‹ Galerie illustrée de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 1 sur 16 · HUITIEME VOLUME · texte numérisé non relu

HUITIEME VOLUME

PARIS CHEZ L'AUTEUR, 14 bis, RUE LHOMOND

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Spinola (Le Bienheureux Charles), né à Prague, en 1564, fut admis au noviciat de Nôle, le 25 décembre 1584. 11 demanda de bonne heure les missions du Japon. Pour le mieux éprouver, on commença par lui faire suivre le cours de philosophie au collège de Brera (Milan), de 1586 à 1589. Après avoir professé un an la grammaire dans ce même collège, il étudia la théologie, fut ordonné prêtre en 1594, et l'année suivante, reçut la permission de s'embarquer pour les Indes au mois d'avril. La traversée de Lisbonne au Brésil dura 3 mois, du 10 avril au 15 juillet. On se remit en mer, le 12 décembre 1590. Le 25 mars 1597,1e vaisseau aborda à Puerto-Rico. Les missionnaires repartirent le 21 août, et le 17 octobre, dans le voisinage des Açores, où la tempête les avait poussés, ils furent capturés par les Anglais. Contrairement à la coutume de la plupart de ses compatriotes, le capitaine les renvoya honnêtement de Londres à Lisbonne vers la fin de l'année 1597. Le P. Spinola y fut admis à la profession au commencement de 1598 et partit en mars pour Goa. De là, il se remit en route, le 2 juillet 1700, pour Malacca, et arriva à Macao. Enfin un vaisseau le transporta en 1602 à Nangasaki. Le zélé missionnaire se dévoua pendant 20 ans aux travaux apostoliques avec un rare bonheur, au milieu des dangers et des persécutions. Sa vertu fut enfin couronnée par le martyre, et le P. Spinola expira sur le bûcher, le 10 septembre 1622. Pie IX l'a mis au nombre des Bienheureux, le 7 juillet 1867. Cf. de Backer, III, 894 ; Hamy, 2752-2770.

Spoteck, Christophe, né à Zagorow, au grand Duché de Pologne, en 1574, fit ses études au pensionnat de Saint-Wenceslas à Prague, et y reçut les honneurs académiques à la fin de son cours de philosophie. D'après Bohuslas Balbinus (Cf. Boliemia Sancta), son admission aurait précédé de peu de mois ses longues tortures et sa mort. Selon Patrignani,au contraire, le Père Spoteck aurait déjà prononcé les vœux de coadjuteur spirituel. Quoi qu'il en soit, il fut envoyé au collège de Dorpat en Livonie. Au commencement de 1601,1e duc Charles de Sudermanie, oncle de Sigismond III de Pologne, s'étant emparé de la couronne de Suède, au préjudice de son neveu, prit Dorpat et livra les Jésuites de cette ville aux mains de Christophe Summer, ennemi acharné des catholiques. Après des tourments sans nom, Spoteck fut transféré à Stockholm avec ses compagnons. Epuisé par la fatigue, les angoisses, la faim, enfin victime de la peste, il mourut, au fond de son cachot, le 14 juin 1601. Cf. Boh. Balbinus. Bohemia Sancta; Patrignani ; Hamy , p. 167. La collection a acquis en 1889 le portrait gravé par S. Dworzak (186"°' sur 137).

Siepling', Joseph, né à Ratisbonne, le 29 juin 1716, fut admis au noviciat, le 9 octobre 1733. Il professa la philosophie, les mathématiques et la physique. Le collège de Prague lui doit les bons instruments de l'observatoire, construit pendant le rectorat du P. Retz. Le P. Stepling le dirigea, à partir de 1751. A la suppression de la Compagnie de Jésus, Marie-Thérèse donna l'ordre qu'il fût maintenu dans sa charge. Il mourut à Prague, le 1 1 juillet 1778. Cf. de Backer, III, 944-5 ; Hamy, 2773. L'exemplaire dont on s'est servi pour la reproduction a été acquis pour la collection Hamy en 1891.

SArada, Famien, né à Rome en 1572, fut admis au noviciat en 1591 . Il professa la rhétorique pendant 15 ans et mourut au collège Romain, le 6 septembre 1649. C'était un historien et un littérateur d'un très grand mérite. Cf. de Backer, III, 960 ; Hamy, 2777-9-

Siredonius, Martin, né, le 11 novembre 1587, à Gliwitz en Bohême, fut admis au noviciat, le 25 septembre 1608. Il reçut le sacerdoce en 1620, et, peu après, le degré de profès. Les Supérieurs jugèrent à propos de lui faire prendre, en outre, le grade de Doc-

teur à l'Université Ferdinand de Prague. On l'appliqua de bonne heure au gouvernement. Il fut, à deux reprises, socius du Provincial, Recteur et maître des novices à Brunn, Recteur du collège Saint-Clément à Prague du 11 novembre 1629 jusqu'en 1631, et de juillet 1637 à février 1638, Supérieur de la Maison Professe de 1635 à 1638. Le P. Martin Stredonius est considéré comme un des hommes les plus éminents de son époque en science et en vertu. Il mourut à Brunn, le 26 août 1649. Cf. de Barker, 111, 965; Harrnj, 2780-2782.

fStuermer, Ignace, Frédéric, né à Vienne, le 21 août 1752, fut admis au noviciat en 1767, dans la seizième année de son âge. En 1773,1a suppression des Jésuites le rendit au monde; il se fit recevoir à l'Université Impériale des langues orientales. On lui confia ensuite diverses missions dans le Levant, et enfin l'Ambassade d'Autriche près de la Porte. De grandes distinctions honorifiques furent la récompense de ses services. Il fut créé baron, commandeur de l'Ordre de Saint-Élienne, conseiller Aulique pour les affaires étrangères, et Référendaire des questions d'Orient. Cet habile diplomate mourut pieusement à Vienne en 1829. Cf. de Bâcher, III, 971 ; Hamy, 2784.

!§»4unipr, Jean-Baptiste, né à Rouffach (Alsace), le 9 février 1817, fut admis au noviciat, le 16 octobre 1837, à la fin de brillantes études faites au collège de Fribourg. Nommé préfet général et ministre au collège de Metz, en 1852, il prononça les vœux de Profès, le 2 février 1854, et gouverna en qualité de Recteur, cette maison, dès son transfert de Saint-Augustin à l'ancienne .4bbaye Bénédictine de Saint-Clémenl.jusqu'au 23 août 1867. Par ses qualités d'esprit et de cœur, son dévoùment sans bornes à ses élèves et à leurs familles, le P. Slumpf exerça dans l'enceinte du collège, en ville, et dans toute la région une influence considérable. A la nombreuse jeunesse confiée casa garde, il s'efforça d'inculquer l'amour de Dieu, l'habitude du devoir et l'application au travail, sans négliger de les initier à tout ce qui contribue à former l'homme du monde de bonnes manières. Aussi que de sujets distingués sont sortis de cette école ! Sans parler de toute une phalange de braves tombés sur les champs de bataille de 1 870-1 , et dont le P. Didierjean a retracé en termes émus la vie et les exploits, on rencontre, parmi les vivants, plus d'une illustration qui se glorifie de devoir une grande partie de leurs succès à la direction d'un maître aussi habile. Au dehors, ses relations nombreuses lui avaient conquis, dans toutes les classes de la société, l'estime et l'affection générales. A la suite des événements qui mirent la ville de Metz aux mains de l'Allemagne, le P. Stumpf reprit la direction de Saint-Clément, pendant l'année 1871-2. Ce fut, hélas ! pour assister à la fermeture de ce cher collège. Expulsé par les lois dites « d'Empire, » avec tous ses religieux, il alla fonder à Dijon le collège Saint- Ignace et y mourut, le 3 décembre 1878. Son portrait gravé sur bois par Gusman n'aurait pu obtenir les honneurs d'une reproduction. Heureusement, le dessin original a été retrouvé, et la « Galerie » s'est empressée de s'ouvrir pour publier les mérites d'un homme dont le souvenir est encore bien cher à ceux qui ont eu l'avantage de le connaître et de l'aimer.

