SCÈNE XVI
LES PRÉCÉDENTS, M. DOUTREMER.
M. DocTREMBR. — Bonjoiir, mcssleurs. (// fait beaucoup de bruit avant de sHmtaller à $on bu-* reau. Il ôte son habit; il peigne ses cheveux et
INTÉHIBURS DB BUREAUX. 4^
ses favoris, aie ses souliers, en remet d'autres ; il ouvre les tiroirs de son bureau, prend une liasse de papiers et cornmence la distribution du travail aux expéditionnaires.)
M. RiFf é. — Comment se potie ce mâtin M. Doutremer?
X. DoiTTRiSMBR. — Mercî, très-bien... Monsieur Eugène, et l'élat d'appointements, quand le eommencerez-vous? sera-ce aujourd'hui?
BVOÉifE. — Mais, monsieur, je ne savais pas qu'il fallût le commencer déjà.
H. BO0TIB1IBR. — Comment! déjà? est-ce que votts croyez que l'on ne payera pas ce mois-ci ?
DESRocHEs. — Ça lui est bien indifférent, que Ton paye ou non, pour ce qui lui revient.
M. BOOTRKMSR, à Euçène, — Mais qu'avez- vous donc fait ce matin ?
EUGiNE. — J'ai expédié uire douzaine de circulaires.
n, DouTRKHEiv — Il S'agit bien de cela ! nous avons le temps. Vous n'entendez jamais quand on vous dit une chose ; je vous avais recommandé hier, en quittant le bureau, l'état d'appointements.
EUGÈNE. —Je vais m'y mettre.
M. DouTREHEB. — Mettez -vous-y tout de suite, et ne restez pas deux heures dans cet état d'incertitude. Faut-il vous l'apporter?
EUGÈifE. — Je vais le chercher, monsieur. {Use lève pour la première fois.)
M. DouTREMER, de sa plûce. — Je ne conçois pas ce jeune homme; il est d'une apathie... Â son âge, j'aurais fait vingt tours pendant qu'il se lève de dessus sa chaise.
DESROCHES, à M, Doutremcr, — Qu'est-ce que vous m'apportez là?
M. DOUTREMER. — Cc sout dcs brcvets de pension dont on a besoin pour demain ; ils doivent passer à la signature.
DESROCBES. — Jc nc demande pas mieux, mais ce que je fais est aussi pour demain la signature. Voulez-vous que je vienne ce soir?
M. DOUTREMER. — Mais 11 faudra bien revenir, si nous sommes écrasés de besogne comme ces Jours- cl nous l'avons été.
DESROCHES. — McrCi.
M. DOUTREMER. — Mousleur Cardouiu, voulezvous me faire cette lettre? Vous lirez votre journal après, je vous le remettrai.
M. CARDouiif. —Ça suffit. (Â parL) Goujat!
(M, Doutremer emporte le journal,)