V. Journal de Trévoux, nov. 1725, p
DESCOlJSU (Celse-Hügoes), né à Chalonsur-Saône vers 1480, mort en 1580 d’après le P. Jacob. Jurisconsulte, docteur en droit, professeur de droit-canon à Montpellier, puis fiscal del consejo real en Espagne. Il a laissé un grand nombre d’ouvrages dont nous connaissons les suivants : 1" Âddiüones ad omnes ferme Coasarei et Pontificii juris doctores (aux ouvrages de Barthole, de Balde l’ancien, aux Pratiques judiciaires de Balde le jeune et de Lanfrancus de Oriano, au commentaire de Dynus sur le titre : de Regulis juris, aux notes de Boérius sur cet ouvrage, et sur Philippe Francus; aux ouvrages de Félin, du Paoormitain , du cardinal Zabarella, de Dominique de Saint- Gcminien, de Jacques Rebuffi ; à la glose d’Acenrse et à l’ancien style du Parlement de Paris}. — 2** Destructorium Cautelarum (contre les Cautèles de Barthélemy Cœpola). — 3* Traité des clausulis derogatoriis j Lyon, Simon Vin-
cent (réimprimé plusieurs fois, notamment Paris 1613, in-8<>, gothique). — 4« Répertorie de todas las leyes del regno de Gastilla abreviadas y reducidas en forma de repertorio decissivo por el orden del A. B. C.i Vailadolid, 1647, in-folio..— 6<> Censilia de Rebus juris in Hispania à Magnatibus et jurisconsultis ccleberrimis ad Dissutum quœsitis etc.; Lyon, 1570 et 1686, in-fol.
V. Le président Bouhier, Histoire des Commentateurs de ia coutume deBourgogne. — Le P. Jacob, De Claris, scriptor. Cabilon. ~ Ceise-Hugues Descousu, Consil., 118. Courtépée, nouv. édition. ,
DESCOUSU rCELSE-HuGUEs), né à Chalonsur-Saône. Ecclésiastique, licencié en droit, professeur de grec et d'hébreu à Pans, chanoine de la cathédrale de Chalon (1612), il est auteur dé : 1° Edition grœco-latine des Idylles de Théocrite; Paris, in-^8» sans date. — 2" De Hieronymi in vitas Patrum; Lyon, 1612, in-folio.
Y. Cbcrillier, Origine de l’imprimerie de Paris , p. 261 et 253.
DESGRANGES (Jb4n-Baptiste), né à M&con en 1751, mort à Lyon le 23 septembre 1831. Médecin, d’abord interne à l’hôpital de la Rochelle , puis chirurgien interne à l’Hôtel-Dieu de Lyon , memoro du collège
royal de chirurgie de cette ville en 1779, docteur en médecine à rUniversité de Va> lence, en 1788, associé des Académies de médecine et de chirurgie de Paris, Lyon, Montpellier, Marseille, Bordeaux, Nîmes, Toulouse, Dijon, Mâcon, Zurich, Bâle, Turin, Rome, New-Yorck, etc. ; chirurgien en chef de la petite armée lyonnaise qui résista à la Convention ; de la réfugié en Suisse, à Morges, puis à Berne , où le Sénat lui décerna une médaille d’or; fondateur de la société do médecine lyonnaise, à son retour dans cette ville (1802), propagateur de la vaccine. Desgranges a laissé un grand nombre d’articles dans les différents journaux de médecine de Paris et de Montpellier, dans les actes de la société médicale de Lyon, et notamment les travaux suivants : 1* Lettre à M. Prost de Royer sur les moyens de rappeler à la vie les enfants qui paraissent mortsmés, 1779. — 2<* Dissertation inaugurale sur les tumeurs fongueuses et fongosités de la dure-mère ; Lyon, 1779. — 3° Réi^xions sur la section de la symphise du pubis; Lyon, 1782. — 4° Mémoire et observations sur l’introversion et la rétroversion de la matrice (couronné par l’Acad. royale de chirurgie de Paris, 1783). — 5<* Sur l’emploi de l’alkali volatil dans le traitement des maladies vénériennes, 1786. — 6<> Mémoires sur les
moyens de perfeclionner les établissements des secours pour les noyés , 1790. — 7« Adresse patriotique aux officiers de santé niilitaires derHelvetie; Lausanne, 1797. — 8® Mémoire et observations sur la vaccine, 1803. — 9“ Observations et remarques sur rorigine des maladies de poitrine^ Montpellier. — 10® Observations et remarques pratiques sur l’administration du seigle ergoté contre Tinertie de la matrice dans la parturîtion j Montpellier, 1822. -^11“ Observations sur le pouvoir ou l’influence de l’imagination chez les femmes enceintes sur le fétus. — 12® Plusieurs ouvrages manuscrits légués au docteur Pointe et qui doivent devenir la propriété de la ville de Lyon.
