TROISIEME VOLUME
PARIS CHEZ L'AUTEUR, 14 bis, RUE LHOMOND
Clorivière (Pierre, Joseph Picot de), né, le 29 janvier 1735, à Sainl-Malo, entré au noviciat de Paris, le 14 août 1756, était régent de 2° et de 3°, à Compiègne, quand les Édits de Louis XV chassèrent tous les Jésuites de leurs collèges en France. Il s'en alla à Liège, et sollicita son admission dans la province d'Angleterre. Ordonné prêtre dans cette ville, pendant sa 2e année de théologie (1763-4), le P. de Clorivière termina son cours en 1766, et fit son 3e an à Gand. Après une année de séjour en Angleterre (1768-9), on le donna pour socius au maître des novices à Gand, où le noviciat de Watten avait été transféré. Le 20 mai 1770, il devint confesseur des Religieuses Anglaises à Bruxelles, fut admis à la profession, le 15 août 1773, et demeura, malgré la suppression de la Compagnie, chargé des mêmes fonctions, jusqu'en 1775. A cette époque, le gouverneur des Pays-Bas le contraignit à chercher un refuge en France. Le P. de Clorivière s'y livra aux travaux du ministère apostolique, accepta, en 1799, la cure de Paramé, et fonda la société des Filles de Marie. En 1814, le P. Th. Brzozowski l'admit de nouveau à la profession et le chargea de réorganiser en France la Compagnie de Jésus. Malgré ses 80 ans, l'énergique vieillard se mit à l'œuvre avec ardeur. Une lettre du P. Général, 3 mars 1815, citée par Foley (Cf. Collectanea, p. 142), montre tout ce que l'on espérait de son expérience et de sa vertu, et en même temps les craintes inspirées par sa santé. Supérieur des Jésuites de France (avec les pouvoirs de Provincial), de 1814 à 181 S, le P. de Clorivière continua jusque la mort, à résider dans la maison de la rue des Postes (aujourd'hui rue Lhomond). Il mourut, le 5 janvier 1820. Cf. Sommervogel, II, 1244-8; Hamy, 516.
Colnago, Bernard, né à Catane, le 15 septembre 1545, admis au noviciat de Messine en 1560, professa la philosophie, puis la théologie morale, et enfin la scolastique. Plus tard, il exerça le saint ministère. Des faits extraordinaires l'ont rendu célèbre, comme le rapportent les Ménologes et son historien. Le P. Colnago mourut à Catane, le 21 avril 1611. Cf. Sommervogel, II, 1296-7 ; Hamy, 518-9.
Colombière (Le Vénérable Claude de la), né à Saint-Symphorien d'Ozon (Isère), le 2 février 1641, admis au noviciat, le 25 octobre 1658 (et non en 1659, comme le dit Sommervogel), professa la rhétorique à Lyon, fut appliqué à la prédication, en France, et, plus tard, en Angleterre, à la cour de la duchesse d'York. Son séjour à Londres ne fut pas de longue durée (1676-8). Un apostat] du nom de Luzancy le fit jeter en prison, et, malgré la fausseté de l'accusation portée contre lui, une sentence d'exil le contraignit à revenir en France. Nommé supérieur de Paray-le-Monial, le P. de la Colombière fut appelé à l'honneur de'diriger la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, et reçut la glorieuse mission de pratiquer et de répandre la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Il mourut de langueur dans cette petite résidence, le 15 février 1682. Cf. Sommervogel, II, 1311-7; Hamy, 520-5. Le portrait reproduit est celui gravé en 1683, pour la 1" édition des sermons de ce Père. On n'en connaît pas d'autre dont l'ancienneté soit aussi bien établie. Les portraits de famille ne prouvent pas beaucoup, tant qu'ils ne sont pas accompagnés d'authentiques. L'estampe de M. Ogier est datée de 1683, comme le livre dont elle forme le frontispice. La planche n'a pas été finie. Aussi, le retoucheur a-t-il dû rétablir le travail que l'artiste n'avait pas fait, tout en s 'efforçant de ne rien changer à cette physionomie douce, quoique maladive.
Colonia (Dominique de), né à Aix, le 25 août 1660, suivant le Dictionnaire de t. m. 6
Provence, ou le 31 mai 1058, selon Sommervogel, entré au noviciat à l'âge de 15 ans, d'après les deux autorités déjà citées, fut admis aux derniers vœux en 1694, (ce qui rend la 1" opinion plus probable). Il professa les basses classes pendant 5 ans, et plus tard, la rhétorique, pendant II ans, avec un succès marqué. On le jugea capable d'occuper avec encore plus d'éclat la chaire de théologie positive, et l'événement se chargea de justifier la décision prise par ses supérieurs. Pendant 29 ans, une foule d'auditeurs ne cessa de rechercher avec avidité d'aussi doctes leçons, et souvent des personnages illustres par la naissance, le mérite ou le savoir se mêlaient parmi les écoliers. Le P. de Colonia. dont la mémoire égalait l'ardeur au travail, paraissait avoir tout lu, et tout retenu. Il semblait savoir par cœur non seulement des passages assez longs des divers auteurs dont il avait étudié les ouvrages, mais encore des livres entiers. « Il s'expliquait avec autant de grâce que de facilité sur toutes les choses qu'il avait apprises. » Ses travaux littéraires et d'érudition ne l'empêchaient pas de se livrer à plusieurs fonctions du saint ministère : confession, direction, prédication ou visite des malades. La ville de Lyon le posséda pendant 59 ans. Ses magistrats crurent s'honorer en votant pour un homme aussi distingué une pension annuelle dont il employa toujours, par la direction de ses supérieurs, la plus grande partie en œuvres de miséricorde ou de piété. Le P.'de Colonia mourut à Lyon, le 12 septembre 1741. Cf. Sommervogel, II, 1320-1332; Hamy, 528-530 ; Dictionnaire de Provence ; Mémoires de Trévoux, novembre 1741.
Commire, Jean, né, le 25 mars 1 625, à Amboise, entra au noviciat, le 3 octobre 1 643, et, dit-on, changea une lettre de son vrai nom, Commère. Il professa les humanités, la rhétorique et la théologie, et fut envoyé au 3° an, à Rouen, dans l'année scolaire 1660-1. Le P. Commire professait encore la théologie dans cette ville en 1680-1. On l'envoya peu après au collège Louis-le-Grand à Paris, et sa principale occupation fut d'écrire et de publier ses œuvres. La pureté de style et la richesse d'images de ses poésies lyriques rappellent les meilleures pièces du siècle d'Auguste. Le P. Commire est encore admiré de tous les hommes de lettres. Il mourut à Paris, le 25 décembre 1702. Cf. Sommervogel. Il, 1351 ;Hamy, 531-534.
Voici une épigraphe attribuée à l'un de ses confrères :
Commirius jacet hic, non re, sed nomine mirus Qui patria Turo, moribus Huro fuit.