iSiurem, Wenceslas, né vers l'an 1532, à Bischofteinitz, fut admis au noviciat de Rome par saint Ignace en 1555. Il semble qu'il fut ordonné prêtre, admis à la profession et renvoyé en Bohême, avant la mort du saint fondateur. Dans le ministère des missions, son zèle fil reculer l'hérésie et ramena la foi dans bien des cœurs. Il fut Recteur de Prague et d'un autre collège. Selon Palrignani, le P, Slurem mourut h. Olmulz, le 27 avril 1601. Cf. Patrignani ; Hamy, 2783.

— lis —

i^uarez, François, né à Grenade, le 5 janvier 1348, fut admis au noviciat de Médina del Campe, le 16 juin 156i. Ses débuts furent difficiles. Loin de briller, il semblait presque incapable de s'élever à un niveau médiocre, quand, soudain, ses facultés prirent leur es-, sor vers les plus hautes régions de la métaphysique. 11 fut ordonné prêtre, le 25 mai*s i 572, et aussitôt nommé père spirituel et confesseur du collège de Ségovie. Ségovie, Valladolid, Rome, Alcalà, Salamanque et Coïmbre eurent tour-à-tour la faveur de profiter de ses doctes leçons. Suarez est considéré comme un théologien de grand mérite et une des gloires de la Compagnie de Jésus. Ce grand professeur arriva à Coïmbre en 1596. Plus tard, sentant ses forces décliner, il demanda, en 1613, à être déchargé du fardeau de sa classe. Le roi Philippe ni le supplia de rester encore deux ans. Enfin, en I6to, le noviciat de Lisbonne devint sa dernière demeure. 11 y mourut, le 25 septembre 1617. Cf. de Backer, III, 984 ; Hainy, 2785-2793.

SulTren (Jean de), né à Salon (Provence) en 1565, fut admis au noviciat de Lyon en 1580. Il professa la philosophie à Dôle et la théologie à Avignon et fut admis à la profession en 1603. Ensuite on l'appliqua au ministère de la prédication dont il s'acquitta honorablement. En 1610, Marie de Médicis le fît venir à Paris et le chargea du soin de sa conscience. Louis XIII suivit d'abord l'exemple de sa mère. Le catalogue de 1615-1616 nous montre que le P. de Suffren résidait à la Maison Professe de Paris, avec le titre de Prédicateur de Saint -Germain. Plus tard, les intrigues de la Cour ayant forcé la reine régente à se séparer de son fils, Marie de Médicis se fit suivre par son confesseur, en Flandre, dans les Pays-Bas et en Angleterre. Au retour de ce dernier asile, en passant par Flessingue, le P. de Suffren mourut, le 15 septembre 1641. Cf. de Backer, III, 990; Hamy, 2794-2798.

!§»zerdaliély, George, Aloys, né, le 29 septembre 1740, à Vath en Hongrie, fut admis au noviciat, le 17 octobre 1755. 11 occupa la chaire de rhétorique de Presbourg. En 1773, après la suppression de la Compagnie de Jésus, le gouvernement autrichien lui donna une chaire d'esthétique à l'Université de Bude, et, bientôt après, le nomma en outre, assesseur de la commission générale des Études, Abbé mitre de Saint-Maurice de Both, chanoine de Weizen, conseiller royal et chevalier de Saint-Étienne. 11 mourut après 1805. Cf. de Backer, III, 1025. Le cliché de son portrait gravé a été acquis depuis peu.

Xaniburiiii, Michel, Ange, né à Modène, le 27 septembre 1648, fut admis au no-viciât, le 16 janvier 1665, dans la province de Venise. Dans la suite, il professa 6 ans la philosophie à Bologne, puis la thélogie aussi pendant 6 ans à Mantoue. Quelques années plus tard, on le fit passer par les charges de Recteur à Mantoue et à Modène et de Provincial de Venise. Dans la 15" Congrégation, assemblée à Rome, après la mort du P. Thyrse Gonzalez, il fut élu 14" Général, le 31 janvier 1706, par les suffrages de 62 Profès. Pendant les 24 ans de son administration sage et heureuse, la congrégation des procureurs se réunit cinq fois à Rome. Le P. Michel Ange Tamburini mourut à la Maison Professe duGesù, le 28 février 1730. Comme il n'avait pas institué de Vicaire-Général, les 40 Profès les plus anciens de Rome confièrent ces fonctions au P. Retz, le 7 mars 1730 Cf. de Backer, 111, 1044 ; Hamy, 2806-2810.

Tellîer (Michel le), né, le 16 octobre 1643, à l'Énauderie, paroisse du Vast (Manche) non loin de Cherbourg, près le bois de Bouleron, et la fontaine Laubier, fut reçu au noviciat, le 26 septembre 1661. Il professa les humanités. Ses propres études terminées, on

lui donna une chaire de philosophie, et ensuite une classe de mathématiques. Le P. leTellier devint Recteur du collège Louis-le-Grand, le 4 mars 1 705. Au sortir de sa charge, il fut désigné pour gouverner la province de France. Le P. de la Chaise étant venu à mourir, le choix de Louis XIV se fixa sur le nouveau Provincial. Cette faveur déplut aux Jansénistes et au duc de Saint-Simon, dont la fatuité ne pouvait supporter de voir l'élévation des gens sans naissance, quelles que fussent d'ailleurs leurs talents ou leurs vertus. La vérité vient d'être dite sur ce point d'histoire travesti par le grand Seigneur historien et le P. Bliard S. J. a fait justice des mensonges à l'aide desquels on a voulu ternir la mémoire du P. Le Tellier. En 1715, le confesseur de Louis XlVfutexilé à Amiens. Plus lard, en 1719, il obtint la permission de se rendre à La Flèche et y mourut, le 2 septembre 1719. Cf. de Bâcher, III, 1076 ; Hainy, 2813-2819.

