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V. Yie de Peiresc, par Gassendi

DAVION (Julibm), né à Auxerre en 1615, mort à Paris en 1661 ; bachelier en théologie, puis, en 1644, sous-chantre d’Auxerre, et. plus tard chefeier de Saint-Etienne-des- Grecs à Paris, 11 a composé : 1*> Apologie pour Epicure; Paris, Courbé, 1651, in-12. — 2<> La Philosophie de Socrate; Paris, 1660, in-8*.

DAVOT (Gabriel), né à Auxonne le 13 mars 1677, mort à Dijon le 12 août 1743. avocat au Parlement puis, en 1722, professeur à l’üniversité de droit de Dijon. Il acquit la réputation d’un grand jurisconsulte. Ses Traités sur le Droit français à l’usage de la Bourgogne ont été commentés et publics par le savant Bannelier.

V. Courtepée, nouv. edit, 11, 425. — Girault, Essais sur Dijon. — Trésor de la Bourgogne. — Dupin , Manuel des étudiants en droit et des jeunes avocats, p. 640, édit. 1835.

DAYODST (Lodis-Alexahdre-Edhe-François Baron), né à Etivey le 14 septembre

1773, mort à Ravicrcs en sept. 1820. Entra comme volontaire en 1791 dans le 3* bataillon de l’Yonne, dont son frère était lieutenant-colonel et y parvint au grade de capitaine. Il servit jusqucs après la campagne de 1809, que sa santé délabrée le força de revenir dans ses fovers. En 18ll, il reçut le brevet de maréchal de camp.

OAVOÜST (Lonis-NicoLAs), prince d’Eck*mühl, né 5 Aunoux le 10 mai 1770, mort à Paris le 1*' juin 1823. Entré, comme cadet gentilhomme à l’école de Briennc, le 27 septembre 1780, condisciple de Bonaparte; breveté dans Royal-Champagne cavalerie , le 2 septembre 1788, renvoyé de ce corps en 1791 le 16 septembre comme ayant été, en 1790, instigateur d’une révolte; garde national à son retour dans son pays natal, puis, dès le 22 septembre 1791 , quelques jours après, lieutcnantrcolonel commandant au 3* bataillon de l’Yonne. Bientôt appelé à Paris, il adhère à la déchéance de Louis XVI, et se rendant à Valenciennes, il attaque Duinouriez et son escorte (avril 1793) qui s’ap-

firôtaicnt è marcher contre la Convention. I publie alors une proclamation des plus énergiques, est destitué pendant vingt-quatre heures, puis réintégré, et là commencent son influence et son rapide avancement.

Adjudant'généml à la suite, ‘en mai 1793, arec rang de chef de brigade en juillet même année, général de brigade provisoire, destitué comme noble et quoique républicain le 29 août, réintégré après le 9 thermidor général de brigade à l'armée de la Moselle, le 3 vendémiaire an III (24 septembre 1794), il assiste au'blocus de Luxembourg, passe à l’armée de Rhin-et-Mosellc , le 2 fructidor an III (19 août 1795), sous les ordres de Pichegru, et seconde le général Montaiga dans la défense de Manheim, où il est fait prisonnier. Rendu à la liberté, il sert sous Moreau et se trouve successivement au passage du Rhin, le 1^' floréal an IV (20 avril 1796), et sur les champs de balailie de Diersheim, Honncau, Kenlzig, Uaslach. Parti pour la Haute-Egypte avec Desaix, il triomphe glorieusement d’un nombreux corps de mameloucks à Sonaguj, le 1,4 nhôse an VU (3 janvier 1799), fait des prodiges dé valeur à Gizé, le 19 nivôse (7 janvier), et sauve le 29 (17 janvier) la flottille qui venait ravitailler l’armée; puis, il charge Mourad-Bey sous les murs de Samanbeute, se distingue aux affaires de Thèbes, de Kéné, d’Auboumam, d’Uesnej, de Cophtos, bat de nouveau Mourad-Bey au village de Bemadi, où il trouve des caisses pleines d’or; assiste à la bataille d’Aboukir sous les ordres directs de