Corbie, Rodolphe, né, le 25 mars 1598, près de Dublin, fit ses humanités au collège Anglais de St-Omer et suivit à Séville et à Valladolid les cours de philosophie et de théologie. L'époque de son admission au noviciat de Watten n'a pas encore pu être déterminée avec précision et se place entre 1624 et 1626. Dès 1631, les supérieurs l'avaient envoyé dans le comté de Durham. Il fit ses vœux de coadjuteur spirituel, le 1er mai 1640, et continua ses travaux apostoliques. Le 18 juillet 1644, les parlementaires révoltés s'emparèrent de lui, et le conduisirent à Londres dans les cachots de Newgate. Condamné à mort aux assises de Old Bailey, le P. Rodolphe Corbie expira sur le gibet, le 17 septembre 1644. Cf. Sommervogel, II, 1411 ; Foley, III, p. 68 ; Hamy, 536. — Cette pièce a été acquise depuis peu. — Elle est rare.
Cordara, Jules, César, né, le 16 décembre 1704, à Alexandrie en Piémont, entra au noviciat de Rome, le 20 décembre 1718. Il professa les belles-lettres et la rhétorique
et devint membre de l'Académie des Arcades, sous le nom de Panemo Cisseo, et de l'Académie des Immobili à Alexandrie. Son grand ouvrage fut la continuation de Y Historia Societatis Jesu. Dans les deux volumes de la Pars VP 'publiés, l'un en 1750, l'autre en 1859, Cordara s'aidant du travail préparé par le P. Vincent Guinisi, sur le manuscrit du P. Jouvancy, conduit l'histoire de la Compagnie de l'an 1616 à l'an 1633. On regrette que l'éditeur de Pars VIa, Tomus Prior ne jouisse pas d'une réputation plus incontestée d'exactitude historique. Il est au moins certain qu'il a beaucoup corrigé le manuscrit de Jouvancy (qui se conserve à la Bibliothèque Royale de Munich, pour la plus grande partie de son travail, et, dit-on, à Berne pour le reste). Les remaniements du P. Guinisi, du P. Cordara, et, pour le tomus posterior, du P. Ragazzini, ont souvent affaibli la vigueur de la pensée ou terni l'éclat du style de notre grand écrivain français. Lors de la suppression de l'Ordre, en 1773, Cordara se relira dans sa patrie et mourut à Alexandrie, le 6 mars 1785. Ses concitoyens ont érigé en son honneur une statue de marbre dans l'église des Barnabites. Cf. Sommervogel, II, 1432 ; Hamy, 537. — Un portrait gravé par Ant. Zecchini, H. 151mm ; L. 97mm a été acquis depuis peu. C'est la pièce reproduite.
Cossari, Gabriel, né, le 22 novembre 1615, à Pontoise, entra au noviciat, le 14 août 1633. Malgré ses heureuses dispositions pour la poésie, il ne fut pas appliqué tout d'abord aux fonctions d'écrivain, mais laissé pendant longtemps dans la chaire de rhétorique à Moulins (1640), puis au collège de Louis-le-Grand à Paris pendant un grand nombre d'années. Le P. Cossart est mort dans cette ville, le 18 septembre 1674. Le P. Jacques de la Baune et Santeuil ont publié séparément son éloge chez S. Mabre Cramoisy. Cf. Sommervogel, II, 1501 ; Hamy, 539.
Coster, François, né à Malines, le 16 juin 1532, fut reçu au noviciat de Rome par saint Ignace, le 7 novembre 1552. Sous un dehors aimable, il joignait à un naturel enjoué les plus sérieuses qualités. La clairvoyance d'Ignace n'avait pas tardé à les découvrir. Aussi recommanda-t-il au jeune novice de ne point perdre sa bonne humeur. Coster ne démentit jamais les espérances qu'avaient fait concevoir son talent et sa vertu. Après avoir professé à Cologne l'astronomie et l'Écriture Sainte, il fut trois fois Recteur, deux fois Provincial de Belgique, une fois Provincial du Rhin, et délégué à trois congrégations générales. Aimé de tous, mais redouté des sectaires par la vigueur de sa dialectique, le bon vieillard mourut à Bruxelles, âgé de plus de 87 ans, le 6 décembre 1619. Cf. Sommervogel, II, 1534 ; Hamy, 540-543. Le n° 543 est le meilleur.
Coton, Pierre, né à Néronde (Loire), le 7 mars 1564, entra au noviciat d'Arona dans le Milanais, le 30 septembre 1583, étudia à Milan, commença ses études de théologie à Rome et les termina à Lyon. Dès ses débuts dans la chaire, son genre plut à tout le monde. Le Connétable de Lesdiguières le choisit pour préparer son abjuration et le fit connaître à la Cour. En 1603, Henri IV se lia à lui d'une étroite amitié, le prit comme prédicateur et, plus tard, comme confesseur. Quand, en 1604, un fanatique blessa le P. Coton d'un coup d'épée à la tète dans le carrosse de LaVarenne, le Roi ne put retenir son indignation. La mort tragique de ce prince ne diminua pas les sentiments d'estime de la Reine et de la Cour, à l'égard du Jésuite. Cependant, en 1617, il sollicita sa retraite, partit pour Lyon, devint Recteur du collège de Bordeaux en 1621, Provincial d'Aquitaine en 1623, et de France en 1626. Le P. Coton prêchait à Saint-Paul, quand à la suite d'un arrêt porté contre son Ordre par le Parlement, il tomba malade de chagrin, et mourut trois jours après, le
19 mars 1626. Cf. Sommervogcl, II, 1539; Hamy, 544-552. — Le n° reproduit est le n° 549. La pièce se trouve au cabinet des Estampes, Bibl. Nat. Paris, collection Hennin. T. XXIV, p. 12. La collection Hamy en possède le cliché.
Couplet, Philippe, né à Malines, le 31 mai 1622, entra au noviciat, le 11 octobre 1640, partit pour la Chine en compagnie des PP. Rougemont, Verbiest et Dorville, et arriva en 1656 dans cette mission. Sans négliger les œuvres de zèle, il étudia la langue, l'histoire et la littérature des Chinois, et en acquit une assez grande connaissance. Ses aptitudes particulières pour les affaires déterminèrent les supérieurs à l'envoyer en Europe, dans le courant de l'année 1680, en qualité de procureur, pour avoir un correspondant bien renseigné sur les besoins de la mission. En 1692, le P. Couplet obtint la permission de retourner en Chine. Mais il mourut en mer, près de Goa, le 16 mai 1693. Cf. Sommervogel, H, 1566 ; Hamy, 553, 554. — Le n° 553 est une estampe assez estimée. Le P. Sommervogel reproduit par inadvertance une erreur du P. de Backer au sujet du portrait n°553. La gravure n'est pas d'après Kneller par les soins de Mead, niais de J. Faber, à la manière noire, sur un dessin de Knorr, d'après le tableau peint par R. Mead pour la galerie de Windsor.
Courtois, (Jacques Le) né à St-Hippolyte de Franche-Comté, en 1621, montra de bonne heure d'heureuses dispositions pour les Beaux-Arts. Son père, peintre d'un certain talent, ne se croyant pas assez habile pour le former, l'envoya en Italie, et l'adressa au Guide et à l'Albane. Dans leur atelier, il prit le nom de Le Bourguignon, sous lequel on le connaît le plus souvent. Une grande intimité l'unit à ses maîtres; toutefois, son génie le poussa surtout au genre des Batailles. Il se maria, mais autant il réussissait dans son art, autant il avait à souffrir dans son ménage. La mort subite de sa femme qu'il avait aimée, malgré la bizarrerie de son humeur, acheva de le dégoûter du monde et h l'âge de 37 ans, en 1658, Jacques le Courtois entra au noviciat de Rome pour servir en qualité de frère coadjuteur. Pendant les 18 années de sa vie religieuse, les maisons de son Ordre s'enrichirent d'une foule de tableaux et de portraits dont le mérite est encore apprécié. Plusieurs planches à la pointe ont aussi été gravées par cet artiste. Le F. Jacques le Courtois est mort à Rome, le 14 novembre 1675. Cf. de Guilhermy : Ménologe de France; Michaud; Hamy, 555-6. Le n8 555 est celui qu'on a cru devoir reproduire.