Texîer, Claude, né, le 20 mars 1611, à La Rochelle, fut admis au noviciat de Bordeaux, le 30 janvier 1628. Il professa les humanités et la rhétorique. Ses éludes terminées, on l'appliqua à la prédication. Le talent et l'éloquence de cet orateur lui valurent une grande réputation. Bossuet lui-même et Bourdaloue se sont inspirés plus d'une fois des meilleurs tableaux que l'on rencontre dans les sermons de cet orateur. Il gouverna tour à tour les collèges de Limoges et de Poitiers, la Maison Professe de Toulouse et la province d'Aquitaine, et, malgré les labeurs de l'administration, continua le cours de ses éloquentes prédications. Sa mort arriva, le 24 avril 1687, à Bordeaux. Cf. de Backer, III, 1094 ; Hamy, p. 170. La collection s'est enrichie d'un autre dessin à l'encre de chine et à la plume, exécuté d'après le beau tableau de Bordeaux, par le cher Frère Dioscore, de l'Institut des Ecoles Chrétiennes. Ce dessin est très fidèle et bien soigné.

Théron, Louis, né à Montpellier, sur la paroisse IN. Dame, le 1 1 janvier 1739, admis au noviciat de Toulouse, le 17 septembre 1754, fut envoyé à Aurillac, en 1756, et y professa la 5% la 4', la 3% les humanités et la rhétorique. Les édits de Louis XV (l" avril 1762) le trouvèrent encore occupé à professer cette dernière classe, dont la confiance de ses supérieurs l'avait de nouveau chargé. Forcé de renoncer à l'ordre auquel il s'était voué avec ferveur depuis huit ans, il résolut de se consacrer à Dieu, dans le clergé séculier, et reçut en 1762 les ordres mineurs et le sous-diaconat, puis, par dispense, le diaconat et la prêtrise en 1763. L'abbé Théron devint vicaire de Saint-Denis à Montpellier de mars 1773 à juin 1776, et curé d'Aniane. Le 31 août 1781, avant même d'avoir pu le remplacer dans ce dernier poste, on le força d'accepter la direction du collège de Montpellier. La terreur l'obligea de se retirer en Espagne, mais, dès son retour, en octobre 1803, il fut nommé curé de N.- Dame des Tables à Montpellier. Là s'écoulèrent les dernières années de sa vie, consacrées à tous les exercices de la dévotion, du zèle et de la charité. Il mourut, en odeur de sainteté, à Montpellier, le 19 août 1812. Extrait de notex mss. communiquées. La collection Hamy possède le cliché de cette estampe devenue fort rare. Un exemplaire de cette planche se trouve à Toulouse, 22, rue des Fleurs.

Tiraboschi, Jérôme, né à Bergame, le 18 décembre 1731. fut admis au noviciat de Gênes, le 25 octobre 1746. Il professa les humanités dans plusieurs collèges et, à la fin de ses études, on lui confia la chaire de rhétorique au collège de Brera (Milan). Déjà, en 1773, au moment de la suppression de son ordre, son savoir lui avait acquis de la réputation. Plusieurs publications littéraires ajoutèrent encore à sa gloire. La bibliothèque ducale de Modène lui ouvrit ses immenses trésors. Tiraboschi conçut le vaste projet d'écrire une

histoire littéraire de l'Italie. Moins de 1 1 ans lui suffirent pour conduire son travail à bonne fin. Ni les rivalités provinciales, ni les critiques acerbes des Espagnols, outrés de voir infliger à leur langue le reproche d'avoir altéré la latinité classique, ne purent diminuer l'admiration générale qui salua l'apparition de Y Histoire de la littérature Italienne. Tiraboschi fut nommé chevalier et conseillier du Duc de Modène. Il mourut dans cette ville, le 3 juin 1794. Cf. de Backer, III, 1127 ; Hamy, 2824, 5, 6.

Tolei (Le Cardinal François), né à Cordoue, le 4 octobre 1532, étudia à Salamanque sous le célèbre Soto, obtint une chaire de philosophie dans cette Université en 1555, et fut ordonné prêtre en 1558. Il entra alors au noviciat de Simancas, le 3 juin 1558. Saint François de Borgia l'envoya à Rome en 1561 . On lui donna une chaire de philosophie, puis celle de théologie au collège Romain. En 1569, saint Pie V le nomma Prédicateur de la Chambre Apostolique, emploi qu'il consei'va pendant 24 ans. Le Saint-Siège l'employa plusieurs fois comme Légat, en Pologne, dans les Flandres et en Allemagne. Henri IV fut si reconnaissant des services de Tolel dans l'affaire de son abjuration qu'il sollicita Urbain VIII d'honorer de la pourpre romaine celui dont Rome appréciait du reste, à l'égal de la France, le mérite et la vertu. Le 17 septembre 1593, le Pape créa Tolet cardinal. Théologien solide, conseiller fidèle, habile négociateur, ce prince de l'Église nous apparaît comme une des grandes figures du xvi° siècle. Il mourut à Rome, le 14 septembre 1596. Cf. de Backer, III, 1 144 ; Hamy, 2828-2832.

Tollenare (Jean de), né à Bruges, le 2 août ou le H avril 1582, était déjà docteur en philosophie, quand il entra au noviciat, le 7 octobre 1602. Il professa d'abord les humanités. A la fin de ses éludes, on l'appliqua à la controverse pendant plusieurs années. Il devint préposé de la Maison Professe d'Anvers, procureur pour la province de Flandre- Belgique à Rome, et enfin Provincial. Le P. de Tollenare fut un des Pères de Belgique les plus éminents en science et en vertu. 11 est mort à Anvers, le 3 avril 1643. Cf. de Backer, III, 1144 ; Hamy, 2833.

Tolomeî (Le Cardinal Jean-Baptiste), né à Santa MariaàTerenzano, près Florence, le 3 décembre 1653, fut admis au noviciat de Rome, le 18 février 1673. Au cours de sa vie religieuse, le Saint-Siège l'employa à d'importantes affaires. Il fît la profession solennelle, le 15 août 1692. Vers la fia de son généralat, le P. Thyrse Gonzalez le nomma Recteur du collège Romain, et en 1709, le P. Michel Ange Tamburini le transféra, en cette même qualité, au collège Germanique. Clément XI lui imposa, le 18 mai 1712, les honneurs du Cardinalat. Il reçut le titre de saint Etienne in Monte-Cœlio. Le cardinal Tolomei ne changea rien à ses habitudes religieuses, si ce n'est qu'il occupa deux chambres au lieu d'une seule au collège Romain. Il y mourut pieusement, le 19 janvier 1726. Cf. de Backer, 111, 1146-7 ; Hamy, 2834-2838.

Tomassini, Antoine, né, le 20 septembre 1632, à Città-di-Castello en Ombrie, fut reçu au noviciat de Rome, le 24 mars 1653. Il passa par tous les degrés de la formation ordinaire et fut admis à la profession au collège de Sienne. Ouvrier plein de zèle et d'éloquence, le P. Tomassini se livra avec ardeur au ministère des missions pendant plus de cinquante ans. Enfin, à l'âge de 85 ans, il mourut pieusement dans la Terre de Sasso, au diocèse de Grosseto, le 3 mars 1717. Cf. Patrignani ; Hamy, 2839. Ce portrait a été acquis en 1890.

