DIT DE MALINES
(CORNEILLE
Né à Anvers en 1654; mort en . . . ?
PA YSA GE
ite montagneux. A gauche, une élévation de terrain projetant une ombre épaisse sur l'avant-plan; au milieu , une route; à droite, des rochers jaunâtres fortement éclairés et couronnés par des buissons épais. Au delà du plan où se termine la ligne des rochers, une gorge assez profonde; puis les terrains se relèvent enfermant des plis entre lesquels on voit poindre des bouquets d'arbres ; au sommet, dans le lointain, deux fermes.
Au second plan, sur le bord de la route, une femme assise, près de laquelle deux hommes debout, vêtus l'un de rouge et l'autre de gris, qui lui parlent. Derrière ce groupe, un peu plus haut sur la pente du terrain, un homme en marche, portant un paquet sous le bras droit et s' appuyant sur un bâton qu'il tient de la main gauche.
— 8o — Horizon très-élevé, ciel bleu, traversé par des nuages dont les bords sont fortement éclairés.
Bois. Hauteur omij — Largeur om2 3 1/2. Collection Nieuwenhuys père. Bruxelles, 1 852.
Le Brun, qui écrivait fort mal, mais jugeait bien, a été l'un des premiers à rendre justice à Corneille Huysmans. « Huysmans, a-t-il dit, est un des paysagistes flamands qui ont mis le plus d'effet et de piquant dans leurs ouvrages. Peintre habile, il n'a pu être estimé autant qu'il le mérite, ayant beaucoup peint sur des toiles imprimées en rouge qui ont poussé dans la plupart de ses tableaux. On voit tout l'art et le mérite de ce maître dans ses compositions heureuses; son feuille est d'un beau faire ; ses figures et ses animaux sont d'un fini précieux. Ses ouvrages gâtés sont en grand nombre et se vendent médiocrement, ce qui influe sur les bons, auxquels on ne fait pas assez d'attention. »
Ces observations sont fort justes. Il est certain que les impressions rouges usitées en Italie à la fin du XVIe siècle, et qui ont été malheureusement adoptées presque partout dans le courant du XVIIe siècle, ont été, pour les œuvres d'un grand nombre de peintres, d' Huysmans entre autres, une cause de détérioration. Le paysage que nous venons de décrire est un de ceux qui ont échappé à cette fâcheuse influence de la préparation dont l'artiste avait le tort de couvrir la plupart de ses toiles. La peinture a conservé toute sa fraîcheur, tout son éclat. C'est assurément un des joyaux de l'écrin d'Huysmans.
Après avoir été longtemps méconnu, comme le disait déjà Le Brun en 1692, et comme des critiques de notre temps ont encore pu le faire remarquer, le mérite d'Huysmans a enfin été apprécié. On commence à rechercher ses œuvres et à les payer des prix moins dérisoires qu'autrefois. Il sera toujours difficile néanmoins d'assigner une valeur déterminée à ses productions, attendu qu'elles sont inégales, non d'exécution, mais de conservation.
HUYSMANS
(CORNEILLE
PAYSAGE
u milieu, un grand rocher de forme conique vivement éclairé; de chaque côté, un chemin creux. Au second plan, à droite, près d'un sentier qui s'incline vers une excavation ombreuse, trois soldats assis et deux debout ; à l'extrémité, du même côté, des troncs d'arbres morts sortant d'un taillis. Au premier plan, à gauche, une flaque d'eau, suivie d'un chemin bordé d'un côté par le rocher, et de l'autre par des terrains escarpés dont le sommet est garni d'arbres et de fabriques. A l'entrée du chemin, deux vaches marchant vers le fond. Ciel orageux à l'approche du soir, nuages frangés d'or. Les terrains du premier plan sont rocailleux et arides au milieu ; vers la droite ils sont garnis de fougères et de fleurs des champs.
Toile. Hauteur om3i — Largeur om37.
Collection du Dr Decordes. Bruxelles, i852.
HUYSMANS
(CORNEILLE
PAYSAGE