ESQUISSE EN CAMAÏEU
e Christ expirant sur la croix ; à gauche, la Vierge, la Madeleine et saint Jean. La Madeleine est agenouillée ; derrière elle, la Vierge, les bras étendus et regardant le Christ; derrière la Vierge, saint Jean étendant la main droite vers son divin Maître. Saint François embrasse le pied de la croix, ou, pour mieux dire, il s'approche avec respect en regardant aussi le Sauveur. A droite, un soldat à cheval s'éloignant, et plusieurs lances sortant du cadre.
Bois. Hauteur om48 — Largeur om35.
Vente de Heusch. Bruxelles, 1870.
L'anachronisme de la présence de saint François au crucifiement s'explique par l'obligation où se trouvaient les artistes d'introduire dans toutes les compositions exécutées pour des religieux de l'ordre des franciscains l'effigie du séraphique.
La peinture originale du maître fut exécutée pour l'église des Ca-
purins de Termonde; elle a été gravée par P. de Baillu, dont l'estampe porte cette dédicace : Hoc amoris sut pignus D. Joannes de Heem singulari amico suo D. J. Joanni Casspeels Jabro ferrario famosoque artis pictoriœ amatori Antperpiœ, Junii 1643.
FYT
(JEAN) Ne à Anvers en 1609; mort en 1661