Torres (Le Bienheureux Ballhazar de), né à Grenade, le 14 décembre 1563, fut

admis au novicial, le 25 septembre 1579. Il profita, pour passer au Japon, du vaisseau qui Iransporlail la célèbre Ambassade venue de ce pays à Rome. Partie d'Europe en 158G, la flotte relâcha à Mozambique, puis à Goa (mai 1387). Retenu dans celle ville pour achever ses éludes, le P. de Torres y demeura, quand il les eut terminées, huit années de plus, pour professer la philosophie et la théologie. Enfin il aborda au Japon el travailla avec un succès égal à son ardeur. De 161 4 à 102(3, la persécution le contraignit à se cacher. Son zèle trouva le moyen, sans manquer aux règles de la prudence, de continuer à consoler et à soutenir les chrétiens éprouvés. Enfin, arrêté à l'autel, pendant le saint Sacrifice de la messe, le 3" Dimanche de Carême, 15 mars 1G26, il fut jugé, condamné à mort et brûlé vif, le 20 juin de la même année. Cf. Patrignani. Ce portrait fort rare el bien gravé a été acquis en 1891 .

Trento, Jérôme, né à Padoue, le 31 janvier 1713, fut admis au novicial de Bologne, le 24 avril 1728, dans la province de Venise. Sa principale fonction fut celle de prédicateur. Il l'exerça pendant 38 ans. Plusieurs de ses sermons ont été publiés. Le P. Trento est mort à Venise, le 19 avril 1784. Cf. de Bâcher, 111, 1 192 ; Hamy, 2840.

Turner, Antoine, né en 1628 à Dalby Parva, près de Meltown Mowbray, d'abord élevé à Cambridge, où il prit le grade de bachelier ès-lettres (B. A.), se convertit à la foi catholique, recommença ses études au collège Anglais de Rome, 20 octobre 1650, et fut admis au novicial de Walten, le 18 avril 1653. Plus tard, il reçut la prêtrise à Liège el fut envoyé en Angleterre (1061). On l'admit à la profession en 1068. La résidence de Saint- Georges (Worcester et Warwick) fui le principal théâtre de ses travaux. Prédicateur et controversiste, le P. Turner se dépensa sans mesure au service des Catholiques et des Protestants de bonne foi. A l'époque de la conjuration de Titus Oates, le nom de ce zélé missionnaire, alors supérieur, ne fut pas oublié sur les listes du parjure. Turner fut jeté en prison à Newgate, avec le P. Jean Gawan. Lord Shaflesbury, l'âme du complot, alla les visiter dans leurs cachots el leur olfril le pardon, s'ils consentaient à se déclarer coupables. Sa démarche fut vaine. En conséquence, le P. Antoine Turner et ses compagnons Gawan, Whitbread, Barrow (Waring) et Caldwell (Fenwick) furent exécutés à Tyburn, le 29 juin \ 679. Cf. Foley. Englhh Records ; A. Hamy, 2843.

Valentia (Grégoire de), né à Médina del Campo, le 23 mars 1351, fut reçu dans la Compagnie de Jésus à Salamanque, le 23 novembre 1505, et fil la 2'^ année de son noviciat sous la direction du P. Balthazar Alvarez, dans sa ville natale. Si F. de Borgia le nomma professeur de philosophie à Rome, avant son ordination. Ses études terminées, il professa la théologie pendant 23 ans, d'abord à Dillingen et ensuite à Ingolsladl. A la demande du roi Etienne, le P. de Valenlia se rendit en Pologne, pour donner des instructions sur la manière de combattre l'hérésie. ClémenlVlIl le fit revenir à Rome. Tout en occupant la chaire de philosophie, ce savant professeur fui chargé de soutenir contre Lémos la doctrine de Molina dans la Congrégation « de Auxiliis. » Tant de travaux épuisèrent ses forces. Le P. de V^alenlia mourut à Naples, le 23 avril 1003. Clément VIII, son élève, l'appelait « Le Docteur des Docteurs. » Cf. de Backcr, III, 1263 ; A. Hamy, 2845.

Valig;nan, Alexandre, né à Chieli, le 20 décembre 1338, fut admis au noviciat, le 29 mai 1500, par Si F. de Borgia. Sept ans plus lard, il partait pour le Japon en qualité de visiteur (1573). Dès lors, el pendant 33 ans, tour à lour Provincial ou Visiteur, avec une liabilelé et une persévérance prodigieuses que Drevss qualifie de stupenda, cet intrépide

missionnaire organisa les chrétientés, et ouvrit ou des collèges ou des séminaires, au Japon, aux Indes et à la Chine. Attentif à soutenir et à relever le courage de ses inférieurs, dans le moment des persécutions, on le vit se porter lui-même au poste le plus menacé, sans crainte des dangers et de la fatigue. Calme et toujours égal, Valignan réussit dans toutes ses entreprises, et quand il mourut à Macao, le 20 janvier 1606, les chrétientés de l'Orient donnaient à l'Église catholique les plus belles espérances. Cf. de Dacker, III, 1271 ; Hainy, 2847. Un exemplaire de ce portrait se trouve à Saint-Joseph, Poitiers.

Valois (Louis le), né à Melun, le 16 décembre 1639, fut admis au noviciat à deux reprises différentes. En 1661-1662, il termina ses études de théologie à La Flèche en compagnie du P. Hervé Guymond. Le collège de Caen le posséda 10 ans comme professeur de philosophie, puis comme Recteur de 1678 à 1681. Il fut Consulteur du noviciat de Paris, dès l'année suivante, et, en 1 687-8, Dipecteur de l'OEuvre des Retraites annexée à cette maison. Le catalogue de 1700-1701, montre que le P. le Valois, fut nommé Supérieur de la Maison Professe en 1698. Il y mourut, le 12 septembre 1700. Ce religieux avait été confesseur du duc de Bourgogne et ensuite des autres petits fils de Louis XIV. Cf. de Backer, III, 1277 ; A. Hamy, S. J., 2849. Cette pièce, d'une extrême rareté, dont Soliman Lieutaud n'a jamais vu un seul exemplaire, bien qu'il sût oîi il s'en trouvait un, a été acquise pour la collection Hamy en 1889. C'est une épreuve avant la lettre.

Manière, Jacques, né à Causse (Hérault), le 9 mars 1664, montra dès son enfance, beaucoup d'amour pour la vie pastorale. Au collège, il eut à surmonter les plus grandes difficultés, avant d'arriver à traduire en vers latins la poésie qu'il chantait déjà au-dedans de lui-même. Son professeur, le P. Jouberl, l'aida à l'en faire sortir. A peine entré dans la Compagnie de Jésus (1681), Vanière se fit applaudir par ses poèmes sur les étangs, le colombier, la vigne et le potager : stagna, columbaria, vitis, ollus. Le succès lui donna l'idée de remanier ses premiers chants, et de là naquit le Prœdium Rusticum. Vers ce temps, un procès le conduisit à Paris. Sur sa route, on lui rendit de grands honneurs. A Lyon, l'Académie le reçut en corps à son entrée dans la ville. A Paris, on frappa une médaille en son honneur. Lorsqu'il parut à Louis-le-Grand, les classes furent suspendues, et le Père Porée dit à ses élèves : « Venez voir le plus grand poète de nos jours. » Le P. Vanière habita pendant 40 ans le collège de Toulouse et y mourut, le 22 août 1739. Cf. de Backer, III, 1285 ; A. //rtwy, 2851-2855.