Couturier, Jean, né, le 15 février 1731, à Minot (Côte-d'Or), entra au noviciat de Nancy, le 20 mars 1751, professa la grammaire à Metz (1752-1755), la rhétorique à Verdun (1757-8), puisa Langres (1758-9). Tout en surveillant les pensionnaires de Pont-à-Mousson, il commença la Ihéologie, en 1759-60, la continua au séminaire (1760-1), fit sa 3' année au pensionnat (1761-2), y fut ordonné prêtre, et y termina son cours (1762-3). En 1763-5, il y exerça de nouveau les fonctions de surveillant et, l'année suivante, celle de professeur de rhétorique. Après la suppression delà Compagnie de Jésus, le P. Couturier accepta la cure de Léry, et y mourut, le 22 mars 1799. Cf. Sommervogel, II, 1594; Ihnny, 557. — Cette pièce a été acquise depuis peu.
Crasse*, Jean, né à Dieppe, le 3 janvier 1618, entré au noviciat, le 28 août 1638, professa la 4' à Alençon (1640-1641), les humanités et enfin la philosophie. Admis à la profession, le 2 février 1653, le P. Crasset fut dès lors appliqué aux travaux du ministère apostolique, et, dans ses temps libres, composa un grand nombre d'ouvrages. Pendant 23 ans, il dirigea la congrégation des messieurs à la maison professe de Paris, et y
mourut, le 4 janvier 1692. CÎ.Sommervogel, II, 1645-6; Hamy, 558bis-565. — Le n° 558 bis est le meilleur.
Croise*, Jean, né à Marseille, le 28 août 1656, entra au noviciat d'Avignon, le 16 décembre 1677, professa la grammaire et les humanités à Vesoul, à Nîmes, à Avignon, à Rouen et à Carpentras (1682-1687). Sa régence terminée, il commença à Lyon l'étude de la théologie. De cette époque, datent ses relations avec la B. Marguerite-Marie Alacoque, suivies d'une promesse d'écrire un traité sur « La dévotion au S. Cœur de Jésus. » Ordonné prêtre en 1690, le P. Croiset publia son livre, en finissant le cours de théologie, fit sa 3e année de probation (1691-2), devint professeur de rhétorique et père spirituel du collège de la Trinité, où se réunissaient 2.000 élèves et 4.000 congréganistes. Son zèle pour la dévotion envers le S. C. de Jésus le fit dénoncer comme un novateur et, sur un ordre du P. Thyrse Gonzalez, le Provincial l'exila à Arles, à Avignon et à Marseille. Plus tard, nommé supérieur de Sainte-Croix à Marseille (1704-7), réintégré dans les fonctions de P. spirituel en 1707, ministre à Toulon (1709-1710), Recteur et maître des novices à Lyon (1710-1713), Recteur d'Aix (1713-6), Recteur de la Trinité à Lyon (1716-1723), Recteur et maître des novices à Avignon (1723-9), enfin Provincial de Lyon (8 mai 1729-1732), le P. Croiset fut partout un supérieur modèle. Les grandes fatigues de sa longue carrière le forcèrent enfin à prendre du repos à Avignon, où il mourut, le 31 janvier 1738. Cf. Sommervogel, II, 1686. La photographie d'un tableau peint découvert près d'Avignon a été acquise depuis peu par la Collection Hamy.
Crollalanza, Joseph, né à Inspruck, le 10 mars 1727, entra au noviciat, le 9 octobre 1745, et suivit à Ingolstadt le cours de philosophie (1747-1750). Il professa les belles-lettres, puis commença la théologie en 1754, fut ordonné prêtre à la fin de la quatrième et dernière année (1758), fit ensuite son 3e an à Ebersperg et fut envoyé à Soleure comme professeur de philosophie. Plus tard, on lui confia la direction des études de ce collège, et il fil la profession des 4 vœux, le 2 février 1763. Sans négliger les devoirs de sa charge, le P. Crollalanza trouva le temps de se dévouer au service des malades, avec une tendresse qui lui gagna en peu de temps tous les cœurs. Il mourut, le 1er novembre 1779, dans l'exercice de ses anciennes fonctions au collège. Malgré la suppression de l'Institut, la ville n'avait pas voulu consentir à se priver de ses services. Sa mort prit tous les caractères d'un deuil public et sa mémoire demeura si chère aux habitants de Soleure que, vingt ans plus tard, les magistrats de la ville voulurent inscrire aux registres de la municipalité le nom du P. Crollalanza, en lui donnant le titre d'un loyal citoyen. Puis ils érigèrent en son honneur une statue et firent graver son portrait. On lira l'élogieuse inscription placée au bas de la gravure comme du monument. Extrait des Archives de la Province d'Allemagne. Cf. Hamy, 567. — Cette pièce a été acquise en 1891. Il y en a un autre exemplaire dans la collection Desroziers-Cahier, École Sainte-Geneviève à Paris.
Dclpuits (Jean-Baptiste, Bordier), né à Clermont-Ferrand, le 25 mai 1734, entra au noviciat de la province de Toulouse, le 18 décembre 1752. Il professa 6 ans la grammaire ou la rhétorique et suivit, en 1762, la 3e année du cours de théologie. Les édits de Louis XV le forcèrent à entrer dans le clergé séculier. Nommé chanoine de la Collégiale de Saint-Sépulcre à Paris, vicaire général de Conserans, puis d'Angoulême, il eut l'honneur d'être persécuté par la Révolution, et de subir tantôt la prison et tantôt l'exil. De retour en France, il fonda une congrégation de jeunes gens. Le gouvernement impérial en prit om-
brage, accusa l'association d'avoir introduit en France des Brefs de Rome et défendit aux Congréganistes de se réunir (1809). Le P. Bordier Delpuits(que les anciens appelaient communément Delpuits, bien que son vrai nom fût Bordier), est mort à Paris le 15 décembre 1811. Cf. Sommervogel, II, 1788; Hamy, 575.
Denis, Michel, né, le 27 septembre 1729, à Scharding en Bavière, étudia à Passau et entra dans la province d'Autriche au noviciat de Vienne, le 18 octobre 1747. 11 fit sa régence à Gratz et à Clagenfurt, sa théologie à Gratz, son 3° an à Judenbourg, et prêcha au peuple pendant un an à Presbourg. De là, les supérieurs l'envoyèrent au collège ïhérésien de Vienne où il fit sa profession et enseigna les belles-lettres jusqu'en 1773. A cette époque, .Marie-Thérèse lui accorda une pension de 300 florins. Nommé Conseiller Impérial en 1779, puis Inspecteur de la Bibliothèque Garelli, Conservateur de la Bibliothèque de la Cour, enfin Conseiller Aulique en 1791 , Michel Denis vécut en savant, en prêtre et en religieux. Aucun étranger de marque ne se serait permis de quitter la capitale sans prendre congé de lui, tant était grande la considération dont il jouissait. La fin de sa vie fut assombrie par des infirmités, mais le P. Denis les supporta avec patience et mourut à Vienne, le 29 septembre 1800. Cf. Sommervogel, II, 1927-8; Hamy, 576-580. (Le n° 577 est le meilleur.)
