litre de Voyage en Portugal, — 2' Plusieurs lettres imprimées dans les Mémoires du duc do Cboiseul.

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