Varin, Joseph, Désiré, né à Besançon, le 7 février 1769, suivit d'abord la carrière militaire. Il eut bientôt l'inspiration de s'enrôler sous un autre drapeau et s'associa avec les PP. du Sacré-Cœur, puis il fit partie de la Congrégation des PP. de la foi. Enfin, le 19 juillet 1814, il fut admis au noviciat de la Compagnie de Jésus, par le P. J. Picot de Clorivière. Pendant 26 ans, le P. Varin ne cessa de donner le spectacle de la plus haute vertu. En même temps, il montrait un grand zèle pour le salut des âmes. La vénérable madame Barat, fondatrice et supérieure des Dames du Sacré-Cœur se félicita toujours d'avoir rencontré en lui un guide sûr, un conseiller sage et un directeur éclairé. Le P. Varin mourut à Paris, le 19 avril 1850. Cf. de Backer, III, 1290 ; A. Hamy, 2856. L'original d'après lequel a été gravé le portrait se trouve au collège de la Providence (Amiens) dans la chambre du procureur qui fut pendant longtemps la chambre du P. Achille Guidée.

Vasquex, Gabriel, né à Belmonte (Castille), en 1549 ou 1551, fut admis au noviciat d'Alcalà, le 9 avril 1569. Par son esprit subtil et son savoir, il s'éleva au rang des plus

grands théologiens de l'Espagne et du monde catholique. Appelé à Rome pour y occuper la première chaire de théologie, il y demeura 20 ans. Dans son traité de Synodo dicecœsana, Benoît XIV l'appelle « La lumière de la théologie. » De retour en Espagne, le P. Vasquez fut envoyé à Alcalà et y mourut, le 23 septembre 1604. Cf. de Barker, III, 1311. La collection Hamy possède, depuis 1891, la photographie du portrait peint qui se trouve encore à Alcalà.

'Vecclii (Horace de), né à Sienne, vers 1577, fut admis au noviciat, le 9 septembre 1397, âgé de 20 ans. Dès 1603, on lui permit de partir pour le Pérou. Ses études terminées à Lima, il fut envoyé au Chili. C'est là qu'il cueillit la palme du martyre, le 14 décembre 1612, dans la vallée d'Elicura, non loin d'Arauco. Cf. Patrignani ; A. Hamy, 2837.

Velasco (Pierre de), né à Mexico en 1581, fut admis au noviciat à l'âge de 15 ans. Ses études terminées, il passa 14 ans au service des missions et fut ensuite chargé du cours d'Écriture Sainte. La province du Mexique le députa, en qualité de procureur à Madrid, puis à Rome. En 1 646, le P. Général le nomma Provincial du Mexique. C'est vers ce temps qu'éclata la controverse entre le célèbre D. Palafox et les Pères de Puebla de los Angeles. Le P. de Valesco est mort à Mexico, le 26 août 1649. Cf. de Backer, IIl, 1319; Hamy, 2859. Un exemplaire du livre et du portrait se trouve à l'École Sainte-Geneviève, rue Lhomond, Paris.

Verbies*, Ferdinand, né, le 9octobre 1623, à Pitthem,près de Courtrai, fut admis au noviciat de Matines, le 2 septembre 1641. Il étudia la théologie à Séville. En 1639, le P. Philippe Couplet l'emmena en Chine où le P. Adam Schall l'associa à ses travaux. A la mort de l'empereur Kang-Hi, la persécution atteignit les deux savants. Mais la nécessité de se faire aider dans le travail du calendrier força même les plus grands ennemis des chrétiens à retirer de prison les Bonzes d'Europe. Le P. Verbiest demeura Président du Tribunal des mathématiques, et y acquit une telle réputation, que, de ce moment, cette charge demeura entre les mains des missionnaires jusqu'en 1774. Le P. Verbiest est mort, le 29 janvier 1688, à Péking, et ses obsèques, (comme l'avaient été celles du P. Schall) furent célébrées en grande pompe. Cf. de Backer, IlI, 1340; A. Hamy, 2860-2865. Un curieux et joli dessin a été acquis en 1 891 .

Vei'Ju.s, Antoine, né à Paris, le 24 janvier 1632, fut admis au noviciat, le 30 septembre 1631.11 professa d'abord les humanités. C'està Paris qu'on lui fit faire en 1660 sa V année de théologie. Le 15 août 1666, le P. Verjus fut admis au degré de profès. A son retour d'Allemagne, où il avait dû accompagner son frère, on lui confia la procure des missions du Levant. Les catalogues de 1687-8 et de 1700-1 , nous montrent que sa résidence à Paris était la Maison Professe à la rue Saint-.4ntoinc. Sur la fin de sa vie, le P. Verjus fut déchargé de la procure, à sa demande, pour mieux se préparer à la mort. Il mourut inopinément à Paris, le 16 mai 1706. Cf. de Barker, 111, 1343; A. Hamy, 2806-2870. Le n° 2866, celui reproduit, a été acquis en 1890.

Vieira,Sébastien,néà Caslro-Daire (Portugal) vers 1570,fut admis au noviciat en 1586, et partit en 1602 pour le Japon où il fit la profession solennelle des 4 vœux. Son zèle et son ardeur pour la propagation de la foi le firent exilera Manille par Daifusama, ce qui ne l'empêcha pas de rentrer au Japon à la première opportunité. Par prudence, cependant les Supérieurs le rappelèrent à Macao et l'envoyèrent à Rome, en qualité de procureur. De retour au Japon, avec l'ofiice de Vice-Provincial et d'administrateur de l'évèque, le P. Vieira fut

exposé aux plus grands danp;ers, et sa capture paraissait assez importante pour qu'on promit 200U0 livres à celui qui l'amènerait captif. Surpris non loin d'Ozaca, dans un lieu où il n'avait pu trouver de retraite ni de nourriture, conduit à Nangasaki et enfin à Yeddo, le généreux apôtre fut condamné à être suspendu par les pieds, mais replié en deux, au-dessus d'une fosse d'oii émanaient des vapeurs putrides. On avait entouré et recouvert de planches ce lieu infect pour priver le P. Vieira de rien voir, ou de rien dire qui pût être entendu. Après trois jours de ce supplice, les bourreaux mirent le feu à cette cabane et leur victime expira pieusement dans les flammes, le 6 juin 1634. Cf. Southivell, p. 737. L'exemplaire de l'estampe reproduite dans celte Galerie se trouve au cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale de Paris. Celle pièce est devenue fort rare.

Vieyra, Antoine, né à Lisbonne, le 6 février 1608, fut admis au noviciat de Bahia, dans la province du Brésil, le 5 mai 1623. Dé solides études jointes aux dons les plus rares de la nature l'aidèrent à devenir un orateur chrétien d'une grande éloquence. Sa parole vive, convaincue, ardente, exerça en tous lieux une influence extraordinaire. 11 parut avec éclat au Brésil, à Lisbonne, à Bome, en Hollande et en Angleterre. Jean IV l'employa dans plusieurs ambassades. La jalousie qui s'attaque à tous les grands hommes ne pouvait manquer de se servir contre Vieyra de l'arme ordinaire des lâches, la calomnie. Le célèbre missionnaire connut les cachots de l'Inquisition Portugaise. Cette incarcération lui permit du moins d'éclairer le Saint-Siège sur l'injustice révoltante des traitements qu'on y faisait subir à des accusés innocents comme lui (Cf. Correspondant, 1859). De retour au Brésil, Vieyra y continua ses travaux apostoliques. Enfin, dans la 89° année de son âge, il expira doucement, le 18 juillet 1697, dans la ville de Bahia. Cf. de Backer, III, 1197 ; A. Hamy, 2873-2871.

