V. Courtépee , nouvelle édit., t. 2. — Gallia chrisif t
AÜTELZ (Guillaume des), né à Cbarolles en 1529, mort en 1580. Poète et littérateur, Guillaume des Autelz soutint une longue et violente polémique contre Meigret, au sujet des réformes que celui-ci voulait introduire dans l’orthographe. Ses nombreux ouvrages, très-rares, sont fort recherchés dos curieux ; en voici le catalogue :
1° Le Mois de May de Guillaume des Autelz, compose dans sa jeunesse- et. im primé à Lyon. — 2° Fanfreluche et Gaudichon , mythistoire baragouine de la- valeur de dix atômes , pour la récréation de tous les bons Fanfreluchistes; médiocre imitation rabelaisienne, en prose, fruit de ses loisirs d’étudiant. Cet ouvrage a été imprimé à Lyon, in 8®, Jean Diepi; et 1574, ibid. L’abbé Lenglet cite une autre édition in-16. en 1560. — 3® Traité touchant l’ancienne écriture de la Langue française et de la Poésie contre l’Orthographe des Bleigretistes ; I^cs Autelz publia ce Traité
sous le pseudonyme anagrammatique de
Glauinalis du Vczelct. — 4® I.con Hebricu ; De l’Amour, Lyon, 1551, in-8®. — 5® L’Amoureux Repos, contenant diverses sortes devers. Lyon, J. Temporal, 1553. in-8®. — (j® Epigramme latine de cinq distiques et deux sonnets imprimés l’un à la fin du I**’ livre des Erreurs amoureuses de l’ontus de Thîard, et l'autre à la fin du II® livre; 1553.
— 7® Repos du plus grand travail à sa Sainte (Des Autelz avait son Iris comme Pétrarque sa Laure; il l’appelait sa Sainte). Lyon, in- S® , et Lyon , 1560. — 8° Suite du Repos, etc., contenant plusieurs sonnets et chants, avec un Discours sur Platon , de la réminiscence contre la 7* ode du 111® livre des odes de Ronsard. — 9® Répliques aux furieuses défenses de Louis Mcigret, touchant l’o:'- Ihographc et la question de notre écriture française. Lyon , de Tournes, 1551 , in-lO.
— 10® Sonnet en tète des Epîlrcs dorées d’Antoine Guevares , traduites par Gutteri ; 1558, in-4*. — 11° Epître en vers, publiée sous le nom de G. Teshault, à la page 250 des Poésies de Charles Fontaine. Celle épîlrc est dirigée contre P. Angicr, ennemi de Fontaine. — 12° Remontrances au peuple français de son devoir en ce temps à la M.ajeslé du Roy ; trois Eloges de la paix, de la trêve cl de la guerre, en vers. Paris, André Weeker, 1559, in-4®. — 13" Haran-
guc au Roy contre la rébellion sur le tumullc et sédition d’Ainboise, où aucuns des chefs et rebelles furent punis. Paris, 1559, in-4®, et 1560, Vincent Serlcnas. — 14® La Paix venue du eiel (vers héroïques). — 15® Le tombeau de Charles-Quint , en 12 sonnets. Paris, in-4° — 16° Une ode responsive à une autre de Charles Bouillon, avec quelques sonnets parmi les œuvres de Rouillon. Anvers , Planlin, 1560, in*8®. — IToEncomium Galliæ belgicæ , accesserunt alii aliquot ejusdem versiculi. Antuerp. , P. Planlin , 1559, in-4°. Ces pièces se trouvent dans les Deliciæ poelatum Gallorum de Gruler, 1609, p. 53-58. — 18® Sonnet au-devant de la Gélodacrie (cris et larmes) amoureuse de Claude de Pontoux, 1576. Autre sonnet audevant des OEuvresde Pontoux, 1579. Vers sur la mort de Poutoux, dans les Poésies de Ponlus de Thiard. 19® Dix-huit stances au-devant de THérodicn, traduit par Vinlemillc, 1580. Chaque stance contient 12 vers. — 20® Sonnet au-devant du Solitaire de Ponlus de Tliiard , et 10 vers latins en décasyllabes, au devant des Discours philosophiques du meme, in-4®. — 21® Récréation des tristes, recueil en vers. Lyon, in-16. — 22® Quatre distiques latins, à la fin de la Syntaxe latine de Barlhelcon de Ravières. Lyon, de Tourne, 1548, in-8®. Guill. des
Âutclz sV donne le nom de Guillelmus ab Aris. — 23“ Les 6 livres de la nature des choses de Lucrèce, traduits en vers françois. — >24® On a attribué encore à Guill.. des Aulelz la paternité littéraire du Parnasse satirique.
V. l’abbc Lenglet, Bibliothèque des Romans, p. 237. — Baillct, Jiig. des sçav. , 1 IV, p. 233 et suiv , n® 743, cd. in-12, et Auteurs déguisés, p. 611 .
— Garasse, Index de sa doctrine curieuse, p. 488.
— Collelet , Vie de G. des Autels. - • Bibliothèque de Duverdier et de Lacroix du .Maine. — Nicéron , t XXX. — Courtépéc , nouvelle édit., t. 3, p. 20.
BACOT DE L.\ BRETONMÈRE (François) , né à Verdun-sur-Saone en 1670, docteur en médecine de la faculté de Louvain, a laissé : 1® Réponse à .VI. Moreau, médecin de Chalon. Nancy, 1810, in-l2j — 2® Analyse des eaux chaudes minérales de Bourbonne, avec une dissertation sur les différents genres de coliques, et des remèdes pour leur guérison et pour plusieurs autres maladies ; Dijon, Defay, 1 712, in- 1 2.