Des Billons (François, Joseph Terrasse), né à Chàteau-Neuf-sur-Cher (Cher), le 8 janvier 1711, entra au noviciat, le 15 octobre 1728. (Le P. Sommervogel s'est trompé en écrivant 1727.) Il étudia la philosophie de 1730 à 1733, professa la grammaire pendant 5 ans et la rhétorique pendant 5 ans à Nevers, Bourges, Caen et La Flèche, et fut admis au degré de Profès, le 2 février 1745, à Bourges, tandis qu'il y professait la rhétorique. Après l'édit de proscription de Louis XV, en 1762, il se retira à Mannheim, et l'Électeur de Bavière lui procura, en 1773, une retraite honorable dans son propre palais. Il y mourut, le 17 mars 1789. Cf. Sommervogel, II, 1946; Hamy, 581.
Dubrowski, Joseph, né à Jermet près Raab en Hongrie, le 5 août 1753, entré au noviciat, le 9 octobre 1772, n'avait pas eu le temps d'y prononcer ses premiers vœux, avant la publication du Bref de suppression (1773). Tout en continuant ses propres éludes, il devint précepteur des enfants du comte de Nostitz et plus tard directeur du Séminaire général d'Olmutz. Dans le but de recueillir des documents sur la littérature slave, Dobrowski entreprit plusieurs voyages en Suède, en Bussie et en Italie. Ce fut dans un de ces derniers voyages qu'il fut attaqué à Brunn par la maladie qui l'emporta en peu de jours, le 6 janvier 1829. Cf. de Bâcher, I, 1612; Sommervogel, 111, 109; Hamy, 593-595. Le cliché du n° 593, reproduit, a été acquis depuis peu. Le tableau peint par Kadlik se trouve au musée de Prague et s'aperçoit, dès l'entrée, à une place d'honneur, en face de celui de Bohuslas Balbinus. On le compte parmi les Jésuites, parce qu'il se considéra toujours comme l'un d'eux, bien qu'il n'ait pas porté l'habit plus de 10 mois.
Drt'xel, Jérémie, né à Augsbourg, le 15 août 1581, entra au noviciat de Landsperg, le 27 juillet 1598, fut ordonné prêtre en 1610 et admis à la profession en 1617. Il enseigna la rhétorique pendant plusieurs années et dirigea les études du collège d'Augsbourg pendant i ans. Dès 1615, le prince Électeur, Maximilicn de Bavière, le choisit pour prêcher à la Cour de Munich et le P. Drexel occupa cette chaire pendant 23 années jusqu'au jour de sa mort, 19 avril 1638. Sa voix grêle mais distincte se faisait entendre dans toutes les parties de l'église; une déclamation pleine de feu et de naturel rehaussait encore le mérite réel de ses discours. Aussi la foule s'empressait-elle, pour l'entendre,
de se rendre de bonne heure à l'église, de peur de ne' pas trouver place. D'autre part, les imprimeurs se disputaient l'honneur et l'avantage de publier ses moindres ouvrages. C'est ce qui explique le grand nombre des éditions qui ont paru du vivant même de cet auteur. Cf. de Backer, I, 1655; Sommervogel, III, 181 ; Hamy, 605-612.
Druzbicki, Gaspard, né à Sieradz en Pologne, vers 1589, entra au noviciat, le 24 août 1609, à l'âge de 20 ans. Il professa la théologie, fut Recteur et maître des novices pendant 7 ans et gouverna les collèges de Kalirz, d'Ostrog et de Posen. A deux reprises, le P. Druzbicki fut placé à la tête de la province de Pologne, délégué deux fois à la Congrégation des Procureurs et, deux autres fois, à la 7e et à la 10e Congrégation générale. Auteur ascétique, poète distingué, prédicateur éloquent, il a laissé dans tous ces genres, des ouvrages estimés. Nous remarquons, en particulier, son Meta cordium Cor Jesu à cause de la date de la lr0 édition (1683. Calissi), un an après la mort du P. de la Colombière. Le P. Gaspard Druzbicki est mort à Posen, le 2 avril 1660, et non 1662, comme le dit par erreur le P. de Backer et comme le répète le P. Sommervogel. Cf. de Backer, I, 1661 ; Sommervogel, III, 212-224; Hamy, 613. — Cette estampe acquise depuis peu est assez rare : elle est aussi fort curieuse.
Dnrazzo, Hyppolite, né, le 13 août 1628, à Gênes, entra au noviciat, le 13 août 1655, étant déjà prêtre, et en possession d'une riche prélature conférée par Innocent X. Dès la rentrée des classes, on l'envoya professer la grammaire au collège de Bréra (Milan) de 1655 à 1657, et ensuite la philosophie au même lieu (1657-1663). Il fit la profession des 4 vœux en 1664, remplaça pour un temps le maître des novices, occupa la chaire de droit canon à Gênes et remplit les fonctions de préfet des études. Du mois d'août 1671 à l'année 1674, il devint Recteur du collège et, à la fin de ce triennat, Supérieur de la maison professe de Milan, où il mourut dans la 47e année de son âge, le 24 avril 1675. Patrignani place, par erreur, la date de sa mort en 1671, et se contredit lui-même en le faisant naître en 1628 et mourir dans sa 47° année en 1671. C'est donc bien 1675 qu'il faut lire. D'ailleurs, le rectorat de Gênes, commencé en 1671, dura 3 ans et fut suivi de la nomination du P. Durazzo comme supérieur de la maison professe de Milan (1674), où il mourut le 24 avril suivant. Ainsi, c'est à n'en pas douter 1675. Cf. Sommervogel, III, 301 ; Patrignani; Hamy, 615. — Le cliché de cette gravure a été acquis récemment. Il y a un exemplaire, 22, rue des Fleurs, Toulouse.
Eckhel, Joseph, né à Enzersfeld, le 13 janvier 1737, entra au noviciat d'Autriche à l'âge de 15 ans. Tout en professant les humanités et la rhétorique, il s'initia, sous le professeur Cl. Khell, à la numismatique et à l'archéologie. On résolut de l'envoyer à Rome en 1772 pour lui donner l'occasion de se perfectionner dans ces deux sciences. A son retour, il s'arrêta à Florence et fut chargé de classer le médailler considérable du Grand Duc de Toscane. Le Bref de Clément XIV fut alors publié. Après la suppression, Eckel revint à Vienne, fut nommé conservateur du trésor impérial des monnaies, des pierreries et des antiques, puis professeur d'Antiquité à l'Université. Jusqu'à lui, les médailles étaient rangées par ordre de grandeur, en suivant la nature du métal . Il créa une nouvelle classification, en s'inspirant des méthodes de Buffon et de Linné. Sur la fin de sa vie, le P. Eckhel se fit transporter chez son ami Locatelli et mourut, le 16 mai 1798. Cf. Sommervogel, III, 331-4; de Backer, I, 1704; Hamy, 616. — Un cliché de cette gravure a été acquis récemment.