V. Eloge liistoriqnc de DeSgranges, par J.-P. Pointe; Lyon, 1831, in-8*. — Priou (J. -B. ), Eloge historique et biographique de f. -B. Desgranges, Nantes, 1832, in-8®.
DESLANDES, né à Beaune au xvi« siècle, écrivit. l’Histoire de la Réduction de cette Tille sous l’obéissance de Henri' IV ; en
T. Gandelot, Hist. de Beaune.
DESPÉRIERS (Jban-Bonavbntiire), né à Arnay-lC'Duc, mort en 1544. Poète, littérateur, valet de chambre de Marguerite de Navarre, soeur de François I*', Despériers a
laissé : 1° Cymbalum mundi (sous le pseu* donymc de Thomas de Glevicr) ; Paris, Morin, 1537 ; Lyon, 1638; Amsterdam, 1711, in-12 (par les soins de Félix de Commercy (Prosper Marchand) qui a joint à son édition une analyse et une apologie du cymbalum^ ; Amsterdam, 1732, in-12 (édit, augmentée de notes et Remarques communiquées par des savants). — 2° Apologie pour Marot, absent, contre Sagon ; Lyon , 1537, in-S** (insérée dans le recueil : Les disciples et amis de Clément et leurs adhérens). — 3<* Traduction en vers de l’Andrienne de Térence ; Lyon, 1537, 1544 et 1555, in-d". — 4<> Recueil des œuvres de feu fionav. Despéricrs ; Lyon, Jean de Tournes, 1544, in-8° (édition d’Antoine Du Moulin, ami de Despéricrs). — 50 Le cantique de Moyse, imprimé avec les Psalmes, traduits par Jean Poitevin; Poitiers, 1551, in-8** (souvent réimprimé, notamment dans l’édition de Marot ; La Haye, 1700). — 6“ Les quatre Princesses de la vie humaine , c’est à savoir les quatre vertus cardinales selon Sénèque , translatées du latin en rimes françaises; Lyon, 1555. — 7° Les nouvelles récréations et joyeux devis, contenant 88 contes en prose : Lyon, 1558, in-8*>; Amsterdam, 1735, 3 vol. (édit, de Lamonnoye). — 8<* Poésies françaises imprimées à Lyon, —r On attribue encore à Des-
périers: — 9® Une grande part à la Marguerite des Marguerites, a l’Heptaméron de la reine de Navarre» — 1 0° La traduction en vers français de plusieurs odes d’Horace. — 11® Une partie de la Bible française d’Olivetan Neufchàtel, 1535, in-folio (gothique).
• V. Tabouret, bigarrures et touches du seigneur des Accords, Rouen, 1640, p. 229. — La Croix du Maine, Bibliol. franç. , p. 37. — Henri Eslienne, Apologie pour Hérodote, 1568, p. 261. — La Monnove, Menagiana, t. IV, et lettres à l’abbé deConti, t. VllIdelaBibliot. franç.,p. 238. — L’abbé Leclerc, Regtarquas critiques sur le dictionnaire de Bayle, t. rv. p. 971. — Mém. du P. Nicèron, t. XXXIV.— Baillet, Jugement des Savants. — Barbier, Dict. des Anonymes. — Courtépée, nouv. édit., IV, 38.— Annales d’Arnay-le-duc-, par Lavlrotte. — Nodier , B. Desperriers et Cyrano deBergerac; Paris, 18il, in-12.
