V. Vie de J. Couturier, publiée en télé du Catéchisme
COUTURIER (Jean), né à Dijon le 23 avril 1768, mort dans la môme ville le 20 novembre 1824. D’abord instituteur à Dijon, ensuite directeur du college de Gray cl professeur de 3®, puis de rhétorique au lycée de Dijon, il fit partie de l’Académie de cette ville. Outre deux épîtres à Bonaparte publiées en l’un Vlli, voici ce qu’on connaît du ses productions littéraires : 1® Ode imitée du pseaume 73 (ut quid , Deus rcpulisti inluum) sur les impiétés commises en France , 1800. — 2® Epure sur l’Eglise présentée du pape, Pie VII, 1800. — 3® Prière pour Louis XVIII,' tirée du pseaume 19 (Exaudiat le Dominus);. — 4® Couplets à S. A R. madame duchesse d’Angouléme sur son retour en France. — ô* Epître à M. Daru, 1813. — 6® Discours sur les avantages que les ora •
leurs et les poètes peuvent tirer de la lecture et de la littérature des hébreux, 1813. — 7° Ode aux souverains coalisés en 1799, adressée aux puissances alliées lors de lenr entrée en France en 1814 ; 1816. — 8® Ode aux puissances alliées réunies à Paris en 1814 ; 1816. — 9® Ode à M. de Vanoy sur l’amour de la gloire; 1816. — 10® Ode sur le mariage de Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry , avec Marie-Caroline-Thérèse de Naples; 1819. — 11® Ode sur la mort du prince de Condé; 1818. — 12® Mémoire sur l’inslruction publique, dédié aux parents chrétiens; Dijon, 1815, in-8®.
V. Eloge, par Amanton. — Mém. de l’Académie de Dijon, 18^ — Annuaire nécrologique de 1823.
CRÉBILLON (Prosper Jolyot de), né à Dijon le 15 janvier 1674, mort à Paris le 17 juin 1762. Elève du collège Godran, tenu par les jésuites, Crébillon fut envoyé par son père à Paris pour apprendre la procedure dans rélude du procureur Prieur.
Celui ci , démêlant son aptitude pour la poésie, l’cncouragca dans ses essais. Après une tentative malheureuse (La Mort des Enfants de Brutus), Crébillon débuta ea 1705 dans la carrière par la tragédie d’Idomenée. Atrée joue en 1707, Electre en 1709, Rhadamistc en 1711, considéré comme soa chef d’œuvre, mirent le comble à sa repu ta-
tion. Parurent ensuite Xerccs (1714), Sémiramîs, (1717;) Pyrrhus, (1726;) Catilina, (1749,) el enfin le Triumvirat, représenté à la fin de sa vie. Admis à l’Académie française en 1731, il fut nommé peu après censeur royal, reçut une pension du roi et mie place à la bibliothèque. 11 avait commencé une tragédie de Cromwel qu’il interrompit par ordre supérieur. 11 mourut à l’ûge de 88 ans. Le roi Louis XV lui fit ériger un monument dans l’église de Saint Gcrvais.
V. Vie de Crcbillon, par l’abbé de la Porte, en tête de l’édition de ses œuvres publiées en 1772. — Ephémerides universelles, t. VI, p. 321. — Girault, Essais sur Dijon, Lettres inédites. — Trésor de la Bourgogne. — Arsène Iloussaye, Galerie de portraits du xvm* siècle, 2* sérié. — Eioge de CrébilloD, par d’Alembert. — Idpar Voltaire. — Grimni, Gazette Littéraire.
CREÜSOT (Nicolas), né en 1698 à Semur, mort à Auxerre en 1761. D’abord supérieur du college de Sainte-Barbe, à Paris , il fut appelé à la cure de Saint-Loup-d’Auxerre.