Escobar de Slendoza, Antoine, né à Valladolid en 1589, entra au noviciat avant d'avoir accompli sa 15e année (1604). Sans éteindre en lui le feu sacré de la poésie, ses études le portèrent surtout à approfondir les mystères de la scolastique et à scruter les solutions de la casuistique. Voltaire s'est chargé de le défendre contre les attaques dont Pascal l'a fait le point de mire dans ses Provinciales : « De bonne foi, est-ce par la satire ingénieuse des Provinciales qu'on doit juger les Jésuites? C'est assurément par Bourdaloue, par le P. Cheminais, par leurs autres prédicateurs, par leur missionnaires. Qu'on mette en parallèle les Lettres Provinciales et les sermons de Bourdaloue, on apprendra dans les premières l'art de la raillerie; celui de présenter les choses les plus indifférentes sous des faces criminelles; celui d'insulter avec éloquence ; on apprendra avec Bourdaloue à être sévère pour soi-même, à être indulgent pour les autres. Je demande alors de quel côté est la vraie morale et lequel des deux livres est utile aux hommes? » (Lettres de Voltaire au P. de la Tour.) Le P. Escobar est mort, le 4 juillet 1669, à Valladolid. Cf. Sommervogel, III, 436-445; de Backer, I, 1744-5; Hamy, 617-624. Le n°617 est le meilleur. Les Jansénistes ont fait graver des caricatures de ce Père.
Ëstrix, Gille, né à Malines,le 5 septembre 1 624, entra au noviciat, le 30 septembre 1641 , et fut envoyé à Borne pour ses études de théologie. De retour dans la province de Flandre- Belgique, il professa d'abord la philosophie pendant 4 ans et la théologie pendant 7 ans à Louvain et remplit dans ce collège les fonctions de préfet des études. Lessius fut un de ses élèves. Le P. Estrix mourut à Borne, le 23 avril 1694. Cf. Sommervogel, III, 466-474 ; de Bâcher, I, 1761 ; Hamy, 626. — Cette gravure est rare et ne se rencontre dans aucune collection connue. Elle fait partie de la galerie des Mechlinois illustres.
Evans, Philippe, né en 1645 ou 1647 dans le Monmouthshire, en Angleterre, entra au noviciat de Watten, à la fin de ses études, le 7 septembre 1665. Dix ans plus tard, ordonné prêtre à Liège, il fut appliqué au collège Saint-François-Xavier, (partie méridionale du pays de Galles), en 1675. Victime de la conjuration de Titus Oates (1679), arrêté dans la maison de Christophe Tuberville de Skere, écuyer, son ami et son protecteur, le P. Évans fut jeté en prison, jugé aux assises de printemps, condamné à mort comme coupable de trahison, en sa qualité de prêtre, et exécuté à Cardiff, le 22 juillet 1679. Cf. Foley, English Records, V, 882 et Collée tanea; Hamy, 627. — Cette pièce a été acquise récemment.
■■"abri, Honoré, né le 5 avril 1607, à Virieux-le-Grand, diocèse de Belley, entra au noviciat d'Avignon, le 9 octobre 1626. Il professa la philosophie et les mathématiques pendant un assez grand nombre d'années au collège de la Trinité à Lyon, et y fut admis à la profession, le 15 février 1643. En 1646, on l'appela à Borne pour remplir les fonctions de grand pénitencier. Il y mourut, le 8 mars 1688. Doué d'une prodigieuse ardeur au travail, le P. Fabri s'est livré à tous les genres d'études. La Bibliothèque de Lyon est riche en manuscrits de cet écrivain distingué. Cf. Sommervogel, III, 511-521 ; de Backer, I, 1782; Hamy, 628, 9. — Un cliché du n" 628 a été acquis depuis peu.
Faille, (Jean, Charles Dclla), né à Anvers, le 1" mars 1597, entra au noviciat, le 12 septembre 1613 et professa les mathématiques avec distinction, d'abord à Louvain, ensuite à Madrid. Il en donna des leçons à l'Infant Don Juan d'Autriche (celui qui perdit la bataille des Dunes), et accompagna ce prince dans ses voyages, à Barcelone, en Sicile et à Naples. Par un diplôme du 19 juin 1642, le roi le nomma Cosmographe Mayor au Conseil des
Indes, et député en la guerre rentre le royaume de Portugal. Le P. Délia Faille mourut à Barcelone, le l novembre 1654. Cf. Sommervogel, III, 529-530; de Bâcher, I, 1785; Hamy, 630, 1 . — La famille Délia Faille est encore représentée de nos jours à Anvers où elle conserve un rang des plus honorables dans les lettres, les sciences et les arts. On sait comment, au xvi1' siècle, un de la Faille se montra bienveillant et généreux pour saint Ignace de Loyola.
Fantîtt, Henri, né à Strasbourg, le 17 février 1800, entra d'abord chez les Trappistes, puis au noviciat de la Compagnie de Jésus, le 7 septembre 1827, et passa la plus grande parlie de sa vie dans les travaux du ministère apostolique. Le P. Fantin est mort à Strasbourg, le 10 janvier 1858. Cf. Sommervogel, III, 540 ; de Bâcher, I, 1789. — Une aquarelle peinte par son frère, artiste de renom, le représente en costume de Trappiste. La collection de Boulogne-sur-mer en possède une copie faite par M"c Élise Prévost, élève de M. Fantin. Cette copie a du mérite et de la valeur.
Faure (Jacques Le), né à Paris vers 1613, entra au noviciat en 1630, et professa la rhétorique à Caen, la philosophie à Bourges, puis à Paris, et enfin la théologie à Bourges. Il s'embarqua pour la Chine et y arriva en 1656. Tour à tour captif et victime des voleurs, et prisonnier des Chinois, le P. Le Faure, une fois libre, consacra les dernières années de sa vie à l'apostolat et fut chargé pendant 5 ans de gouverner la Vice-Province de Chine. Il mourut à Chang-Haï, le 28 janvier 1676, ouïe 5 février, selon le Mercure galant (avril 1682). Cf. Sommervogel, III, 571-2 ; de Bâcher, I, 1803 ; Hamy, 634, 5.
Félix, Célestin, Joseph, né à Neuville-sur-1'Escaut, (Nord), le 28 juin 1810, ne commença pas de très bonne heure ses éludes classiques, mais en revanche ses progrès furent des plus rapides. Il était déjà engagé dans les ordres sacrés et sur le point de recevoir la prêtrise au Grand Séminaire de Cambrai, quand il se présenta au noviciat des Tronchiennes en Belgique. Admis au nombre des novices, le 29 septembre 1837, le P. Félix fut ordonné prêtre et professa la rhétorique au collège de Brugelette, où il soutint la réputation qu'il s'était acquise à Cambrai, puis, en 1850, au collège de la Providence que le P. Achille Guidée venait d'ouvrir à Amiens. Depuis longtemps, les Supérieurs avaient reconnu en lui une aptitude singulière pour la grande prédication, et une merveilleuse puissance de travail. Appelé à l'honneur de prêcher des conférences à Notre-Dame de Paris, il se fit admirer pendant seize ans par de nombreux auditoires. En 1870, nommé supérieur de la Résidence de Nancy, et ensuite de celle de Lille, il continua à paraître dans les principales chaires de France et de l'étranger. Tout son temps libre était consacré à publier ses conférences, discours, sermons et retraites. La maladie seule l'arrêta dans le cours de ses travaux, et après avoir langui pendant quelques mois, il mourut à Lille, le 6 juillet 1891 . Cf. Sommervogel, III, 591-604; de Bâcher, III, 2174 ; Hamy, 630-610.
