Galeries historiques du Palais de Versailles
La Convcntioa nationaie venait de finir sa redoutable dictature (%6 octobre 1795). Avant de se dissoudre,
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elle avait piouiulguéla constitution dite de l'an lu, qui ^artagQail la puissance publique entre deux coiiseib lé- ^i^tifs et un directoire exécutif, composé de cinq memlves. Assaillie aux derniers jours de son existence par les sections insurgées de Paris , qui Taccusaîent de vouloir, sous un autie nom, perpétuer au sein des deux ronseiU son odieuse existence , elle avait repoussé victolieusement leur attaque, et la journée du^iS vendémiaire (5 octobre) avait assuré le tranquille établissement do la nouvelle forme du gouvernement républicain. Ën même temps celte journée avait mis en lumière un homme à peine connu jusqu'alors par quelques services . subalternes rendus au siège de Toulon et dans la guerre des Alpes. Bonaparte , pour prix de l'assistance qu'il avait prêtée à l'autorité expuante de la Convention nationale, reçut du Directoire le conunandement de l'armée dltalie. Ainsi s*ouviit devant lui Timmc^pse carrière de puissance et de gloire qu*il devait parcourir.
Jusque-U les armées fraiirai^os , dans une incertaine et lente offensive, s'étaient arrêtées au pied des Alpes : nous allons les voir courir du rapide pas de la conquête.
« Le général en chef arriva & Nice le i 7 mars; ses premiers moments furent consacrés à pourvoir aux besoins qui auraient pu nuire à ses opérations, et à prendre connaissance de l'état de ses troupes, ainsi que des positions ennemies* Portant un œil sévère sur les administrations, il leur imprima bientôt toute son activité, assura les différents services, et, secondé pai' le zèle et le crédit d'un banquier fournisseur, parvint à fiadre payer
aux troupes un à-compte sur leur solde, qui ranima bientôt leur confiance, et les atlacha irrévocablemeol au chef qui savait améliorer leur aort ^. »
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