V. Statistique de Saône-et-Loire, 1838, in
CLUGNY (Jacques de). Fils de Georges de Clugny, né le 4 mars 1635, mort à Dijon le 2 octobre 1684 ; d’abord avocat au Parlement de Paris, puis lieutenant civil d’Avallon (27 janvier 1664), enfin lieutenant-général au bailliage de Dijon (29 avril 1676). Jacques de Clugny est auteur . 1® d’une Description des Grottes d’Arcy , proche d’Avallon , faite par ordre de Colbert et publiée dans le t. U, part. P*, p. 110, de la Continuation des .Hémoiresde Littérature et d’Histoire du P- Desmoletz. — 2® De plusieurs harangues manuscrites.
. CLUGNY DE NüYS (Jacques -Etienne-
Bernard), ne à Dijon en 1729, mort à Paris en 1776 (Contrôleur-général des finances; c’est sous son ministère que furent établies en Prancc la loterie et la caisse d’escompte.
CLUMES (Jacques de) , né à Saint-Jeande-Losne. Prêtre familier de sa ville natale, de Clumes a compose une histoire du siège de Saint-Jcan-dc-Losne, par le comte Galas, général des armées impériales ; cetie histoire, imprimée en 170S chez Michard, à Dijon, fut détruite par l’incendie du magasin de celle imprimerie, en 1704 , mais ne mérite, à ce qu’il paraît, aucun regret.
COCHET DE SAINT-VALLIER (Melchior), né à Monteenis en 1665, mort à Paris dans la nuit du 19 au 20 décembre 1738. D’abord secrétaire ordinaire de Philippe , fils de France, duc d’Orléans, frère de Louis XIV, puis conseiller au Parlement de Paris , le 18 juin 1695, enfin président en la seconde chambre des requêtes au même Parlement, le 2 juillet 1701 , démissionnaire et président honoraire à la fin de 1716, il a laissé les ouvrages suivants : 1° Traite de l’induit du Parlement de Paris; Paris, Guignard, 1703, 2 vol. in-12 , ibid. 1706. — 2” Dissertation sur les armoiries de France , pour répondre à celle d’un auteur anonyme (Mémoires de
Trévoux, 1706, septembre, p. 1596. —
3<> Lettre au R. P jésuite, sur le Traité
des Droits des chapitres des églises cathédrales, et Remarques sur les chanoines honoraires (Mémoire de Trévoux , 1707, mai, p. 911),
V. Journal de Trévoux, 1703, octobre, p. 1796. ^ Traité de rindiilt, par i*abbé Richard, 17i3. Œuvres de Tabbc Lenglet du Fresnoy. — Histoire des ouvrafçcs des Savants^ 1704 ; février, p. 65, et juin, p. 254. — Actes de Leipsic, t. XXII, p. 87. — Journal littéraire, 1715, t. 1, p. 261. — Lebrun, Traité des successions, 3» édit., 1714, in- fol. —
Lettre du Recueil des Lettres éditantes des missions étrangères, par le P. Bouchet, jésuite, XI® Recueil, Paris, 1715. — Dupin, Auteurs ecclésiastiques du xvii® siècle, t. Vil, p. 139. — Moreri, supplément, p. 482. — Préface de Phistoirc des ordres I monastiques du P. Helyot, p. 14. — Mercure de juin, 1735, p. 1237. — Moniteur Universel. — Trésor de la Bourgogne.— Girault, Essais sur Dijon. — Courtépée, nouv. édit , II, 305.