Feller (François-Xavier de), né à Bruxelles, le 18 août 1735, fit à Reims ses études classiques et entra au noviciat de Tournai, dans la province de Gaule-Belgique, le 28 septembre 1754, à l'âge de 19 ans. Il professa d'abord les humanités à Liège, puis, plus tard, la théologie à Luxembourg, ensuite à Tyrnau, en Hongrie, et revint à Liège où ses Supérieurs voulaient l'appliquer à la prédication. C'est là que la suppression de son Ordre vint le frapper douloureusement dans ses plus chères affections. Il résida pendant 21 ans dans cette ville et y composa la plupart de ses nombreux ouvrages. En 1794, le P. de Feller se retira à Ratisbonne et y mourut, le 23 mai 1802. Cf. Sommervojcl, 111, 606-631 ; de Bâcher, T. III. 7
I, 1820; Carayon, 1 828 ; Hamy, 641-646.— Sur le témoignage de M. le Chanoine N. Henrotte, directeur de l'hôpital de Bavière à Liège, le portrait gravé par N. Jehotte acquis depuis peu est le plus vrai. II est aussi le meilleur.
Fenwick. Cf. Caldœcll.
I,Vrt(L*-Seniicetei,!,e (Louis, Joseph de lai, né à Paris, le 2 janvier 1653, entré au noviciat, le 13 juillet 1076, étudia la philosophie pendant deux ans (1678-1680). Dispensé du cours de régence, à cause de son peu de santé et sans doute aussi de son âge, il fut appliqué à la théologie de 1680 à 1684, passa un an à Rouen pour sa 3e probation, et professa la philosophie pendant 4 ans 1685-9, dont une année à Caen, 1687-8. Dès lors, pendant tout le reste de sa vie, le P. de la Ferté fut appliqué à la prédication. En 1703 et en 1709, il faisait partie de la Maison Professe de Paris et depuis 1723, jusqu'à sa mort, il résida à La Flèche. Le P. de la Ferté avait été admis à la Profession, le 2 février 1603. Il mourut à La Flèche, le 7 mai 1732. Cf. Sommervogel, III, 702; de Bâcher, I, 1849; Hamy, 651.
Fcrus, Georges, né en 1585, à Bischofteinilz (Bohème), entra au noviciat en 1602, et professa successivement les humanités, la philosophie, la théologie morale et la controverse. Il fut Recteur du collège d'Iglau, revint ensuite à Prague et y occupa, pendant 20 ans, la chaire de l'église Saint-Sauveur du collège Saint-Clément. Le P. Férus est mort à Brzeznilz, le 21 janvier 1659. Cf. Sommervogel , III, 702-7; de Bâcher, I, IS50 ; Hamy, 653.
Finacclaio, Antoine, né en 1668 à Francavilla,est mort en 1745. Cf. Carayon, 1834. Le portrait se trouve dans sa vie par le P. Côllraro. (Cf. Sommervogel, II, col. 1332, n° 4 où le P. Finacchio est appelé Finocchio.) Il a été gravé par N. d'Oratii; il mesure 148mm sur 116. — Celte estampe a été acquise récemment pour la collection Hamy.
JFineitfâ, François, né à Voghera, le 1" avril 1762, était chanoine de Ferrare, quand le Pape Pie VII rétablit la Compagnie de Jésus dans le monde entier en 1814.11 renonça à son canonicat et entra, le 14 novembre, au noviciat de Saint-André à Rome. Ses premiers sermons révélèrent bientôt en lui un prédicateur à la fois puissant et populaire. Aussi ne tarda-t-il pas à paraître avec avantage dans la plupart des grandes chaires d'Italie. Ensuite il professa au collège romain le cours d'éloquence sacrée, fut nommé Recteur de cet établissement, puis Supérieur de la Maison Professe à Rome et enfin Assistant d'Italie. Mais cette dernière charge ne l'empêcha pas de se faire entendre de nouveau au Gesù. Enfin frappé d'un mal subit, au cours d'un sermon, il mourut peu après, à Rome, le 13 avril 1842. Cf. Sommervogel, III, 740-6 ; de Bâcher, 1, 1867; Hamy, 65 i. — Celle gravure fait actuellement partie de la collection Hamy.
EKischer, Jérémie, né en 1598, à Krummau en Silésie, entra au noviciat dans la province de Bohême, le 9 septembre 1615. Tandis qu'il professait à Gratz en 1623, il fut subitement guéri de la peste à la suite d'une prière fervente à la Très Sainte Vierge. A la fin de sa 3° année de probation, on lui donna l'emploi de ministre au collège Saint-Clément de Prague. Le P. Fischer devint bientôt Recteur de Grossglogau, vers 1633. L'année suivante, la ville fut assiégée. Au plus fort du danger, après avoir mis en lieu de sûreté toute sa Communauté, le Recteur tenta, lui aussi, de s'enfuir avec le P. Daniel Sander et un frère coadjuteur. Déjà les fugitifs touchaient à un bois voisin de l'Oder, quand un des soldats lancés à leur poursuite tua d'un coup d'arquebuse le P. Fischer, le 23 mai 1634. Le P. Sander et son compagnon obtinrent la vie sauve sur la promesse d'une rançon.
Cf. Bombardi, S. J. Undecim Gncccnscs. Le portrait s'y trouve. Il a été acquis pour la collection Hamy.
Fitter, Adam, né à Hrussovid en Hongrie, le 8 février 1679, se convertit au catholicisme, après avoir été témoin de la guérison d'un possédé, et s'enfuit de la maison paternelle, pour faire ses éludes au collège de Tyrnau. Le 28 octobre 1096, il entra au noviciat. Sa formation terminée; on l'admit à la profession et on lui fit enseigner la philosophie, puis la théologie. Le P. Filter gouverna les collèges de Klagenfurt et de Kaschau, et ensuite, l'Universilé de Tyrnau. Nommé par un édit royal gouverneur de l'Église de Transylvanie (rite grec), il convoqua un synode et fit voter à l'unanimité par les membres de cette assemblée les plus sages résolutions. A sa voix, 400 prêtres rentrèrent dans le sein de l'Église catholique. Son administration, dont la durée avait à peine dépassé un an, lui avait gagné tous les cœurs. Aussi voulut-on le faire sacrer évêque. Le P. Fitter préféra se retirer au pensionnat de Tyrnau ; on le chargea de le gouverner et il y mourut, le 11 novembre 1742. Cf. de Backer, I, 1873 ; Carayon, 301, 1835. Le portrait gravé par F. L. Schmitner a été acquis pour la collection Hamy.