Bonaparte et ne quitte l’Egypte qu’après la convention d’El-Âirish. Il revient alors en France avec Desaix (mars 1600), échappe miraculeusement à une émeute populaire en Sicile où il avait relâche; est fait prisonnier avec le bâtiment qu’il montait par la flotte de l’amiral Keith, qui le garde pendant un mois à Libourne, puis aussitot^son débar-

3uement, est mandé- par le premier consul ont il s’était déclaré en Egypte le fanatique admirateur, nommé par lui (3 juillet 1800) général de division et commandant en chef de la cavalerie de l’armée d’Italie, désigné comme inspecteur-général dé cavalerie (24 juin 1801), marié par Bonaparte à la sœur du général Leclerc, appelé (28 novembre 1801} an commandement des grenadiers à pied de la garde des conseils , commandant en chef (1803) du camp de Bruges; majorgénéral de la garde impériale, puis maréchal de l’Empire (mai 1804); grand ofBcier de la Légiomd’Honneur (14 juin 1804), Commandant (même année) de la sixième cohorte de la l^ion-d’Honneur ; grand-cordon de la Légion-d’Honneur (2 février 1805); commandant (octobre 1805) da troisième corps de la grande armée en Autriche, puis en Prusse ; grand-croix de l’ordre du Christ de Portugal (1805). Ici est une grande époque dans sa vie : Il triomphe à Âuerstaedt, point

décisif de la bataille d’Iéna, et criblé de balles, gagne le titre de duc .dans cette bataille qui coûte la vie au duc de Brunswick, figure à Eylau , à Heilsbcrg , à Friedland, est créé (30 juin 1807) seigneur de Lowien en Pologne, fait gouverneur-général du grand-duché de Varsovie, grand-croix de l’ordre de Saint- Henri de Saxe (avril 1808) et de l’ordre militaire de Pologne. Le 8 avril 1809, on le retrouve à la tête du troisième corps de l’armée d’Allemagne, puis il se signale, le 22 du même mois, à Eckmübl , où il ouvre pour la seconde fois la route de Vienne aux Français et gagne ainsi le titre de prince. 11 ne s’arrête pas là $ apres s’étre monté une maison princière, il s’empare, le 31 juin, d’une des îles du Danube, prépare le 5 juillet la victoire de Wagram par de premiers succès, est chargé de l'administration d’une partie de la Pologne , revêtu (1*'^ janvier 1810).du commandement de l’armée d’Allemagne, nommé grand-croix de Saint-Etienne de Hongrie. Le l**^ novembre 1811, il commande le corps d’observation de l’Elbe , et par ordre du 1*'' février 1812, il se met à la tête du premier corps dans la campagne de Russie. Le 23 juillet, il bat Bagration à Mohilow, puis il se distingue à la Moscowa où il a deux chevaux tués sous lui, et à Majoralovetz , est nommé après la campagne, le 13

arril 1813, gouTerneor>général de la trente» deuxième division militaire. Il assiste ensuite à la reprise de Hambourg, qu’il met à contribution et fortifie, où il oppose successivement aux Prussiens, aux Suédois et aux Russes , une vigoureuse résistance , et qu’il n’abandonne après les catastrophes de Napoléon, que sur le récit des malheurs de son maître, par le général Gérard, envoyé de Louis XVllI. Rentré en France, exilé de Paris, il se relire à sa terre de Savigny d’où, en 1814, il adresse au roi un mémoire justificatif. Porté sur la liste de proscription par Bourienne, préfet de police, son ennemi, quelques jours après le 20 mars 1815, il reparaît ministre de la guerre le lendemain ^e la rentrée de Napoléon , signe le 26 l’adresse à l’Empereur, adresse le 13 avril une proclamation à l’armée, le l*' mai une lettre aux généraux, est nommé pair de France le 22 Juin, puis général en chef des armées par le gouvernement provisoire a l’abdication de Napoléon. — Le 3 juillet, Paris était aux allies; le 7 , le prince d'Eckmübl quitte la capitale, il prend, le 10, le titre de général de l’armée de la Loire , et c’est le dernier acte de sa vie militaire. 11 ne recouvre soii traitement de maréchal que le 27 août 1817, sa place à la chambre des pairs que le 5 mars 1819, pour devenir royaliste cl arriver à sa

dernière heure sans subir de nouvelles épreuves.