COCQÜARD (François-Bernard) , né à Dijon le 4 janvier 1700, poète, jurisconsulte, reçu avocat au Parlement de Dijon , le !«' décembre 1721 , membre de l’Academie de Dijon, dont il se retira en 1741. Voici la liste de ses ouvrages : 1<> Elégie (Mercure de mai 1722, p. 12 et suiv.). — 2° Sonnet en bouts-rimés, sur les differentes occupations des hommes (Mercure d’octobre 1723). — 3** Bouquet à mademoiselle B..... (Merc. de décembre 1726, 1«' vol.). — 4® Vers en-
voyés à M. le comte de Marlgny-Pibrac, le jour de sa fête (Merc. de décembre 1725, 2* vol., p. 3006). — 6® Apollon et Daphné, cantate (Merc. de décembre 1725, 2* vol., p. 3023). — 6® Daphnis, cantate (Merc. de juin 1726, 1**' vol.). — 7® Epilhalame (Merc. de mai 1727, p. 881 et suiv.). — 8® Bouquet à M. le comte de Marigny-Pibrac (Merc. de mai 1727, p. 892). — 9®Epîtrc d’une amante à son amant guerrier, que l’auteur feint d’être dans l’armée, qui faisait le siège d’une place (Merc. de juin 1728, 2® vol., p. 1308 et suiv.). — 10® Elégie (Merc. de juillet 1728, p. 1682). — 11® Autre Elégie (Merc. d’octobre’1728, p. 2133). — 1 2® Epître familière (Merc. d’octobre 1728, p. 2171). — 13* Madrigal à une demoiselle qui avait demandé un almanach à l’auteur (Merc. de janvier 1729, p. 24). — 14® Elégie (Merc. de juillet 1729, p. 1490). — 15® Question remarquable jugée par arrêt du Parlement de Dijon : Si une mère, qui a abandonne sa fille, peut interjeter appel comme d’abus de la célébration du mariage de cette fille mineure, qui a épousé un comédien, sans les solennités ■ requises, et s’il est permis d’agiter la question d’état d’une personne, cinq années après sa mort (Merc. de juillet 1729, p. 1555). — •
16° Vers à mademoiselle B sur la mort
de son chien (Merc. de mars 1730, p. 502).
— 17* Remerciement à M. le comte de Marigny-Pibrac, qui avait envoyé à l’auteur
' du lait . avec quelques historiens et des poètes (Merc. d’août 1730, p. 1786). — 18® Bouquet au même (Mero. de novembre 1730, p. 2364). — 19® Divertissement, exécuté chez mad. de F au sujet de l’asile
qu’elle avait donné à une assemblée de musique, que quelques envieux avaient voulu détruire; Dijon, J. Sirot, 1731, in-4® (réimp. dans le Merci de 'juillet 1732, p. 1482). — 20® Portrait de M. le comte de Marigny- Pibrac (supplément du Merc. d’avril 1731, p. 993). — 21® Vers envoyés à M. le président Bouhier, de l’Académie française (Merc* de moi 1731, p. 1198). — 22® Epître familière monorime à M. Gillet, ancien substitut en la chambre des comptes de Dijon (Merc. de novembre 1731, p. 2516J. — 23® Bouquet à H.... (Merc. de novembre 1731, p. 2681).
— 24® Epilhalaine à M. le comte de Marigny-
Pibrac, sur le mariàgc de madeinoiselle de Thiard-Bragny, sa petite-fille, et petite nièce de M. le cardinal dcBissy, avec M. le comte, delà Magdcleine-Ragny (Merc. de mars 1732, p. 453). 25° L’Amour fugitif, madrigal
traduit de l’italien Marini (Merc. d’avril 1732, p. 725). — 26® L’Amour aimé des Muses, idylle traduite du grec, de Bion (Merc. d’avril 1732, p. 818), — 27® Lettre sur l’ail (Merc.
de novembre 1732, p. 2302^. — 28* Divertissement, exécute à Dijon le 11 janvier par l’Académie de musique, etc.; Dijon , Augé,
1733 (réimp. auMerc. de juin 1733, 2** vol., p. 1342 et 1738, chez Antoine de Fay). — 29° Madrigal sur un beau Narcisse, qu’une demoiselle avait dans son sein (Merc. de juin 1733, p.. 1459>. — 30® Epîlrc en vers à M. le comte de Tavannes , brigadier des armées du roi, et son premier lieutenant-général en Bourgogne fMerc. de juillet 1733, p. 1502). —^31° Vers pour mettre au bas du portrait de M. le eomte de Marigny-Pibrac (Merc. d’août 1733, p. 1787). — 32° Etrennes à
mademoiselle (Merc. dcdécembre 1733,
2° vol.). — 33° Lettres ou dissertations, où l’on fait voir que la profession d’avocat est la plus belle de toutes les professions, etc., où l’on examine si les juges qui président aux audiences peuvent légitimement interrompre les avocats lorsqu’ils plaident; Londres, 1733 , in-12 (rare). — 34° Madrigal à une demoiselle qui reprochait à l’auteur, qu’il ne l’aimait plus (Merc. de juillet 1734). — 35° Bouqueté M.'le comte de Marigny- Pibrac (Mcrc. de décembre 1734, 2* vol., p. 2593). — 36° Question notable, jugée par arrêt du Parlement de Dijon, le 12 août
1734 : qui, de l’héritier ab intestat , ou de l’héritier testamentaire, doit jouir par pro-
vision des biens d’un absent (Merc. de dcceubre 1734, 2* vol., p. 2764). — 37® Rondeau (Mcrc. de janvier 1735). — 38" Elégie (Merc. de décembre 1736, p. 2680). — 39® Madrigal (Merc. de juillet 1737, p. 1660).