Vincent (Grégoire de Saint), né à Bruges, le 8 septembre 1584, fut admis au noviciat de Rome, le 5 octobre 1605. Sa réputation de savant géomètre s'établit rapidement et fut connue de l'Europe entière. Aussi personne ne fut jugé plus digne que lui de succéder à Clavius dans la chaire de mathématiques au collège Romain. Plus tard, Ferdinand II l'appela à Prague. Pendant le siège de cette ville, le P. de Saint-Vincent se prodigua au service des blessés, mais son dévouement lui valut une blessure grave sur le champ de bataille, où l'entraînait la charité. En outre, il perdit dans celle occasion des manuscrits précieux. A la demande de Philippe iV, Don Juan d'Autriche devint son élève. Sentant bientôt ses forces défaillir, le P. de Saint-Vincent exprima le désir de retourner en Belgique. Il mourut à Gand d'une attaque d'apoplexie, le 27 janvier 1667. Cf. de Backer, III, 486 ; A. Hamy, 2877-8. Le n° 2877 a été acquis en 1890.

Visconii, Ignace, né à Milan, le 31 juillet 1682, entra au noviciat de Chieri,Ie 13 novembre 1702. La plus grande partie de sa vie s'écoula au collège de Brera à Milan. Il y professa tour à tour la rhétorique, la philosophie, l'Écriture Sainte, et pendant 8 ans la théologie. La direction des études lui fut aussi confiée et, à plusieurs reprises, le gouvernement de la maison, en l'absence du Recteur. Le P. Visconti fut ensuite provincial de Venise et enfin Assistant d'Italie. Après la mort du P. Retz, le 21 juin 1751 fut le jour fixé pour l'élection de son successeur, et, le 4 juillet suivant, la majorité des suffrages de la T Congrégation se portèrent sur le P. Visconti. Son prédécesseur avait laissé la Compagnie dans un état florissant. Il était réservé au 16" Général de voir poindre un orage menaçant. Ce ne fut pas faute de sagesse, de prudence ni de fermeté, s'il ne parvint pas à en atténuer la

violence. A la première nouvelle des agissements du P. de la Valette à la Martinique, Visconli lui avait enjoint de venir en France (1753) pour se justifier. La Valette obéit. Il se justifia et repartit pour son poste, mai 1755, mais malheureusement enhardi par ce triomphe. Les circonstances l'encouragèrent à se lancer dans des spéculations hasardeuses et strictement interdites aux religieux de tous les Ordres. Une catastrophe inévitable, un grand scandale, et la ruine de la Compagnie allaient en sortir. Quand l'orage éclata, Visconti n'était plus. Il mourut au Gesù de Rome, le 4 mai 1755. Il avait peu de jours après son élection nommé le P. Louis Cenlurione Vicaire Général. Cf. Crétïneau-Joly ; A. Hnmy, 2879-2881 .

Walcher, Joseph, né à Linz, le 6 janvier 1719, entra au noviciat dans la province d'Autriche, le 18 octobre 1737. Il cultiva de bonne heure les mathématiques, sans négliger la philosophie ni la théologie. Admis au degré de profès, Walcher fut aussi reçu Docteur en philosophie. 11 professa l'hébreu à Gratz, la philosophie à Vienne et à Linz, et enfin les mathématiques, d'abord au collège Thérésien, puis, pendant 17 ans, à l'Université de Vienne. Après la suppression de la Compagnie, le Gouvernement Impérial le nomma directeur de la navigation du Danube (1773-1783), assesseur de la Direction générale des édifices publics (1 784) et conseiller aulique. Il s'occupa pendant 20 ans des travaux hydrauliques. Les mers de glace du Tyrol donnaient naissance à des torrents dangereux. Ses calculs servirent à en régler le cours. Avec un minimum de dépense, le Danube fut maîtrisé à Presbourg et surtout à Nusdorf. En 1797, Walcher prit la chaire de mécanique et d'hydraulique au collège Thérésien. Son jubilé sacerdotal fut célébré en 1798, au milieu des démonstrations de l'amitié. Cinq ans plus tard, la ville de Vienne apprit avec peine la nouvelle de sa mort, le 29 novembre 1803. Cf. de Backer, III, 1474. Ce portrait a été récemment acquis.

%Varszei.vicki, Stanislas, né en 1530, se crut d'abord appelé au sacerdoce dans le clergé séculier et s'appliqua à réparer le désordre causé à sa foi par les doctrines de Mélancthon, dont les Universités allemandes lui avaient insinué le venin. Plus lard, à l'âge de 37 ans, à la suite d'une retraite fervente à Braunsberg, il résolut de se donner plus complètement à Dieu, et entra au noviciat de Home, le 25 décembre 1567. Dès la fin de ce temps d'épreuve, jugé digne d'entreprendre les missions les plus difficiles, ou d'occuper les plus hautes fonctions de son Ordre, le P. Warszewicki fut renvoyé en Pologne, et préposé au gouvernement du collège de Vilna pendant 8 ans, et ensuite de celui de Lublin pendant 6 ans. A la suite de la légation du P. Possevin en Suède, Grégoire XIII désigna Warszewicki comme l'homme le plus capable d'entretenir le jeune prince héritier, depuis Sigismond III de Pologne, dans sa fidélité à la foi catholique. Cette mission dura cinq ans. De retour dans la province de Lithuanie, le P. Warszewicki fut employé aux travaux du ministère apostolique dont ses charges de Supérieur n'avaient jamais pu le détourner. Son éloquence, son savoir et sa vertu déterminèrent un grand nombre d'hérétiques à rentrer dans le sein de l'Église. En 1590, sa province le députa à IJomc. Son voyage ne fut pas long. De retour à Cracovie, où régnait une infiuence pestilentielle, il se dévoua au service des malades, contracta le germe de l'épidémie et mourut victime de sa charité, le 3 octob,re 1591. La province de Lithuanie le considère comme une de ses gloires. Cf. de Backer, III, 1489. Un cliché de son portrait a été acquis en 1891 pour la collection Ilamy.