V. Monitear Universal. — Le Robespierre de Hambourg (anonyme). — Mémoire des Polonais (id)« — Appel aux générations présentes et futures (id.) — Victoires et conquêtes. — Mémoire de Carnot. — Précis dos événements militaires de MathieU'Dumas, t, p. 134. Manuscrit de 181^, par le baron Fain-JominL — L’Ambassadede Varsovie, par Pabbé de Pradt, p. 142. 143. — Fleury, de Chaboulon, Mémoire pour servir h la vie privée de Napoléon, p. 254. — Montholoni Mémoire pour servir à Tbist. de France sous Napoléon, p. 71, 268, 3i9. — Mém. du duc de Rovigo, t. p. 214, 217; t. U, p. 293; t. IV, p. 61, etc. — Mémoires de Bouricnne, t. IV, p. 292 ; t. V, p. 120; I. VU, p. 162, 240; t. Vlll, p. 245, 273, 370, 371, 372, 378, 379; t. IX, p. 47, 109, 110, 159,. 231, 233 ; t. ^ X, p. 276, 279. — Histoire militaire de la campagne de Rassie, par le colonel Boullourlin , aide-de-campde l’empereur de Russie, t. II, p. 220. — Mémoires de Louis XVIII. — Btcm. d’un homme d'Etat, I. XI, p. 230. — Eloge nécrologique du prince d’Eckmübl, comme pair de France. — Thiers, Hist. de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. — Les differentes histoires de Napoléon et de la campagne de Russie. — Annuaire nécrologique, 1823. — Luenzmann ( Andréas ) , mémoire contre l’écrit de la défense du maréchal Davoust, Lunebourg, 1814. — Exposé de la conduite admimstratire et militaire de M. le maréchal Davoust, à Hambourg, en réponse à son mémoire, Hatnbourg, 1815. Jourdan (Jean -Baptiste), Eloge funèbre du maréchal Davoust, sans lieu ni date (extrait du Moniteur, Paris , 1823. ) Davoustiana , Lcipsick ,

DEGU.4UX (BER^ARD-GASPARD), RC à Di-

joa en 1766, mort dans celle ville en 1846, D’abord substitut du procureur- général au Parlement de Bourgogne, devint pendant la révolution lecteur et bibliothécaire de. Gustave, III, roi de Suède, précepteur de Gustave-Adolphe, et fut nommé à son retour en France, après l’assassinat de Gustave III, conseiller à la cour royale de Dijon ; il remplit avec zèle ces dernières fonctions jusqu’à i’àge de quatre-vingt-treize ans, sans oublier, loutefois, scs anciens hôtes de Stockholm, qui se souvinrent eux-méincs de ses anciens services et lui envoyèrent comme récompense, quelques années avant sa mort, la décoration de l’ordre de Wasa.

V. Son éloge, par M. le premier président Mateau; au procès-verbal de l’inslallation et de la rentrée solennelle de la cour d’appel de Dijon le 10 novembre 1849 ; Dijon, Douillier, 1849.

DECRET (Claude), né à Tournes en 1597, mort à Paris dans la maison Professe le 10 avril 1668. Jésuite, professeur d’humanités et de philosophie à Ghalon, puis recteur du collège de cette ville, Il dédia à Marie-Catherine de la Rochefoucauit, dont il était directeur, l’ouvrage suivant : La Véritable Veuve, ou l’idée de la perfection dans l’état du veuvage, avec quarante éloges des veuves distinguées par leur sainlcté3 Paris, Meturas, 1654, in-4®.

