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SCÈNE III

LAURENT, DUFLOS

DUFLos. — Voilà votre eau chaude.

LAURENT. — Le feu va-t-il dans le petit bureau ?

DUFLOS. — Il n'allait déjà plus. On leur a mis un poêle énorme, dans ce petit bureau ; il faudrait.au moins une voie de bois par semaine pour l'alimenter; il n'y avait déjà plus de bois, je viens de le remplir.

LAUREivT. — Aie! aïe! aïe!

DUFLos. — Eh ben, qu'est-ce que vous aver donc?

LAURENT. — Parbleu ! j'ai que ton eau est bouillante, et que j'ai manqué de m'échauder le menton.

DUFLOS. — Et votre bain de pied, est-ce que vous ne le prenez pas aujourd'hui ?

LAURENT. — Non, pas aujourd'hui; demain. Il est trop tard aujourd'hui, la demie vient de sonner. {Il renferme son plat à barbe dans une armoire,)

DUFLOS. *— Demain, vous n'aurez pas le temps. (// passe son habit,) C'est jour de signature, et

VOUS savez quel train il i nous fait, ce jour-là t Vous rappelez-vous la dernière fois?

LAURENT. — Ce n'est pas toujours comme ça, heureusement! Moi, d'abord, je suis bon cheval de trompette, le bruit ne m'effraye point; aussi, les jours de signature, je m'attends à tout. C'est pas l'embarras, faut croire qu'il aura reçu une fameuse chasse en bas ^ pour être remonté si en colère ; et nous qu'étions les premiers là sous sa main en arrivant, nous avons reçu la première bordée, c'est tout simple. (// passe son habit.)

DUFLos. ■— Je m'en vas voir si le feu va dans le cabinet. (// sort.)

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