‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 104 sur 141 · COMBAT D'EYLAU. — 7 FÉVRIER · texte numérisé non relu

COMBAT D'EYLAU. — 7 FÉVRIER

ATTAQDB OU aMBTIBRS.

Aquarelle par 5tMio« Koftx. — i836.

« Le 6 lévrier au matin Tannée se met en marche pour suivre Tannée russe et prussienne combinée; le

grand -duc de Berg avee le corps du maréchal Soult sm Landsberg, le corps du maréchal Davoust sur Heilsberg , celui du maréchal Ney sur Worendit , pour empêcher le corps coupé è Deppen de s'élever.

« Le 7, à la pointe du jour, Tavant-garde française se mit en marche, et rencontra Tarrière-garde de 1 armée

* Quarantî^ne Bulletin de 1» gnnde armée.

combinée^itre le bois et la petite ville d'Ëylau. Plosieun régiments de chaMeuis à pied ennemis qui la défendaient

furent chai*gés et en partie pris. On ne tarda pas à arriver à Eylau et à reconnaître que i' ennemi était en position denière cette ville, à un quart de lieue de ia petite ville de Preussîch-£ylau ^ »

DCCCCLXfV.

BATAILLE OEYLAU.— 8 FÉVRIER 1807.

AqiMMdk ptrSiMioa Poet. — td36.

(( A la pointe du jour les armées combinées, russe et prussienne, commencèrent Tattaque par une vive canonnade sur la vâie d*EyIau et sur la division Saint-Hilaire. L'empereur sepoi ta a la position de Téglise, que l'ennemi avait tant défendue la veille. Il fit avancer le corps du maréchal Augereau, et fit canonnerle monticule par quarante pièces d^artillerie de sa gardé. Une épouvantable canonnade s'engagea de part et d'autre.

tt Trois cents bouciieâ à ieu ont vomi la moit pendant douse heures. La neige » qui plusieurs feis dans la journée obscurcissait le temps, retardait aussi la marche et l'ensemble des colonnes... La victoire, longtemps incertaiue , iùt décidée et gagnée lorsque le maréchal Davoust déboucha sur le plateau , et déborda l'ennemi , qui, après avoir fiiit de vains efforts pour le reprendre, battit en retraite. Au même moment le corps du mai^hai Ney

* Cii»|naiilc4eptième fiuUctin de la grande arméa.

DU PÀLA15 DË VERSAILLES. 319

débouchait par AltorfF sur la gauche , et poussait devant lui le reste de la coioime prussienne échappée au combat de Deppen.

« Le maréchal Augereau a été blessé d'une bafle. Les

généraux Desjaidins, ilcndcl et Lochet ont été blessés. Le général Corbineau a été enlevé par un boulet. Le colonel Laeuée , du soîxante-troisièine, et le colonel Lemarroîs, du quarante-troisième , ont été tués par des boulets. Le colonel Bouvières, du onzième régiment de dragons , n'a pas survécu à ses blessures. Tous sont morts avec gloire. Notre perte se monte euctement à dix-neuf cents morts et à cinq miile sept cènts blessés, parmi lesquels un millier, qui le sont grièvement , seront hors de service.

tt Ainsi leApédition offensive des armées combinées, qui avait pour but de se porter sur Thorn en débordant la gauche de la grande armée, leur a été funeste. Douie à quinze mille prisonniers, autant d'hommes hors de combat, dix-huit drapeaux, quarante-cinq pièces de ca- ' non sont les trophées trop chèrement payés sans doute par le sang de tant de braves ^ »

DCCCCLXV.

NAIOLÉON SUR LE r.H\MP DE BATAILLE DEÏLAU. —

9 KEVHlEli 1807.

Maviaiu* (<fAp(é« Gxos). — iSio.

Le lendemain de la bataille d'Ëylau, le 9 février à midi, Tempereur passa en revue plusieurs divisions, et

' Cinquante-huitième Bulletin de la grande armée.

520 GAL£iaEb HISTORIQUËS

parcourut toutes les positions que les deux années avaient

occupées la veille. Napoléon était accompagné du gi tinl duc de Berg, du prince de Neufchâtel, des maréchaux Davoust, Soult, Besaières, et de M. Percy, chirui^eo en chef. La campagne était couverte d*une neige épaisse. L'empereur fit donner des sccoui's aux Russes blessés; un jeune chasseui* lithuanien lui en témoigna sa reconnaissance.

DCCCCLXVL

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