DESPLACES ’(Jean^ ou Plateanus , né en 1559, mort le 15 mai 1631. Chanoine d’Auton (1574), archidiacre (1.582), vicaire général (1614). Jo. Plateanus, Augustin.
Heduus Virgilii Maronis locos, è quibus Proba Falconia-Vatcs clarissima à D. ilieronymo coinprobata , centones de fîdci nostra mysteriis excerpsit, ad marginem appositè adjunxit, aliosque Virgilio Centones in quibus continehtur. Orationcs quæ verè Christianorum eloquium sapiunt, alioqiii merè VirgUianæ , ex suo apposait ; Paris , Ap. CMEgid-Gobin, 1576, in-8® (Du Verdier).
DESPRÉS (Jeam-Baptiste-Denis) , né à Dijon le 24 juin 1752, mort le 2 mars 1832. Littérateur, auteur dramatique, traducteur; appelé en 1781 par le baron de Bezenval à un emploi assez important qu’il perdit à la révolution , rédacteur alors avec - le vicomte de Ségur, le général Arthur Dillon et Parisan, du journal royaliste le Point du Jour^ et dès ce moment associé au dernier pour la composition des pièces -de théâtre qu’il faisait à peu près en entier ; sauvé de l’échafaud révolutionnaire par une pièce intitulée : L’Alarmiste, impromp^ républicain , que tirent jouer et imprimer ses amis sous son nom, emprisonné néanmoins dans la chambre qu’avait occupé André Chénier, puis sauvé une seconde fois, grâce à sa mise en réquisition par un homme de bien, comme très-habile en agriculture, qu’il ne connaissait nullement, pour propager dans les départements la confection de l’huile de faine; dès lors livré à la science agricole, botaniste, secrétaire du conseil du commerce et des arts, puis du conseil d’agriculture; en 1805 secrétaire des . commandements de Louis Bonaparte, roi de Hollande, qui le fît conseiller d’Etat; membre du conseil dé l’Uni- 'versité à son retour en France. On doit à Després, outre ceux qui, anonymes ou pseudonymes , ne nous sont pas connus , les
ouvrages suivants dont quelques-uns ont été attribués à d’autres , notamment - à Parisau , qui s’en laissaient volontiers donner la paternité : 1<* Ode latine sur les boules de neige , composée par Després encore au collège , et qui lui valut une certaine célébrité. — Le portrait de Fielding, vaudeville. — 3* Les deux prisonniers ou Voltaire et Richelieu à la Bastille, vaudeville. — 4* La Bonne Femme, ou le Phénix, parodie d’Alceste, en deux actes, en vers, mêlée de vaudevilles et de danses (en collaboration avec De Piis et Resnier); Paris, Chardon, 1776, in-S**. — L’Opéra en province, nouvelle parodie d’Ârmide, en deuk actes, envers, mêlée de vaudevilles (en collaboration avec les mêmes); Paris, Vente, 1777, in-8®. — 6® L’Auteur sa tyrique, comédie (d’après l’opéra de Voisenon); Paris, Brunet, 1783, in-8*. — 7* Le Roi Lu, parodie du Roi Léar, en un acte et en vers (sous le pseudonyme -de Parisau); Paris, 1783, in-8®. — 8® Simple tlistoire, trad. de l’anglais de Mistriss Inchbald (en eollaborat ion avec Deschamps); Paris, 1791, in-8®. — 9* Le Moine, traduit de l’anglais de Lewis (en collaratiôn avec Benoit et Lamare) ; Paris, Haradan, 1797, 4 vol. in-12. ■ — 11® Les mystères d’Udolphe, par Anne RadclilFe, traduits de l’anglais (par mademoiselle