V. Le P. Jacob, De Claris scriptor. Cabiloa, p. 1S4, r— Sotwel, Scripior. Societ. Jesa, p. 151-

DEFRÂSANS (Jacqües), né en 1592, mort à Dijon le 2 avril 1662. Avocat an Parlement de Bourgogne, huit fois maire de Dijon, il a laissé quatre discours prononcés devant Henri de Condé, en 1632, et imprimés p. 12 et 29 de la Description de l'entrée de ce prince, par Pierre Malpoy; Dijon, Guyot,

Y. La Monnaye, Menagiana, p. 43.

DEGRÉS (Jean des), en latin Joannes de Gradibus. Nous ne connaissons le nom de Jean des Degrés que par ce titre d’un mémoire de Charles Boullemier, que nous n’avons pu nous procurer : Mémoire sur Jean des Degrés, écrivain dijonnaisdu xvi* siècle, par Charles Boullemier, et parce qu’en a dit Prosper Marchand (Dictionnaire historique). Nous ne pouvons donp que renvoyer, pour ce qui concerne ce jurisconsulte théologien, à ces deux notices, dont la dernière, sans entrer dans de grands détails, le montre neanmoins comme un homme qui a fort contribué à réclaircisscment, à l’intelligence et à rainclioratioii d’ouvrages utiles et nécessaires en droit et théologie.

DEJOUX (Antoike) , né à Tournus en 1664, mort à Dijon le 23 avril 1735. On a

du P. Dejoax , plusieurs fois provincial des Minimes : 1° Histoire de la découverte de l’Image miracnleuse de Notre-Dame-d 'Etang ; Dijon, Augé, 1726, in- 12. — 2<> Exactæ Bibliothecæ Pincianæ descriplio, ejusque pulcherrinii sitùs (manuscrit).

DELABORDE (Henri-François, comte), ne à Dijon le 21 décembre 1764, mort à Paris le 3 février 1833, Fils d’un boulanger, fut successivement sous-ofûcier au 55* régiment, lieutenant au 1**’ bataillon de volontaires de la Côte-d’Or, chef de bataillon après l’alTaire de Grisuelle, en juin 1792, général de brigade après s’etre, le 17 mai 1793, distingué au combat de Rhin-Zabern et avoir obtenu un avantage signalé sur un corps de Marseillais, le 24 août, à Septeme. Chef d’état-major de l’armée qui assiégea Toulon, nommé devant celte ville commandant de la Corse, puis commandant de la division, il enleva plusieurs redoutes anglaises et contribua à la reprise de Toulon. Passé en 1794 à l’armée des Pyrénées occidentales, il emporta à la tête de la division du centre, le 25 juillet, malgré une résistance opiniâtre, les redoutes inexpugnables de Biriata, Yera, etc. Enfin, H prit part, le 16 octobre, â l’attaque de la vallée de Roncevaux, battit complètement le général Filangieri à Mesquiriz,

et apres la paix avec l’Espagne , appel é à l’armée du Rhin (1795), passa le Rhin à NeW'Brisach, occupa le Brisgau , puis en 1799, attaqua la ligne qui couvrait Philipsbourg, la culbuta, fit mille prisonniers, s’empara de cinq pièces de canon, et au mois de novembre fit le blocus de la place. Gouverneur de la 13* division militaire (Rcnnes)en 1802, commandeur delaLégiond’Honneur en 1804, gouverneur de Lisbonne en 1807, fait comte en 1808, commandant d’une division de l’armée du maréchal Mortier dans la campagne de Russie en 1812, grand-croix de l’ordre de la réunion et gouverneur du château de Compiègne en 1813; chevalier de Saint-Louis le 27 juin 1814 et en même temps nomme gouverneur à Toulouse des deux premières subdivisions de la 10* division militaire, breveté d’une pension de 10,000 francs en 1815, l’un des premiers à reconnaître hautement l’autorité de Napoléon à son retour de l’ilc d’Elbe, bientôt après gouverneur des divisions de l’Ouest, puis chambellan de l’Empereur et pair de France, le général Delaborde ne résista pas à la seconde rentrée des Bourbons, et poursuivi criminellement, conformément à l’ordonnance royale du 24 juillet, cité en septembre 1816 devant le second conseil de guerre de Paris , il n’échappa que grâce à

une déclaration d'incompétence de la part de ses juges, qui admirent que le nom de Laborde, sous leauel on l’avait désigné dans l'ordonnance, n’clail pas le sien. Il en fut quitte, dès lors, pour vivre dans la retraite.

DELA VILLE (Claude), né k Arnay , est auteur d’un Dictionnaire des Arrêts.

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