— 40® Epigrainme sur la réponse d’un meunier (Merc. de juin 1738, 2® vol., p. 1340).
— 41® Epigramme sur l’aveu d’un buveur (.Merc. de juin 1738, p. 1346). — 42» Lettre écrite au sujet d’une médaille de Constantin (Merc. de juillet 1738, p. 1601). — 43® Ma* drigal sur la médiocrité (Merc. de juillet
1738, p. 1456, et à la fin du t. VllI de la bibliot. de campagne imp. chez Ncaume; Lahaye, 1738). — 44® Remerciement en vers à M. Titon du Tillct, sur le présent do son portrait (Mcrc. de décembre 1738, 1®' vol., p. 2654). — 45® Madrigal a une belle musicienne (Mcrc. de décembre 1738, 2* vol., p. 2918). — 46® Epigramme contre un sot approbateur (Merc. de décembre 1738, 2* vol.). — 47* Epigramme à un rival (ibid.).
— 48® L’Amour laboureur, epigramme traduite du grec de Moschus (Mcrc. de janvier
1739, p. 36). — 49» Lettre au sujet de la croix (Merc. d’avril 1739, p. 027). — 50® Rladrigal à une demoiselle qui invitait l’auteur à décrire, en vers, une fête où ils se trouvèrent ensemble (Mcrc. de juin 1739 , l*® vol., p. 1072). — 51® Epigrammes choisies
d’Owen, traduites en vers français, et adres^ sces à M. Titon du Tillet, auteur du Parnasse français exécuté en bronze. (Nouveaux amu> sements du cœur et de Tesprit; Amsterdam, H. Dusauzel; et séparément, Paris, Bienvenu, 1739.) — 52° Suite des épigrammes choisies d’Oven, traduites en vers français. (Amusements du cœur et de l’esprit, t. VI et VII ; Amsterdam, Dusauzet, 1740.) — 63° Histoire de la vie et des ouvrages de Timanthe, peintre grec, contemporain de Zeuxis (Merc. de juin 1740, l**’vol., p. 1092). — 54° Observations critiques concernant la même histoire (Merc. de novembre, p. 2444, et de décembre, p. 2771, 2® vol., 1740). —
55° Lettre à monsieur où l’on justifie
un endroit critiqué de la tragédie de Rodogune (Merc. de février 1741, p. 313). — 56° Discours sur l’excellence de la science des mœurs, divisé en trois parties, et prononce à l’Académie de Dijon. — 57° Quatrain à M. du Tilliot, sur son livre intitulé : Mémoires pour servir‘à l’hist. de la fête des fous, etc.
V. Barbier, Dicl. desAnon. — Mercorc de novembre, 1732, p. 2362 et suiv,, art. de De la Roque. — Bibliothèque française de TabbéGouget, t. il, p. 107, 108, 109, 110 et 111. — Trésor de la Bourgogne. — Girault, Essais sur Dijon.
COLAS (Heuri), avocat au Parlement de
Bourgogne et père de Favocat-général du même nom. On lui attribue avec raison le Traité politique et économique du cheptel ; Dijon, Camus, *1765, in-12, que nous avons, d’après Camus, bibliol. de droit, n° 832, compris, sous le n° d, au nombre des ouvrages de Bannclier.