Victoriae de Chasteoay, revus par Benoit et Després); Paris, Maradan , 1797, 4 vol. io- 12. — lloCamüla, ou la Peinture de la jeunesse, traduite de l'anglais de miss Burney (traduction refaite par Després et Deschamps); Paris, Maradan, 1797, 6 vol. in- 12. — 12° L’Ecole des Mères , comédie (en collaboration avec Rouget de Lisle) ; Paris , )79S, — 130 Plusieurs notices dans la collection de mémoires dramatiques , notamment celle de Molière ; Paris , Pouthicu , 1822 et suiv., in-8®. — 14“ Traduction de Tbistoire d’Angleterre de Smolett , et de ses continuateurs Adolphus et Aïkin (en collaboration); Paris, Janet et Cotellc, 1822, 22 vol. in-8“. — 16® Edition des œuvres choisie de Dorât et de Lebrun, avec notices; Paris, 1827 et 1829. — 16® Traduction complète des œuvres d’Horace , aecompagnées des commentaires de Tabbé Gatiani , précédées d’un essai sur la vie et les écrits d’Horace, et de recherches sur sa maison decampagne, par BIM. Campenoo et Després ; Paris, 1821 , 2 vol.’ in-8®. — 17® Traduction de'- Velleius Paterculus (collection des auteurs latins de Panckoucke. — 18® Les articles : le maréchal de Ségur ; le vicomte de Ségur, son fils; l’abbé Trublet ; Arthur Yung; Brongniart, Tarcbitccte; Cadet de Vaux ; dans la biographie universelle
de Micbaud. — 19° Chansons insérées dans ]e recueil des Diners de vaudeville , et faites dans les réunions de la société de chansonniers dont Despres faisait partie. — 20° Un assex grand nombre de manuscrits dont l’auteur mourant a interdit la publication , et parmi lesquels se trouve un travail sur l’Evangile.
y. Barbier, Diction, des Anon. et Pseud. Moni teur Universel.
DESPREZ (L.-J.), né à Auxerre en 1743, mort à Stockolm en 1804. Peintre et architecte.
DESPRINGLES (Jean) , ne à Nuits , vers 1S50, mort à Dijon le 4 mars 1626. Jurisconsulte, avocat au parlement de Dijon (7 août 1573), procureur générai à la chambre des comptes (3 avril 1570) , dont il résigna les fonctions en faveur de son fils pour rentrer au barreau, il a laissé: 1° La coutume du duché de Bourgogne, enrichie des commentaires faits sur son texte, par les sieurs Bégat, president , et Despringles , avocat au parlement de Dijon, et de plusieurs observations faites par divers avocats de la province, et plusieurs arrêts rendus pour l’explication de ladite coutume. Ensemble un traite des mains-mortes et des censés , fait parül. Bégat,etun traite particulier fait
par M. Souvcrt et autres j Lyon et Chaloo, P. Cusset, 1652, in-4“. — 2“ Recueil d’arrêts du parlement de Dijon (munuscril). — 3* Recueil de divers généalogies des familles illustres de Bourgogne et des provinces voisines (manuscrit delà bibliothèque de la mare) — 40 Plusieurs autres recueils de droit et consultations restés également manuscrits.
V. Charles Fevret, De Claris oraloribos Burgund. Dialog., p. 86. — Registres du Parlement. — Le P. Jacob, Eloge de Despringics, impr. en tète de ses remarques sur la coutume, édit, de 1668, et des commentaires de Jacques Auguste Chevannes. — Le P. Jacob, De Claris scriptor. Cabilon., p. 119. — Histoire des Commentateurs de la coutume de Bourgogne, par le président Bouhier, p. 45. — Courtépee, nouv. edit. , II, 369.
DETTY (Nicolas-Christiern) , né à Cluny en 1728 , mort à Chaillot le 17 septembre 1784. Comte de Milly, chevalier de St- Louis, membre de l’académie des sciences de Madrid et de Harlem, associé libre de l’académie des sciences de Paris , adjudant général, puis chambellan et chevalier de l’Aigle rouge , au service du duc de Wirlemberg, Detty a publié quelques essais sur divers sujets de chimie et de physique.