Fontaine (Jacques de la), né à Bergues Saint-Winoc, le 28 février 1650, entra au noviciat de Malines, le 12 janvier 1668. Ses études terminées, on lui confia une chaire de théologie, et l'archevêque de Malines le choisit pour confesseur. La constitution Unigenitus eut en lui un ardent défenseur. Aussi a-t-on écrit au bas de l'un de ses portraits ces mots : « bene mentit ecclesix, » il a bien mérité de l'Église. Le P. J. de la Fontaine mourut à Rome, le 18 février 1728. Cf. Sommervogel, III, 843-8 ; de Backer, I, 1904. Le portrait peint se trouvait au Gesù de Rome jusqu'en 1870. Dans le pillage de cette maison, 20 septembre, à l'entrée des Piémontais, il fut volé avec une foule d'autres et vendu à vil prix. Le P. Jones alors provincial d'Angleterre le racheta et le céda à Saint Stanislaus' Collège, Beaumont, Old Windsor. Une copie de cette toile se trouve à l'école libre Notre-Dame de Mongré, Villefranche, (Rhône).
Forer, Laurent, né à Lucerne, en 1580, entra au noviciat à l'âge de 20 ans. Il professa d'abord les humanités et, plus tard, la philosophie et la théologie. Soit comme écrivain, soit comme orateur, le P. Forer s'est rendu redoutable aux hérétiques d'Allemagne par la puissante dialectique de ses controverses. Tour à tour chancelier de l'Université de Dillingen, Recteur du Collège de Lucerne, confesseur de l'Évêque d'Augsbourg pendant 27 ans, il passa le reste de sa vie à Ralisbonne et y mourut, le 7 janvier 1659. Cf. Sommervogel, III, 858-876; de Backer, 1, 1917 ; Hamy, 655.
Forment!, Marc, Vigile, né à Riva (Tyrol), le 5 février 1687, fut admis au noviciat de Saint-André à Rome, le 3 mai 1704, et prononça ses premiers vœux, le 3 mai 1706. Il professa la grammaire à Ancône, puis à Macerata, et commença la théologie à Rome en 1711, tout en remplissant l'office de surveillant au Séminaire Romain. A la fin de ses études, on l'envoya au collège de Prato, puis en 1717, au 3e an de Florence. Mais comme il n'y arrivait qu'en février, il dut faire seul sa grande retraite. Sienne, Montepulciano, Livourne et Pistoie eurent l'avantage de le posséder, tantôt comme professeur de philosophie, et tantôt comme casuiste. En 1722, on lui confia le gouvernement du collège de Terni, et, en 1725, celui d'Ancône. La maladie le força de quitter son poste, dans l'espoir que l'air de Fabriano le rappellerait à la santé. Le P. Formenti y mourut, le 28 février 1729. Cf. Galluzzi. Vitadel P. M. V. Formenti... Borna 1730. Bossi. 4. Portrait. Le n° 657 de
l'Essai sur l'Iconogr. fait double emploi. La gravure de Grandi est celle du livre cité plus haut. Cf. A. Hamy, 656.
Francise*! (Jean-Baptiste de), né à Palerme, le 15 juillet 1699, entra au noviciat de sa ville natale, le 1 1 octobre 1714, fut ordonné prêtre l'an 1721, et enfin admis à la profession, le 15 août 1732. 11 professa la philosophie et fut employé, peu après et pour toute sa vie, au ministère des missions. Ouvrier plein de zèle, le P. de Francisci obtint les plus grands succès. Transporté de Renda àModica, h la suite d'une attaque de paralysie générale, il mourut entre les bras de ses' frères, le 13 juillet 1757, laissant après lui la réputation d'un homme éminent en toutes sortes de vertus. La province de Sicile le considère comme un de ses plus illustres enfants. Cf. de Guilhcrmy, Ménaiogè d'Italie, ; Hamy, 661-2. Le portrait reproduit est celui de la bibliothèque de Louvain, dont le R. P. Lorlberg a gracieusement mis un cliché à notre disposition.
(-.M-tano, Octave, né à Syracuse, le 22 avril 1566, entra au noviciat de Messine, le 10 mars ou le 20 mai 1582. Dès qu'il fut ordonné prêtre, on l'appliqua au ministère apostolique. Dans la suite, les supérieurs de la province lui confièrent le gouvernement des principaux collèges de Sicile. Le P. Octave Gaetano mourut à Païenne, le 8 mars 1020. Cf. Sommervogél, III, 1086-9; de Bâcher, I, 1002, à l'article Cajétan Octave. Le portrait récemment acquis pour la collection Hamy adopte l'orthographe Gaetano. Cette gravure est signée par C. Biondi; la planche mesure 136mmsur 123. Patrignani termine sa notice (mars p. 56-58) par l'indication du portrait qu'il dit avoir été gravé sur l'ordre des supérieurs.
Gaillard, Honoré, né à Aix-en-Provence, le 9 mars ou novembre 1641, entra au noviciat d'Avignon, le 5 novembre 1656, étudia deux ans la philosophie, et professa la 5e, la 4e la 3e et la 2e puis la rhétorique pendant 3 ans dans la province -de Lyon. Il fut envoyé à Paris pour y suivre le cours de théologie du collège Louis-le-Grand et ensuite admis à la profession, le 2 février 1675. Vers le même temps, l'éducation de Louis de la Tour de Bouillon, prince de Turenne lui était confiée comme le fut plus tard celle de ses frères, Emmanuel duc d'Albret, Frédéric Jules prince d'Auvergne, et Henri Louis comte d'Evreux. Le catalogue de 1680-1 nous montre que le P. Gaillard habitait alors le pensionnat. De 1718 à 1721, il fut Recteur de Louis-le-Grand. D'après un court résumé de sa vie, fait en 1723, il avait alors prêché pendant 39 ans, rempli 3 ans les fonctions de Recteur, puis 2 ans celle de Supérieur de la Maison Professe et pendant \ ans celle de confesseur de la reine d'Angleterre (Marie-Béatrice d'Esté) jusqu'à la mort de cette princesse. Le P. Gaillard mourut à la Maison Professe de Paris, le H juin 1727. Cf. de Bâcher, I, 1998; Hamy, 064.
Calfo, Antoine, Marie, né à Modica, en Sicile, le 13 août 1740, entra au noviciat, le 20 décembre 1756. Il professa la grammaire à Palerme et les humanités à Messine. Le P. Galfo mourut {probablement k Rome) en 1805. Mais le jour et le mois ne sont pas connus. Cf. Sommervogél, 111,1110-1. Extrait de notes mss. communiquées. Le portrait gravé par C. Biondi a été acquis récemment.
Galluxxi, Marie, François, né, le 9 janvier 1071, cà Florence, entra au noviciat de Rome, le 24 mai 1688. Quand il eut terminé son cours de régence et ses études, on l'appliqua aux ministères apostoliques les moins fatigants, à cause delà délicatesse de sa santé. Pendant 12 ans, il donna ses.soins à la congrégation érigée dans la chapelle de Saint-Fran-
çois Xavier au Collège Romain. Sa direction au saint tribunal était très recherchée : les malades ou les moribonds l'appelaient avec empressement et parfois il lui arriva de ne pouvoir prendre, même la nuit, un seul moment de repos. Aussi paraît-il bien étrange qu'il ait pu composer tant d'ouvrages ! Son zèle lui mérita le nom A1 Apôtre de Rome et Clément XII l'appelle « virum divinise glorim et animarum salutis studiosissimum. » A' la nouvelle de la maladie qui devait l'emporter, Rome fut plongée dans la tristesse et Vannonce du danger auquel il était exposé mit le comble à l'émotion générale. 11 rendit le dernier soupir, le 7 septembre 1731. Cf. Sommervogel, III, 1135-H41 ; de Backer, I, 2012 ; Hamy, 665-6. Le cliché du n° 665 est dans la colleclton Hamy.