l^eston, Guillaume, né à Maidstone (Kent) en 1555, fut admis au noviciat de Rome,

le o novembre 1575. Débarqué sur la côte de Norfolk en 1584, avec son compagnon, le frère Ralph Emerson, il fut nommé Supérieur de toute la mission d'Angleterre, pendant l'emprisonnement du P. Jaspar Ilaywood. Les lettres du P. Thomas Courtney, conservées aux archives du collège deStonyhurst, témoignent de l'activité, du zèle et des succès du P. Weston. Les catholiques reçurent de lui des eucouragements et des consolations, en rapport avec l'étendue de leur détresse et de leur prostration. Une foule d'hérétiques firent entre ses mains leur abjuration : Philippe, Comte d'Arundell, fut de ce nombre. En 1585, le zélé missionnaire fut jeté, à son tour, en prison, tantôt au Clink, tantôt à la Tour de Londres, et enfin au château de Wisbeach : il connut par expérience la rigueur des cachots d'Elisabeth. Le P. Aquaviva lui envoya dans sa prison l'ordre de prononcer les vœux de profès, le 2 août 1S98. A l'avènement de Jacques I", une sentence de bannissement fut prononcée contre lui, 13 mai 1603. Le P. Wéston se dirigea sur Rome et en route s'arrêta à Douai. Sa vue était presque complètement éteinte, à la suite de l'incarcération barbare de 18 longues années dans des cachots humides. Le P. Cl. Aquaviva le fit d'abord soigner à Rome, et l'envoya ensuite en Espagne gouverner le collège de Saint-Alban à Valladolid, fondé depuis 1589. C'est là qu'il est mort, en odeur de sainteté, le 9 avril 1615. Sa lête est conservée comme une relique, dans la maison du noviciat d'Angleterre, Manresa House, Roehampton, près de Barnes, London (W.) Cf. Foleij, English Records ; Hamy, p. 174.

^Vliiâhreadl, Thomas, plus connu sous le nom emprunté de Harcourt, né en 1618, dans le Comté d'Essex, fut admis au noviciat de Watten, le 7 septembre 1635. Dès 1647, il fut appliqué à la mission d'Angleterre, dans le collège des Saints-Apôtres dont Norwich était le centre. 11 en fut le Supérieur de 1660 à 1663 et de 1672 à 1673. La Résidence de Saint-Dominique (Lincolnshire) devint le théâtre de ses travaux. Whitbread fut également Supérieur de cette mission de 1 674 cà 1 678. Ensuite il fut nommé Provincial. Dès le début de sa charge, le trop fameux Titus Oates chassé d'Espagne où on l'avait admis, sans défiance, le menaça de ruiner la province et les missions d'Angleterre, si on refusait encore de l'admettre au noviciat. Le P. Whitbread ne voulut pas consentir à recevoir cet infâme imposteur et le fit chasser sur-le-champ de St-Omer. La conjuration, dont Lord Shaftesbury ne rougit pas d'être l'âme, n'eut pas de membre plus actif que ce misérable. A la suite de la Congrégation provinciale tenue à Londres dans une des dépendances du palais du duc d'York, tous les papiers de la province furent saisis, le P. Whitbread se vit arrêté dans le voisinage de l'Ambassade d'Espagne, le 29 septembre 1678, d'abord gardé à vue, enfin emprisonné à Newgate, et conduit au tribunal de Old Bailey, le 17 décembre. Les conspirateurs ne purent rien prouver contre lui ni ses co-accusés. Par un déni absolu de justice, on les reconduisit en prison. De nouveau jugé, le 13 juin 1679, puis condamné à mort, le P. Whitbread fut traîné au supplice avec les PP. Gawan, Turner, Caldwell (Fenwick) et Barrow (Waring) et exécuté avec eux, le 29 juin 1679. Cf. Foley, English Records ; Uamy, 939. Cette pièce fait maintenant partie de la collection.

l^l^isha^-en. Corneille, est né à Matines en 1509. Le P. Dorigny, dans sa vie de Canisius, le représente à tort comme étant encore jeune en 1543. Les historiens de la Compagnie disent tous, au contraire, qu'il était déjà alors d'un certain âge, et la date de 1509 donnée dans sa vie mss. (Bibl. Boll. Brux.) confirme leur opinion. Il était chapelain de Saint-Pierre à Louvain, quand le Docteur Van Esch le désigna à Strada comme un prêtre dont l'acquisition serait plus utile à la Compagnie que la sienne." Admis par le B. P. Le-

febvre, Corneille Wishaven obtint de Dieu qu'il laissât à Louvain cet aussi habile maître tout le temps nécessaire à sa formation religieuse. Contre toute attente, le Bienheureux dont le départ était fixé, se vit obligé, par la fièvre, à prolonger son séjour dans les Flandres. Deux mois plus tard, le P. Wishaven prononçait à Cologne ses premiers vœux. Avant de partir pour le Portugal, Lefebvre l'investit du pouvoir d'admettre au noviciat tous les sujets capables. Saint Ignace le fit venir à Rome, d'où peu après il l'envoya à Messine en qualité de maître des novices. En 1557, Lainez l'en retira pour le placer à Lorette dont le P. Olivier Manare était Recteur. C'est là que s'écoulèrent les deux dernières années de la vie du P. Wishaven. Il mourut près du sanctuaire béni, le 23 août 1559. Cf. Patrignani et la vie mss. de Wishaven. Le portrait gravé pour une galerie des célébrités de Matines se trouve à la bibliothèque des PP. BoUandisles, Bruxelles, Muséum Ignatianum.

Woyt, Alexandre, né à Prague (on ne sait pas en quelle année), entra au noviciat le 17 (^février 1560, devint professeur de philosophie en 1565, fut ordonné prêtre en 1572, et commença en 1574 le cours de ses missions apostoliques. Son éloquence et son zèle animés par une rare piété le rendirent bientôt populaire dans toutes les classes de la société. La prière en famille, les processions, etc., etc., devinrent par ses soins, des moyens efficaces de réveiller la foi morte dans les cœurs. En 1380, il parut à la Cour du Roi de Bohême. Quand le P. Campan fut envoyé à Prague, le P. Woyt lui succéda d'abord comme Vice-Recteur, et ensuite comme Recteur, à la date du 8 janvier 1582. Pendant son gouvernement, il introduisit de sages règlements pour promouvoir le silence, la discipline et la piété parmi les écoliers. Le P. Olivier Manare, lors de son passage à Prague, en qualité de Visiteur, rendit un haut témoignage à la vertu et à l'habileté du sage Recteur. Le 12 février 1589,1e P. Bader installa en sa place, le P. Jean Reinel. Déchargé de ce fardeau, le P. Woyt se livra avec encore plus d'ardeur au ministère apostolique, et remplit en outre les fonctions de procureur. Plus tard, en juin 1592, il venait d'être nommé pour la 2" fois Recteur du Collège St-Clément de Prague, à la joie générale, quand une maladie assez pénible le força à se rendre aux eaux de Tœplitz. Le mal s'aggravant, il se fil transporter à Commotau (dont il avait procuré la fondation ainsi que celle de Krummau) et y mourut, le 2 décembre 1592. Cf. Bahuslas Balbinus : Bohemia Sancta. Ce portrait rare a été acquis récemment.

m^^^riglii, Pierre, né à Slipton, Comté de Nortbampton, en 1 603 ou 1 604, fut d'abord clerc de Procureur, puis soldat de l'armée anglaise cantonnée en Hollande. Il ne tarda pas à prendre en dégoût la licence des camps, et entra au noviciat de Watten en 1629. Ses études de philosophie (1633) et de théologie (1636) terminées, on l'envoya de Liège à St-Omer pour y remplir l'office de surveillant. Au bout de 3 ans (1642) le P. Wright devint chapelain des soldats catholiques de Gand. L'année suivante, il fut appliqué d'abord à la Résidence de Ste-Marie (Oxford) dans la Mission d'Angleterre, puis au Collège St-Ignace (Londres et les environs). Arrêté, le 2 février 1649, jeté en prison à Nevvgate, jugé pour contravention à l'acte 27 d'Elisabeth, et par conséquent, condamné comme prêtre catholique, le zélé missionnaire fut exécuté à Tyburn,le 29 mai 1651, en présence de 20000 spectateurs. Des amis puissants avaient tenté, mais en vain, d'obtenir sa grâce. Cf. Foley, English Records ; llainy, 2888-9. Celte pièce très rare a été acquise en 1890.

