LES PRÉCÉDENTS, EUGÈNE
EUGÈNE. — Bonjour, messieurs.
LAURENT et DUFLOS. — BoHjour, monsicuf Eugène.
LAURENT. — Monsieur Eugène, vous finirez par
INTÉRIEURS IIF; liUREAUX. 31
VOUS mettre mal avec M. RifTê : voilà deux jours de suite que vous arrivez avant lui.
Eir.K>E. — La dernière fois que maman est venue, M. de Saint-Mnur lui a fait espérer que, si je redoublais de zèle, il pourrait bien faire quelque chose pour moi.
DrFLos. — Qu'est-ce qu'il veut donc que vous fassiez de plus? Vous restez jusqu'à cinq heures, quelquefois plus, à vous amuser à eollalionner avec M. Doulremer. Ça lui est bien égal, à lui, de rester : on ne dine qu'à six heures à sa gargote.
i.AiREM. — Cest-à-dire qu'il profite de ça pour avoir de la société. Tenez, monsieur Eugène, je vous parle par expérience, voyez-vous, dans les bureaux, plus vous en ferez, plus on vous en fera faire. Combien y a-l-il que vous êtes ici?
EiT.É^E. — Deux ans au mois de mars.
DiFLos. — Déjà deux ans?
LAI re:%t. — Certainement, monsieur est entré à peu près deux ans après toi.
Di KLOs. — C'est vrai, il y aura bientôt quatre ans que je suis ici. Comme le temps passe!
t. u RE5T. —,1e ne trouve pas ça, moi, et il y a longtemps que j'y suis.
EiGÉ^K. — Bonjour, messieurs. (// entre dans son bureau.)
32 GALERIE d'ORIGINAUX.