Garnett, Henry, né, en 1555, à Notlingham, d'un père protestant et d'une mère catholique, se convertit, au sortir de l'école de Winchester, renonça au droit qu'il avait acquis d'entrer avec une bourse à l'Université d'Oxford, passa en Espagne, puis à Rome, et fut admis dans l'Institut, le 11 septembre 1575. A la fin de son noviciat, on l'appliqua sans retard aux études. Parmi ses professeurs, il eut la bonne fortune de compter des maîtres tels que Bellarmin, Suarez et Clavius. Lui-même se fit connaître par des qualités assez brillantes pour obtenir l'honneur d'occuper au collège romain la chaire d'hébreu et celle de mathématiques. Son cœur aspirait à une toute autre gloire, celle de verser son sang, après s'être dévoué à la conversion de sa patrie. Enfin, le 8 mai, 1586, ses supérieurs l'envoyèrent en Angleterre, en compagnie du P. Robert Southwell, et le chargèrent de gouverner la mission, office dont il s'acquitta pendant 18 ans, à la satisfaction générale (1587-1605). Dans l'intervalle, il prononça les vœux de profès, le 8 mai 1598. En 1605, à la suite delà conspiration des poudres, le P. Henry Garnett fut arrêté avec le P. Oldcorne et les FF. Owen et Ashley, jeté dans les cachots de la Tour de Londres, accusé de haute trabison, condamné à mort et exécuté avec ses compagnons, dans le cimetière de Saint- Paul, le 3 mai 1 606. Cf. Sommervogel, III, 1 226-7 ; de Backer, I, 2039-2040 ; Hamy, 667-671 . L'estampe de JeanWierx est rare.
Garnett (Le Vénérable), Tbomas, né à Londres, en 1574, et neveu du P. Henry Garnett, fit ses classes à St-Omer,et alla étudier la philosophie, puis la théologie au séminaire de St-Alban à Valladolid. Il y fut ordonné prêtre vers 1604. De là le P. Thomas Garnett se rendit en Angleterre et sollicita de son oncle son admission dans la Compagnie de Jésus. Mais sur le point de s'embarquer pour se rendre à Louvain, il fut arrêté, jeté en prison et condamné à l'exil avec 46 autres prêtres. Le noviciat se trouvait a St-Jean de Louvain, en 1607, quand le nouveau candidat y arriva au mois de février. On lui compta son temps de prison comme une épreuve suffisante. En conséquence, il fit ses vœux le 2 juillet suivant et retourna en Angleterre. Il se trouva un prêtre apostat du nom deRouse pour le dénoncer. Le P. Thomas Garnett fut arrêté, jugé, condamné comme prêtre et pendu à Tyburn, le 23 juin 1608. Cf. Folejj : English Records et Collectanea. — Son portrait se trouve au séminaire Anglais de Valladolid.
Garnier, Jean, né à Paris, le 11 novembre 1612, entra au noviciat, le 15 octobre 1628. Sur les 53 années de sa vie en religion, 40 furent consacrées à professer les humanités, la philosophie et la théologie. Ses écrits rendent témoignage à la profondeur de son savoir. De son temps, on le considérait comme un des hommes les plus instruits de toute la France. Le P. Garnier se rendait à Rome en qualité de député pour élire le successeur du P. Oliva, quand il tomba malade à Bologne et y mourut, le 26 octobre 1681.
Cf. Sommervogel, III, 1228-1232 : de Bâcher, I, 2049 ; Carayon, 1856; //wwy, 674-670.
Gawen, Jean, né à Londres, en 1 6i0, fit ses études à St-Omep et entra au noviciat de Watten, le 7 septembre 1060. Il suivit les cours de philosophie à Liège et de théologie à Rome. Sa formation achevée, on l'envoya en Angleterre, dans le collège de St-Chad (Staffordshire) et Walverhampton" devint le centre de son district. Le P. Gawen était un bon prédicateur remarquable par la solidité de ses instructions et sa belle diction servie par une voix d'une grande douceur. Aussi l'avait-on surnommé la « trompette d'argent». Le travail de ce missionnaire se poursuivit pendant 6 ans avec un réel succès, comme on peut en juger par le grand nombre d'hérétiques ramenés par lui à la vraie foi. On venait de l'admettre au degré de Profès, le 4 août 1698, quand la persécution suscitée par Titus Oales l'atteignit dans l'instant où il allait passer dans les Flandres. Arrêté, jugé et condamné à mort, le P. Gawen fut exécuté âTyburn avec î autres PP., le 30 juin 1679. Cf. Sommervogel, III, 1293; Foley : Efiglish Records, V ', 154; Hamy, 677. Cette pièce fait aujourd'hui partie de la collection Hamy.
Gîannetftasio, Nicolas, Partenio, né à Naples, le 5 mars 1648, entra au noviciat, le 7 septembre 1666, parcourut tous les degrés de la régence de la 5e à la rhétorique, devint plus tard professeur de philosophie dans un collège de Calabre et ensuite de mathématiques au collegium maximum de Naples. Au milieu des travaux que cette dernière chaire surtout exigeait de lui, et malgré la faiblesse d'une santé toujours chancelante, il ne cessa de cultiver la poésie latine pour laquelle il avait montré de bonne heure des dispositions et du goût. Ce savant religieux mourut à Massa, le 14 septembre 1715. Cf. Sommervogel, III, 1386-1390 ; de Bâcher, I, 21 12. — La collection Hamy possède le cliché de son portrait gravé. La gravure est au cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale à Paris, Recueils des portraits. On y lit : To. XXXVIII elTav. IV, p. 270. La pièce est signée par Zucchi.
Giaitini, Jean-Baptiste, né à Palerme, en 1601, entra au noviciat l'an 1615. 11 termina son coui's de régence en professant la rhétorique. Plus lard, on l'envoya à Rome où il occupa la chaire de mathématiques, ensuite celle de philosophie et enfin celle de théologie. Loin de dédaigner les travaux manuels, le P. Giattini s'était appliqué à devenir bon horloger pour trouver dans cette occupation une sorte de repos, au milieu de pénibles éludes : car outre les sciences qu'il eut à professer, ce savant religieux avait acquis une grande connaissance de l'hébreu, du chaldéen, du syriaque et de l'arabe. Il mourut à Rome le 19 novembre 1672. Cf. Sommervogel, III, 1394-1400; de Rucher, I, 2112-0. Le portrait gravé par un anonyme se trouve actuellement dans la collection Hamy.
Càîrard, Antoine, né à Corbigny (Nièvre) en 1003, entra au noviciat, le 7 septembre 1021. Tout ce que l'on sait de lui jusqu'ici se borne à peu de chose. En 1625-6, il fil h La Flèche sa I' année de philosophie. D'après le catalogue 1660-1, il était au collège de Clermont (depuis Louis-le-Gçand) à Paris où son office étail celui d'écrivain et de confesseur des écoliers. A partir de 1676,'il résidai! à La Flèche où il mourut, le 15 décembre 1679. Extrait de notes mss. communiquées. — Le portrait menlionne seulement Pater Girard. Cf. Hamy, 68*2. La pièce se trouve actuellement dans la collection Hamy.
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