Wurz, Ignace, né à Neustadt (Autriche), le 28 décembre 1731 , fut admis au noviciat à l'âge de 16 ans, (1747)i Plus tard, il reçut avec le degré de profès, le titre de Docteur en

théologie. Son attrait pour l'éloquence sacrée et la littérature allemande lui inspira la résolution de consacrer sa vie à la restauration de la prédication allemande. Dans ce but, il étudia avec soin les orateurs français. Le P. Wurz fut nommé professeur d'éloquence à l'Université de Vienne et maintenu dans cet office, même après la suppression de son Ordre. Plus tard, Marie-Thérèse lui donna la Cure de Pierawart. Ses contemporains le considéraient comme habile dans l'art de bien dire, de bien écrire et de bien professer. Il mourut, le 29 août 1784. Cf. de Bâcher, III, 1593. Son portrait a été acquis en 1891.

Xavier (St François de), né au Château de Xavier, à 6 lieues de Pampelune, le 7 avril 1506, et non en 1497, comme le disent encore les historiens mal informés, était devenu (oct. 1531) professeur de philosophie au Collège de Beauvais à Paris, et son cours était suivi avec enthousiasme par un auditoire d'élite, quand St Ignace de Loyola le détermina à quitter le monde pour travailler à la plus grande gloire de Dieu. Le 15 août 1534, le 7 premiers fondateurs de la Compagnie de Jésus s'y obligeaient par vœu, dans la chapelle des Martyrs à Montmartre, puis se rendaient à Venise (1537), dans l'espoir de passer en Palestine. Xavier montra dès lors tout ce que l'on pouvait attendre de son zèle et de son ardeur. La Providence disposa les événements de telle sorte que la grande Mission de l'Extrême Orient lui fût confiée. Il partit de Rome, le 15 mars 1540, puis de Lisbonne, le 7 avril suivant et débarqua à Goa, le 6 mai 1542. Tout le monde connaît ses travaux, ses voyages, ses fatigues et ses conquêtes. En dix ans, il rendit à l'Eglise autant de catholiques que le schisme et l'hérésie lui en avaient enlevés, et baptisa de sa main 1 .440.000 infidèles, si l'on en croit un document imprimé. Après avoir parcouru les Indes et le Japon, il se préparait à entrer en Chine, quand Dieu l'appela à la récompense. Ce saint apôtre mourut dans l'île de Sancian, le 2 décembre 1552. Paul V le mit au nombre des Bienheureux, le 27 juillet 1609, et Grégoire XV le canonisa en même temps que St Ignace, le 12 mars 1622. On a choisi, comme le plus ancien portrait gravé, celui de Jérôme Wierx.

Young, Jean, né à Cashel (Irlande), le 15 août 1589, entra au noviciat de Rome, le 13 mai 1610. Admis à la profession, le 14 juillet 1633, il ajouta à ses vœux celui d'observer toutes ses règles. Les Supérieurs lui confièrent le gouvernement de plusieurs Résidences. Il fut maître des novices à Kilkenny, et exerça les fonctions de prédicateur à Cork; on le nomma aussi instructeur des Pères du 3*" an de probation. Appelé à Rome pour y diriger le Collège Irlandais, le P. Young mourut dans l'exercice de sa charge, le 13 juillet 1664. Le P. Général ordonna qu'on fit peindre son portrait, et que son éloge fût prêché au Réfectoire du Collège Romain. Cf. Foley, English Records; A. Hamy, 3151.

Zaccaria, François, Antoine, né à Venise, le 27 mars 1714, fut admis au noviciat, dans la province d'Autriche, le 17 ou le 18 octobre 1731, et professa ensuite la rhétorique à Goritz. Son rare talent le fit appeler à Rome pour y suivre le cours de théologie au collège Romain. En 1740, il reçut, par exception, la prêtrise à 26 ans et fut enrôlé dans la province de Rome. Sa réputation déjà grande à cette époque s'accrut encore par le succès des Missions qu'il donna dans la marche d'Ancône. Bientôt la Lombardie, la Toscane et presque toute l'Italie sollicitèrent la faveur de profiter de ses prédications. Dans l'intervalle de ses ministères, Zaccaria ne négligeait aucune occasion de s'instruire. A des connaissances étendues en histoire et en littérature, il joignit celle de la bibliographie et de la biographie contemporaines. En 1754, le Duc de Parme le nomma Conservateur de la Bibliothèque

Ducale. Plusieurs années après la suppression de son Ordre, Pie VI le nomma Professeur de la Sapience. Le P. Zaccaria est mort à Rome, le 10 octobre 1793. Cf. de Backer, 111, 1636-1693; son portrait a été acquis en 1891 .

Zorzî, Alexandre, né à Venise, le 1 1 septembre 1 747, fut admis au noviciat, le 1 3 octobre 1764. Il professa à Parme. Ce fut en 1771 qu'il reçut la prêtrise. La suppression de son Ordre, (1773) le contraignit à se retirer dans sa ville natale pour y donner des leçons. Bientôt, le Marquis Bevilacqua l'attira à Ferrare et lui confia l'éducation de ses neveux. Tout en remplissant ces modestes fonctions, Zorzi chercha dans le commerce des savants, à réaliser le plan d'une nouvelle Encyclopédie Italienne. Atteint par la mort, à 1 âge de 32 ans, le 14 juillet 1 779, il ne laissa qu'une ébauche de ce gigantesque projet. ÇÀ. de Backer, II, 2125. Son portrait gravé par Musitelli (201-127""") a été acquis en 1891.

Zucchi, Nicolas, né à Parme, le 0 décembre 1586, fut admis au noviciat de Padoue, le 28 octobre 1602. Plus tard, il fut appelé à Rome et y professa la théologie, puis les mathématiques et prononça ses derniers vœux, le 4 septembre 4621. On lui confia le gouvernement d'abord du collège Romain, ensuite du collège de Ravenne. Le Cardinal Légat Alexandre Orsini le prit pour compagnon, quand il se rendit à la Cour de Ferdinand 11. Ce lui fut une occasion de connaître Kepler. Le P. Zucchi s'appliqua dès lors à l'étude des sciences exactes. L'idée du télescope catoptrique lui vint en 1 61 6, mais Gregory eut la gloire d'avoir, le premier, réalisé cette découverte. Le 17 mai 1630, Zucchi signala les taches de Jupiter, et personne ne lui en a disputé l'honneur. Religieux modèle, très dévot à Marie, il était Supérieur du Gesîi de Rome et depuis 1661, admoniteur du P. Général, J. P. Oliva, quand il mourut, le 21 mai 1670. Cf. de Backer, III, 1729. Son portrait a été acquis en 1891.

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